• Miraculous : fanfictions

  • Chapitre 1

    Marinette/Ladybug :

    Je fouille dans mes affaires depuis des heures dans l'espoir de trouver l'idéale. Je suis même allée voir dans l'armoire de maman et rien ne me convenait. Désespérée, je prends mon téléphone et compose le numéro d'Alya.

    « Faut que tu m'aide Alya. Je n'arrive pas à trouver une seule tenue qui me convienne et pourtant j'ai cherché dans toute la maison et même dans les affaires de maman ! »

    «  Ne me dis pas que t'es encore en train de chercher une tenue pour l'anniversaire d'Adrien ! »

    «  J'arrêtrai que lorsque j'aurai trouvé la tenue parfaite. »

    « Tu sais quoi ? Je viendrai chez toi cet après-midi pour t'aider à t'en déterrer une de tenue. Je ne peux pas te laisser te fatiguer à chercher une pauvre robe ! »

    Je m'exclame : « Merci t'es trop géniale ! »

    Je raccroche et allume la télévision le temps de patienter jusqu'au déjeuner. Nadia Chamack, la célèbre présentatrice télé est à l'antenne.

    « Le Grand Paris est encore une fois le lieu d'une attaque d'un nouveau super-vilain ! Nous espérons que nos héros Ladybug et Chat Noir ne tarderont pas à faire leur apparition. » : annonce-t-elle.

    Je fais aussitôt appelle à Tikki en entendant la nouvelle et l'ordonne de me transformer. Mon kwami se dématérialise à mon signal et intègre mes boucles d'oreilles magiques. Je me recouvre d'un costume en matière indestructible rouge à pois noir et un yoyo similaire apparaît sur ma taille. Devenue Ladybug, je m'élance dans les hauteurs de Paris grâce à mon yoyo magique. J'aperçois à quelques mètres plus loin le vaste bâtiment de l'hôtel de ville et plane jusqu'au lieu du combat.

    « T'en as mis du temps à venir ! T'as décidé de prendre ta retraite ou quoi ? » : plaisante Chat Noir.

    « Tu crois vraiment que c'est le moment de plaisanter ? On a une ville à sauver là ! » : dis-je.

    «  Tiens ! Mais regardez qui voilà  ! Ladybug ! Je dois dire que je commençais à m'ennuyer avec le chat.  »

    Maman ?! Mais comment est-ce possible ? Je n'arrive pas à croire que ma propre mère s'est fait akumatiser. Elle qui est toujours si positive.

    «  Ladybug qu'est-ce que tu fais figée ?  » : me demande Chat Noir.

    «  Cette fois le Papillon est allé trop loin !  »

    Je me dirige vers la super-vilaine en ne laissant pas à Chat Noir l'occasion de comprendre ma réaction.

    «  Mam  ! Euh... Mlle. Peinture  ! Attends  !  »

    «  Tu ne m'attraperas jamais Ladybug  !  »

    A ces mots, celle-ci remplit le béton du sol avec de la peinture bleue glissante semblable à de l'eau à l'aide d'un immense ballon contenant une grande quantité de peinture. Je trébuche et tombe à terre. Une mystérieuse voix se fait entendre.

    «  Mlle. Peinture le moment est venu de prendre le Miraculous de Ladybug.  »  : affirme la profonde voix.

    «  C'est d'accord Papillon  !  »  : répond la vilaine.

    Celle-ci court à toute vitesse en ma direction et s'apprête à se jeter sur moi quand Chat Noir intervient.

    «  Eh Miss Peinture  ! Ça te dirais de peindre un tableau de moi  ? Je suis le plus beau chat de Paris.  »  : ajoute-il avec fierté.

    L'akuamtisée se dirige vers mon partenaire en ne se doutant pas qu'il s'agit d'une diversion. Je profite de cette distraction pour lancer mon pouvoir de création nommé Lucky Charm. Un arc et quelques flèches apparaissent. Surprise, je cherche à savoir à quoi me servirait un tel objet. Je scrute le décor et trouve la résolution à mon problème.

    «  Chat Noir  ! Retiens-la le plus longtemps possible en lui tenant les bras. Mais fais en sorte qu'elle ait toujours son ballon dans la main.  »  : dis-je.

    Je prends mon arc et une flèche et tire en direction du ballon de peinture. Oh non  ! Je viens de rater mon premier tire  ! Je n'ai plus que deux flèches à ma disposition. Raté  ! Il ne me reste qu'une flèche.

    «  Tu pourrais te dépêcher ma Lady  ?  »  : me crie Chat Noir.

    Je tente de tirer la seule flèche qui est disponible sous pression. Je remarque le ballon de la super-vilaine se dégonfler en renversant la peinture qui était à l'intérieur. Un papillon noir s'échappe de l'objet. Je purifie l'akuma qui est devenu un magnifique papillon blanc qui s'envole.

    «  Que m'est-il arrivé  ?  »  : se demande la victime qui a tout oublié.

    Je lui demande inquiète  : «  Est-ce que tout va bien ma... euh  ! Madame.  » 

    «  Euh... oui je vais bien mais qu'est-ce que je fais ici  ?  »

    Je la rassure  : «  Disons que c'est une longue histoire. Mais c'est terminé. Vous allez pouvoir rentrer chez vous en toute tranquillité.  »

    «  Merci Ladybug.  »

    Je salue Chat Noir et me rend chez moi. La sonnette de la porte retentit dès mon arrivée. Je me détransforme en vitesse et descends. J'accueille Alya avec joie et me précipite de l’emmener dans ma chambre sans lui laisser l'occasion de saluer mes parents.

    Je m'exclame : «  Tant n'as mis du temps Alya ! T'as reçu mes messages au moins ?  »

    « Parfaitement Marinette Dupain-Cheng. J'ai reçu tes 42 messages qui avaient tous excactement le même sens. »

    «  Tu ne peux pas comprendre combien c'est important pour moi de bien me présenter devant Adrien ! »

    «  Je sais. Et c'est justement pour ça qu'on va au centre commercial maintenant.  »  : dit-elle.

    Alya et moi avions prévu d'aller au centre commercial pour trouver la tenue qui m'irait le mieux. Nous sortons et prenons le bus. Nous descendons au centre-ville après un court trajet.

    «  Eh regarde cette papeterie  !  »  : s'exclame Alya en m'indiquant une librairie vendant des journaux concernant Ladybug et Chat Noir.

    «  T'as vu ce journal  ?! Et ce poster  ! Ils sont trop cool  ! Si on allait faire un tour dans cette boutique  ?  »  : me demande-t-elle.

    «  Je ne sais pas si on a le temps là. N'oublie pas qu'on est ici pour me trouver une robe pour l'anniversaire d'Adrien  !  »

    Mais je connais Alya. Celle-ci devient complètement folle quand il s'agit de Ladybug. Je la suit jusqu'au magasin. Nous passons au moins quinze minutes dans la papeterie. Alya admire chaque journal et poster des deux super-héros et ne cesse de se poser deux minutes sur chacun d'entre eux.

    «  Alya t'as fini de choisir ? Je te signale que t'as déjà fait trois tours du magasin sans te décider !  »  : dis-je en ne pouvant plus continuer à m'ennuyer.

    «  Mais on vient juste d'arriver !  » : réplique-t-elle.

    Je lui réponds  : «  Ça fait trois fois que tu dis ça ! On s'en va maintenant. Autrement on n'aura plus le temps d'acheter ma robe.  »

    «  D'accord si t'insistes. Mais je vais quand même prendre ces deux journaux et ce poster pour ma chambre.  »

    Nous montons directement au deuxième étage où se situent les magasins de vêtements. Alya me donne un leger coup de coude.

    «  Marinette regarde là-bas  !  »

    «  Chloé  ?! Mais qu'est-ce qu'elle fait ici elle  ?  »  : dis-je.

    «  Je crois qu'elle aussi est venue s'acheter une robe pour l'anniversaire d'Adrien. Et pas dans n'importe quelle boutique.  »

    « Ça ne veut pas dire qu'elle achète une robe chez Gabriel que sa tenue sera forcément la plus belle.  »

    «  Tu ne serais pas un peu jalouse car tu ne peux pas t'acheter une robe dans une telle boutique Marinette  ?  »  : me demande Alya malicieusement.

    «  Quoi  ? Moi jalouse de Chloé  ? Jamais de la vie. Et puis je n'ai pas besoin d'une robe de la marque Gabriel pour plaire à Adrien.  »

    «  Tiens  ! Mais regardez qui c'est  ! Marinette Dupain-Cheng  !  »  : dit Chloé avec le sourcil levé. Ce que j'ai toujours trouvé agaçant.

    «  Je peux savoir ce que tu fais ici  ?!  »

    «  Ça ne se voit pas  ? On est venues pour acheter une robe pour Marinette.  »  : répond Alya.

    «  Ah je vois  ! Vous allez vous prendre des robes à bas prix pour l'anniversaire d'Adrien n'est-ce pas  ? Alors que moi je porterai une magnifique robe de chez Gabriel. La meilleure marque de vêtements de tout Paris. Et Adrien sera fou de moi  !  » 

    Après quoi elle retourne ses talons et s'en va en ricanant.

    Je m'exclame  : «  Non mais t'as entendu ça  ?! Elle se prend pour la Reine de la Beauté  !  »

    «  Du calme Marinette  ! Elle fait ça pour te rendre jalouse ! De toute façon Adrien n'a jamais aimé les filles trop sûres d'elles.  »

    «  Et qu'est-ce que t'en sais ?  »

    Nous nous dirigeons vers la boutique Gabriel histoire de voir si au moins une robe a un prix baissé. A notre grande déception, aucune robe n'est à moins de 130€. Nous venons de passer les portes de toutes les boutiques vestimentaires de l'étage. Malheureusement, aucun vendeur ne possède ce dont j'ai envie.

    «  Alya qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Je n'ai aucune robe pour l'anniversaire d'Adrien !  »

    Mon amie tente de me réconforter : « Ce n'est pas si grave que ça Marinette ! Tu pourras t'en coudre une de robe. C'est mieux que d'en acheter en magasin. Et je t'assure qu'Adrien appréciera plus si tu la crée toi-même ta tenue ! »

    Je me sens soudain d'humeur plus positive et me dis pour la millième fois qu'Alya est la meilleure des amies. Après son départ, je me mets à dessiner toutes sortes de tenues dans mon carnet de croquis. Chacune sont plus réalistes que les autres selon Tikki mais elles ne sont pas plus que banales pour moi. J'entends soudain mon téléphone sonner.

    Chapitre 2

    Marinette :

    Je me lève d'un bond. Pourquoi Adrien m'appelle-t-il ? Est-ce qu'il veut annuler sa fête ? Des questions commencent à me tourmenter. Je décroche sans plus attendre en tremblant.

    « B... bonjour A... Adrien. C... ça va ? »

    « Salut Marinette ! Je voulais te demander si tu venais toujours à ma fête d'anniversaire. »

    Oh non ! Qu'est-ce que je vais faire maintenant ?! Il ne veut plus que je vienne ! Je lui réponds d'une voix tremblante :

    « Euh... si. Bien sûr je viens te fêter. Euh... bien sûr je viens à ta fête !  »

    « Super ! Merci Marinette ! A Samedi alors ! »

    Adrien :

    «  Tu ne pourrais pas me donner mon camembert plutôt que d'appeler tout tes amis pour être sûr qu'il viennent à ta fête ?  »

    «  Plagg ! Je dois savoir si tout le monde sera présent Samedi. Et surtout Marinette. Ce n'est pas chaque année que mon père m'autorise à organiser une fête à la maison. »

    «  Fais comme tu veux. De toute façon tu n'arrêtes pas de changer d'amoureuse à chaque fois. Un jour t'aimes Ladybug et l'autre tu t'intéresses à Marinette ! »

    «  Je sais plus où j'en suis Plagg. Depuis le début j'ai aimé Ladybug mais je réalise peu à peu qu'entre elle et moi il ne se passera jamais rien puisque ni elle ni moi connaissons la véritable identité de l'autre. Et à part Ladybug ma seule amie est Marinette.  »

    «  Tu veux dire que t'es amoureux de Marinette maintenant  ?  »  : demande mon kwami intrigué.

    «  Peut-être. Mais tu crois qu'elle m'aime elle  ?  »

    «  Et qu'est-ce que tu ferais si je te disais non  ?  »

    «  Tu sais quoi Plagg  ? Je vais aller la voir histoire de discuter un peu avec elle. »

    «  Et quand est-ce que tu comptes partir ?  »

    « Maintenant.  »  : dis-je avec détermination.

    «  Quoi  ? Mais tu plaisantes ! Tu ne vas pas aller chez elle maintenant ? Et ton père ne te laissera jamais sortir à cette heure-ci.  »

    «  Mon père s'occupe d'Adrien mais pas de Chat Noir.  »  : à ces mots je l'ordonne de me transformer.

    «  Mais tu ne m'as même pas donné mon camembert  !  »  : grommelle Plagg avant d'être aspiré dans ma bague.

    Je murmure  avant de sortir de ma chambre  : «  Je crois qu'il vaut mieux discuter avec Marinette en tant que Chat Noir et non Adrien. Et peut-être que ça me permettra de savoir si elle m'aime car avec Ladybug ce n'est pas gagné.  »

    Marinette  :

    «  Marinette ça fait 2 heures que t'es plongée dans tes dessins ! Tu dois te reposer un peu et manger. T'as rien avalé depuis le déjeuner.  »

    «  Tikki je dois trouver la robe qui me va le mieux pour l'anniversaire d'Adrien. Ne t'inquiètes pas je mangerai directement au dîner.  »

    «  Très bien fais comme ça t'arranges mais si tu as mal au ventre après ne vient pas te plaindre auprès de moi.  »  : dit-elle.

    J'entends soudain un bondissement sur le balcon. Je monte et pousse un cri de surprise en voyant Chat Noir.

    «  Salut ! Ça te dérangerais si je passais un peu de temps avec toi  ? »  : dit-il perché sur le rebord du balcon.

    «  D'accord mais tu n'es pas occupé à sauver le monde ? »

    «  Non. Je suis venu te voir car je m’ennuyais un peu.  Tu crois que je pourrais passer un peu de temps avec toi  ? »

    «  Bien sûr. Viens dans ma chambre.  »

    Chapitre 3

    Marinette :

    Je le conduis en bas en me posant à chaque fois la même question  : pourquoi Chat Noir vient me voir moi ? Pourtant, en tant que Marinette on ne se connaît pas au point de se rencontrer un soir pour discuter.

    «  C'est toi qui a dessiné ces robes ?  » : dit-il en admirant mes croquis.

    «  Oui.  »

    «  Tu dessines vraiment bien. Et... c'est pour une occasion spéciale ?  »

    «  En fait c'est pour l'anniversaire d'un de mes amis. Avec les autres élèves de ma classe on est tous invités chez lui Samedi.  »

    Chat Noir  :

    Alors elle va venir à ma fête. Et pas avec n'importe quelle tenue. Elle va venir avec une robe qu'elle a cousue elle-même et de ses propres mains. J'avais raison d'aimer Marinette. Sa gentillesse, sa générosité, son intelligence, sa créativité, son humour, sa beauté. Elle a tout d'une... d'une... super-héroïne. Elle ressemble tellement à une personne qui m'est familière. Elle est presque comme... Ladybug. Ces deux filles ont beaucoup de qualités en commun. Mais Marinette est ma camarade de classe alors que Ladybug est ma coéquipière de combat. Je ne pense pas qu'il serait juste de lui montrer que je l'aime en tant qu'Adrien.

    «  Chat Noir ? T'es toujours là ?  »  : me demande Marinette en agitant sa main devant mon visage.

    «  Euh... oui. J'admrais tes croquis. Tu dessines tellement bien.  »

    Je remarque soudain plusieurs photos d'un mannequin accrochés au mur.

    «  T'aimes bien ce mannequin  ?  »  : dis-je.

    «  Euh... il m'inspire beaucoup.  »

    «  Moi aussi. Il pose plutôt bien tu ne trouves pas  ?  »

    «  Oui. C'est un très bon mannequin.  » : dit-elle un peu gênée.

    La réponse ne me déçoit pas trop car j'ai décidé d'aimer Marinette en tant que Chat Noir.

    Marinette :

    Je proprose d'aller chercher quelque chose à manger en remarquant le silence qui règne entre nous.

    «  Pour quoi emportes-tu toute cette nourriture Marinette  ?  »  : me demande ma mère quand je remonte avec un plateau entier de biscuits, gâteaux, jus d'orange et bonbons.

    «  Euh... pour moi  ! Je n'ai rien mangé depuis le départ d'Alya. Il serait temps que je prenne des forces tu ne trouves pas maman  ?  »

    «  Bien sûr mais ne mange pas trop de ces pâtisseries car on dîne dans une heure.  »  : ajoute-t-elle.

    Je monte dans ma chambre et trouve Chat Noir allongé dans mon lit en regardant un magazine. Mais ce n'est pas n'importe quel magazine. Il s'agit de mon magazine préféré  ! Celui où il y a un tas de photos d'Adrien  !

    «  Chat Noir je t'ai apporté un goûter.  »  : dis-je en espérant qu'il ne tombera pas sur la page où j'ai dessiné pleins de cœurs autour du visage du mannequin.

    « Enfin quelque chose à grignoter ! Je mourrai de faim. Merci  !  »

    Je me sens déséquilibrée quand Chat Noir casse un cookie en deux moitiés et me le tend à la bouche pour que je le mange.

    «  T'en veux ? Ce sont mes préférés.  »

    Je patiente quelques secondes et finit par le manger sous pression. Après avoir fini le plateau de nourriture, nous discutons jusqu'au dîner de tout et de rien.

    «  Il va falloir que j'y aille maintenant. Ça été vraiment super de passer du temps avec toi. J'espère qu'on se reverra ! »  : dit-il en s'apprêtant à partir quand il se retourne. «  Et juste pour info... le goûter était très bon ! »: ajoute-il malicieusement.

    «  Merci Chat Noir.  »

    Il me fait un signe de main avant de repartir dans le ciel sombre. Je reste quelques minutes sur le balcon pour le regarder partir. Son arrivée n'était pas prévue et pourtant on a passé une formidable soirée. Peut-être à part le moment où le super-héros a commencé à me poser des questions sur les photos d'Adrien, ce qui était vraiment embarrassant.

    Chapitre 4

    Marinette :

    Je suis profondément endormie à 6:00 du matin quand j'entends mon réveil sonner avec le bruit le plus désagréable au monde. J'avais programmé mon appareil spécialement pour l'occasion d'aujourd'hui.

    «  Faut que je me prépare pour l'anniversaire d'Adrien !  » : dis-je en bondissant de mon lit.

    «  Marinette... qu'est-ce que tu fais debout à cette heure-ci ?  » : soupire Tikki à peine réveillée.

    «  Tikki lève-toi ! Tu sais quel jour on est aujourd'hui ?! »

    «  Je sais que c'est l'anniversaire d'Adrien mais il est bien trop tôt. Rendors-toi.  »

    «  Mais Tikki je ne veux pas arriver en retard à sa fête !  » : dis-je.

    J'aurai beau essayer mais je n'arriverai jamais à réveiller un kwami en plein sommeil. Et surtout si ce kwami s'agit de Tikki. Je sors de mon armoire la robe que j'ai crée il y a quelques jours pour sa fête. J'avais demandé l'avis d'Alya et elle l'avait aprouvé. Je me prépare en prenant tout le temps nécessaire. Une fois prête je retourne auprès de Tikki. Mon kwami est dans un profond sommeil.

    Je plaisante : «  Debout la marmotte ! C'est l'heure de se lever !  »

    «  Quelle heure est-il ?  » : me demande la petite créature rouge et noire en baillant.

    «  Il est huit heures. Plus le temps de dormir ! N'oublie pas la fête...  »

    «  La fête d'anniversaire d'Adrien. Je ne risque pas de l'oublier puisque tu m'as réveillé à six heures du matin pour me le rappeler. »

    Je descends prendre mon petit déjeuner. Je m'apprête à boire mon chocolat quand je remarque les informations à la télé. Encore une attaque ? Décidément le Papillon ne cessera jamais de s'acharner sur de pauvres innocents.

    Adrien/Chat Noir  :

    Je m'ennuie énormément. Ma fête d'anniversaire n'aura pas lieu avant 18:00.

    «  T'as de la chance que ton père te laisse faire une fiesta aujourd'hui. Ce n'est pas son genre de s'amuser.  » : dit Plagg.

    «  T'as raison. Je n'aurai peut-être plus jamais l'occasion d'organiser une fête pour mon anniversaire et encore moins d'inviter mes amis.  Mais en attendant j'aimerais bien aller faire un tour dehors. Plagg transforme-moi ! »

    La sonnerie de mon bâton retenti dès que ma transformation est achevée. Il s'agit d'un message vocal de Ladybug.

    «  Chat Noir il y a une attaque à la Tour Eiffel ! Dépêche-toi de me rejoindre sur place. »

    «  On dirait que ma promenade devra attendre. Et après tout un combat avec un super-vilain me fera passer le temps. »

    Je me dirige en planant jusqu'au monument où Ladybug est en plein combat.

    «  Chat Noir pourquoi t'as pris autant de temps à venir ? J'ai besoin de ton cataclysme. »

    Ma partenaire m'indique la médaille d'or qu'elle a pris au super-vilain sans que celui-ci s'en aperçoive. En remarquant que sa médaille a disparu, l'akumatisé se jette sur Ladybug.

    «  Tu croyais pouvoir duper M. Roi si facilement Ladybug  ? »  : lance le super-vilain.

    «  Chat Noir détruis la médaille  !  »  : crie la super héroïne.

    J'invoque sans tarder mon pouvoir et détruis la médaille d'or en la touchant de la main droite.

    Après que Ladybug aie purifié l'akuma, le super-vilain redevient comme avant.

    «  Ladybug et Chat Noir ? Que faites vous ici... et moi que fais-je ici  ?  »  : se demande le maire M. Bourgeois qui ne comprend pas la situation.

    Nous le rassurons et je m'apprête à partir quand Ladybug intervient.

    «  Chat Noir une seconde. Tu m'avais proposé l'autre jour si je pouvais déjeuner avec toi. Et comme je n'étais pas libre j'avais refusé mais aujourd'hui j'ai rien de prévu alors... on peut déjeuner ensemble si tu veux  ?  »

    Ladybug  :

    Je remarque étonnamment l'hésitation de mon coéquipier. C'est bien lui qui voulait un déjeuner romantique avec moi un de ces jours. Soudain, sa bague retenti.

    «  Euh... désolé mais je vais bientôt me détransformer.  »  : finit-il par lâcher.

    Je me contente de répondre  : « Euh... d'accord. Alors à bientôt !  »

    Il me salue et repart. Je reste quelques minutes au dessus d'un toit d'un immeuble quelconque. Chat Noir m'a paru un peu... étrange. Normalement il ne devrait pas réagir ainsi quand je lui propose moi-même un déjeuner ensemble. Je me précipite de me mettre à table une fois arrivée chez moi.

    «  Marinette quelle idée de manger avec ta nouvelle robe  !  La fête d'anniversaire de ton ami n'a lieu que ce soir. »  : s'exclame maman.

    «  Ne t'inquiètes pas maman je fais très attention. Et je ne suis plus une petite fille maintenant.  »  : dis-je.

    «  Tu te souviens du jour où t'avais inondé la cuisine ? A l'époque tu n'avais que 3 ans.  »

    Je me rappelle de ce jour où la cuisine était recouverte d'eau. J'avais voulu faire une surprise à papa et maman en lavant la vaisselle moi-même et j'avais laissé le robinet couler. Quand mes parents sont arrivés j'avais disparu. Je m'étais réfugiée dans le grenier et j'avais fini par m'endormir.

    Adrien  :

    Je m'en veux. Pourquoi ai-je parlé ainsi à Ladybug  ? Elle ne m'a rien fait du tout et moi je lui ai même pas fait un sourire. Ce n'est pas de sa faute si elle et moi ne sommes pas fait pour être ensemble. Soudain, une voix m'interpelle et interrompt mes pensées.

    «  Adrien votre déjeuner est prêt  !  »  : crie l'assistante de mon père.

    Je descends les escaliers et traverse trois pièces avant d'arriver dans la salle à manger. Je crois bien que ma maison est la plus grande du quartier. A chaque fois que des touristes passent devant, il ne peuvent pas s'empêcher de s'arrêter cinq minutes pour admirer l'immense manoir. Ce que je trouve particulièrement désagréable. Quand j'étais petit, je m'y perdais. Je ne retrouvais même pas la chambre de mon père. Celui-ci passait la plus part de son temps à travailler et c'est son assistante Nathalie qui s'occupait de moi le plus souvent.

    «  Père ne déjeune pas  ?  »  : dis-je.

    «  Votre père déjeunera dans sa chambre.  »  : dit-elle froidement.

    Évidemment. Je ne sais même pas pourquoi j'ai posé la question. Je pensais que pour une fois il allait changer un peu et venir manger avec moi en souriant. Pour me faire plaisir le jour de mon anniversaire au moins. Mais ce n'est et ne sera jamais le cas.

    Marinette  :

    Je m'impatiente de plus en plus. A chaque minute, la fête d'Adrien se rapproche. J'entends mon téléphone sonner. Il s'agit d'un appel d'Alya. Celle-ci me dit qu'elle arrive chez moi dans un instant accompagnée de Nino, Rose, Mylène, Ivan, Juleka et Alix. On s'était donné rendez-vous l'autre jour. La sonnette de la porte retenti une quinzaine de minutes plus tard.

    «  Bonsoir Marinette  !  »  : disent mes amis en cœur.

    Tous sont ravissants. Mylène porte une robe courte verte et jaune tendis que Juleka porte une longue robe noire et magenta d'un style gothique. Alix quant à elle porte une robe très souple et courte. Celle-ci a l'air un peu angoissé.

    Je lui demande curieusement  : «  Depuis quand tu portes une robe Alix  ?  »

    «  C'est ce que je lui ai dis. Ce n'est pas son truc de porter des robes.  »  : ajoute Alya.

    «  Je sais que ce n'est pas mon style de porter des robes mais...  »  : dit Alix en laissant sa phrase suspendue.

    «  On ne fait que plaisanter Alix  ! Elle te va très bien ta robe.  »  : dis-je.

    Nous discutons de tout et de rien le temps de patienter. Nous nous apprêtons à sortir vers 17:50. Je salue mes parents et nous nous mettons en route vers le manoir Agreste.

    Chapitre 5

    Adrien :

    Mes amis ne devraient pas tarder. Mon père a dit qu'il ne serait pas présent lors de la fête mais il resterait à la maison pour travailler.

    «  Adrien vos invités sont arrivés.  Ils vous attendent à l'entrée. »  : annonce Nathalie.

    Impatient de voir mes amis je me précipite de descendre à l'entrée.

    «  Joyeux anniversaire Adrien  !  »  : crient-ils tous en chœur à mon arrivée.

    Parmi eux je repère rapidement Marinette. Elle est si belle avec sa robe rose et blanche. Il s'agit de la même robe que j'avais vu en dessin sur son carnet de croquis lorsque j'étais allé chez elle il y a quelques jours. Tout mes camarades de classe sont également présents. Nous nous amusons pendant une bonne heure avant d'en venir au gâteau. Je demande à Marinette d'en prendre la responsabilité quand celle-ci sursaute et bafouille quelques mots incompréhensibles.

    «  Je vais aller avec elle. On ne sait jamais peut-être qu'elle pourrait produire une catastrophe.  »  : dit Alya en plaisantant.

    Marinette  :

    Alya et moi rapportons le grand gâteau de quatre étages jusqu'à la salle où nous attendent les invités. Brusquement une bougie tombe au sol.

    «  Je vais la ramasser. Rapporte le gâteau Alya. »  : dis-je.

    Mon amie continue de porter le gâteau et je ramasse la bougie. Quand je me relève je pousse un cri de surprise en voyant Chat Noir devant moi. Celui-ci me dit de me calmer.

    Je lui demande  : «  Chat Noir ? Adrien t'as invité à sa fête ?  » 

    «  Euh... pas exactement.  »

    Confuse je demande à en savoir plus.

    «  Je voulais juste te voir.  »  : dit-il.

    «  Parce que tu t'ennuyais  ?  »  : dis-je en faisant référence au soir où il était venu chez moi.

    «  On peut dire cela comme ça.  »

    «  Alors vient avec moi.  »  : dis-je en lui tirant la queue.

    «  Où est-ce qu'on va  ? »

    «  C'est bientôt le moment pour Adrien de souffler ses bougies. On va tous crier : Joyeux anniversaire ! » : dis-je.

    «  Non ! Il vaut mieux que je reste ici.  »  : rétorque-t-il.

    Puisqu'il est tellement décidé à ne pas se montrer je lui propose d'aller se cacher dans la chambre d'Adrien. Même si je ne sais pas pourquoi je lui dis ça. Celui-ci m'informe de le rejoindre là-bas une fois la fête terminée et j'accepte. Pour l'instant ce n'est pas ce qui est le plus important de toute façon.

    Adrien  :

    Après le départ de Marinette je me précipite de me détransformer et me rends en vitesse à la salle principale. Heureusement pour moi personne n'a remarqué mon absence.

    «  Qu'est-ce que t'attends mon pote  ? Souffle tes bougies  !  »  : s'exclame Nino.

    Tout le monde se met aussitôt à chanter en tapant dans sa main. Je souffle enfin les quatorze bougies disposées tout en haut du gâteau. Après quoi tout les invités applaudissent et chacun leur tour mes amis viennent couper une part de gâteau avec moi. Après que l'essentiel soit terminé nous reprenons la fête. Les festivités prennent fin à 20 heures. Après le départ de mes amis je me transforme et me rend comme promis dans ma chambre où doit sûrement m'attendre Marinette. A ma grande surprise la pièce est vide.

    «  Alors qu'est-ce t'avais de si important à me dire Chat Noir  ?  »  : dit-elle.

    Je sursaute et dis  : «  Moins fort s'il te plaît  !  »

    Marinette  :

    Je ne comprends absolument pas sa réaction. Depuis quelques temps je trouve mon partenaire de combat tellement étrange. Je me demande ce qui lui arrive. Soudain je remarque que le visage de celui-ci se rapproche de plus en plus. Je murmure en lui disant qu'Adrien pourrait arriver à n'importe quel moment mais celui-ci ne semble pas m'écouter. Il m'entoure de ses bras et se rapproche à nouveau. Nous sommes à présents plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.

    Chapitre 6

    Chat Noir :

    Je m'apprête à poser mes lèvres sur les siennes quand quelqu'un frappe à la porte. Je recule immédiatement et emmène Marinette dans la salle de bain pour la cacher. Je lui dis de ne pas en sortir avant que je lui en donne l'autorisation.

    «  Entrez  !  »  : dis-je après m'être détransformé.

    «  Voici un cadeau de la part de votre père.  »  : annonce Nathalie.

    Celle-ci tient dans ses mains une boîte emballée d'un papier mauve et un ruban pourpre. Le motif du papier est un ensemble de papillons à quatre ailes. Une profonde pensée me traverse soudain l'esprit. Cet emballage de cadeau et ses couleurs me font vaguement penser à quelque chose... ou à quelqu'un ! Je ne parviens pas à comprendre pour quelle raison ce simple papier m'intrigue autant. La voix de Nathalie me sort de mes pensées. Je prends la boîte et lui demande de remercier mon père. Après le départ de celle-ci j'entends la voix de Marinette qui me demande à sortir de la salle de bain. Je me précipite de ranger le cadeau quelque part et me transforme.

    «  Tu peux sortir  !  »: dis-je.

    «  Chat Noir c'était quoi ça  ? Et qui a frappé à la porte  ?  »  : demande-t-elle.

    Je lui explique sans rentrer dan les détails qu'il s'agissait de l'assistante du père d'Adrien qui voulait lui donner un cadeau d'anniversaire.

    «  Je comprends. Il va falloir que je rentre maintenant. Mes parents doivent se demander où je suis.  »  : explique Marinette.

    «  Euh... bien sûr. Tes parents doivent s'inquiéter pour toi. Il vaut mieux que tu rentres rapidement.  »  : dis-je en étant un peu morose.

    Moi qui pensais que j'allais réussir aujourd'hui. Malheureusement, ce ne sera pas possible avant je ne sais combien de temps.

    «  Chat Noir  ? Tu voudrais bien me ramener s'il te plaît  ? En fait... c'est que je n'arrive pas à rentrer seule la nuit.  »  : demande-t-elle.

    Je retrouve soudain mon sourire. Je n'ai peut-être pas réussi ce dont je voulais faire mais je pourrais du moins faire une chose.

    J'accepte  : «  Bien sûr.  » 

    Je prends celle-ci dans mes bras et saute par dessus la fenêtre. Nous bondissons de toit en toit et planons au-dessus des immeubles. Alors que je cours à travers la ville, Marinette me demande  :

    «  Il fait si noir. Comment tu réussis à contourner les obstacles  ?  »

    Marinette  :

    «  Secret de chat  ! Tu sais n'importe qui n'a pas le pouvoir de voir dans le noir.  »  : plaisante-t-il d'une voix théâtrale.

    Je ne peux pas m'empêcher de rire. D'habitude les blagues de Chat Noir ne sont pas si hilarant que ça mais depuis quelques temps ses jeux de mots me paraissent si drôles. Ainsi que ses manières de m'impressionner en tant que Ladybug ou sa façon de marcher, de parler, de rire ou de combattre  ! Soudain je remarque que nous sommes arrivés chez moi. Chat Noir me dépose sur le balcon.

    «  Bon...je te souhaite une bonne nuit alors.  » : dit-il.

    «  Merci de m'avoir raccompagné Chat Noir.  »

    «  De rien. Je n'ai fait que mon devoir de super-héros et... d'ami.  »  : ajoute-il d'un ton plus bas avant de repartir.

    Je continue même après son départ de lui faire un signe de la main.

    Je sursaute en entendant la voix de mon kwami  : «  Marinette il est parti maintenant tu peux arrêter  !  »

    «  Tikki tu ne pourrais pas crier encore plus fort  ?  »  : dis-je en plaisantant.

    «  Mais Marinette pourquoi tu continuais de secouer ta main alors que Chat Noir était parti  ?  »
    «  Je ne sais pas Tikki. Depuis un certain temps il n'est plus le même.  »

    «  Qu'est-ce que tu veux dire  ?  »  : me demande la petite créature rouge.

    «  Avant je trouvais qu'il n'était qu'un blagueur qui est trop fier de lui. Mais maintenant je ne ressens plus la même chose. Je trouve qu'il a changé.  »

    «  Ce n'est pas lui qui a changé Marinette mais toi qui le vois autrement.  »

    «  Quoi  ?  »  : dis-je.

    «  Oui. Tu as l'impression que Chat Noir a changé ou qu'il n'est plus le même mais c'est de toi que ça vient.  »

    «  Mais pourquoi  ?  »

    «  Parce que tu l'aime.  »  : dit-elle d'une voix douce.

    Je sursaute étonnée  :  «  Quoi  ? Mais c'est impossible. Moi celui que j'aime c'est Adrien.  »

    «  Non Marinette tu te trompes. Aie confiance en moi. Les kwamis sont là pour protéger, guider et aider leur porteur. Celui que tu aimes ne peut pas être Adrien mais Chat Noir.  »  : explique-t-elle.

    «  Bien sûr que je te fais confiance Tikki  ! Mais je ne comprends pas comment je peux aimer Chat Noir. Même si au fond de moi... je n'en suis pas sûre.  : dis-je en baissant la tête.

    «  Écoute Marinette. Moi je t'ai juste dis la vérité. Après c'est toi qui décide ce que tu vas faire.  »  : ajoute mon kwami avec bienveillance avant de s'endormir sur mon oreiller.

    Je me dis qu'une bonne nuit de sommeil me ferait du bien également. Je repenserai à tout ça demain. J'éteins ma lampe de chevet et me glisse en dessous de ma couette.

    Chapitre 7

    Adrien :

    «  Je t'avais dis que ça ne marcherait jamais  !  »  : crie Plagg.

    Je soupire, allongé dans mon lit et désespéré.

    «  J'ai essayé Plagg. Mais au moment où je m'apprêtais à...  »

    J'entends soudain frapper à la porte.

    «  Adrien !  »

    J'ouvre la porte et mon père rentre.

    «  Je suis désolé de ne pas avoir été présent lors de ta fête. Vois-tu ces temps-ci je suis très pris et...  »

    Je l'interromps  : «  Ne vous en faites pas pour ça Père. Je comprends que vous soyez occupé.  »

    «  As-tu apprécié ton cadeau  ?  »

    Je sursaute, j'ai complètement oublié le cadeau  avec tout ce qui s'est passé  ! Gêné, je tente tout de même de répondre.

    «  Euh... bien sûr. Il est super.  »

    «  Je suis content qu'il te plaise.  »  : se contente-il de répondre avant de sortir de la chambre en me souhaitant une bonne nuit.

    Après son départ je me glisse sous mon lit pour prendre la boîte dans lequel se trouve le cadeau que j'avais caché un peu plus tôt dans la soirée. Je coupe le ruban en satin pourpre et déchire le papier mauve en vitesse. J'ouvre la boîte dans laquelle je découvre... un costume de super-vilain ! J'en reste bouche bée. Mon père m'a offert pour mon anniversaire un costume de super-vilain ! Mais pas n'importe lequel. En dépliant le vêtement je constate qu'il s'agit d'un costume du... Papillon !

    Marinette :

    Le lendemain matin je ne me réveille pas avant le déjeuner. Ma mère est venue dans ma chambre plusieurs fois pour me répéter de me lever et même mon réveil a sonné pendant une demi heure. Tikki est donc obligée de me tirer du lit ! C'est d'ailleurs ce qui arrive tous les matins lorsque je suis en retard au collège. Mais aujourd'hui on est Dimanche. Mes parents ont prévu de sortir avec moi après le déjeuner. Nous passerons l'après-midi sur la Seine en croisière. Cette idée m'a plu dès que papa me l'a dit pour la première fois car ça permettra de me changer les idées. Surtout que je me suis endormie tard la nuit dernière.
    Je décide finalement de sortir de ma couette sous les nombreux appels de mon kwami qui elle, s'est réveillée tôt le matin. En même temps elle a toujours été ponctuelle et très organisée.

    «  Tu t'es enfin décidée à te lever à ce que je vois  !  Je suis montée cinq fois dans ta chambre pour te dire de te réveiller mais c'est sans succès. »  : dit maman quand je m'apprête à manger.

    « Maman  on est Dimanche  ! J'ai le droit dormir une heure de plus quand même  !  »  : dis-je.

    Papa intervient  :  «  Si une heure de plus veut dire dormir jusqu'à midi et demi  !  »

    «  Ton père ne fait que plaisanter ma chérie. Tu as toujours été paresseuse  !  »  : dit ma mère en me frottant doucement la joue.

    «  D'autant plus que tu dois prendre des forces. N'oublie pas qu'on a une croisière en bateau cet après-midi.  »  : ajoute mon père.

    Je passe le reste du temps à aider mes parents à a boulangerie. Nous nous apprêtons à sortir vers 14:30. Le trajet jusqu'au port dure une vingtaine de minutes. Nous nous plaçons dans la longue file d'attente. Notre bateau part dans un quart d'heure et nous passons dix minutes à patienter dans la foule de gens. Enfin nous arrivons devant un grand bateau blanc de croisière. J'entends dans le micro une voix rappelant que celui-ci prend le départ dans cinq minutes. Les passagers prennent place à l'intérieur. Deux hommes s'occupent d'installer les gens à leur sièges. A leur grande déception mes parents sont placés dans le couloir opposé du mien tandis que je suis assise à côté d'un garçon dont le visage est dissimulé par une capuche. Celui-ci m'a l'air très familier et je suis de plus en plus curieuse de voir son visage. Enfin, après un demi heure de trajet le garçon enlève sa capuche. Lui non plus ne m'avait pas remarqué et je pousse un cri de stupéfaction le plus bas possible en le découvrant. Celui-ci se retourne et est étonné à son tour.

    «  Marinette  ?!  »  : lance Adrien.

    Je suis pendant un moment complètement déséquilibrée et bafouille plusieurs mots incompréhensibles.

    Enfin je réussi à prononcer  :  «  A...Adrien  ! Quelle coïncidence  !  »

    «  Marinette... je ne savais pas que tu aimais les croisières en bateau  !  Tu... es toute seule  ? »  : dit-il.

    Je lui indique mes parents assis de l'autre côté en train de prendre en photo tous les monuments qu'ils croisent.

    Adrien  :

    Depuis le début du trajet elle est là et moi je ne l'ai même pas remarqué  ! Peut-être que cette occasion d'être assis juste à côté d'elle ne se reproduira jamais  ! Je remarque soudain Marinette perdue dans des pensées.

    Je lui demande  :  «  Euh... est-ce que ça va  ?  »

    Constatant que celle-ci ne me réponde pas je reste silencieux pendant quelques minutes. Puis, je tente d'approcher ma main jusqu'à la sienne sans qu'elle ne me remarque. Je pose ma main sur la sienne et celle-ci se retourne vers moi.

    Je lui repose la question  :  «  Ça va  ? T'as l'air un peu préoccupée je me trompe.  »

    Quoiqu’elle ne répond toujours pas. Je me demande sérieusement ce qu'il lui arrive. Je m'approche d'elle et tente ce que je voulais hier. Celle-ci recule légèrement et répond  : «  Je... je suis désolée Adrien mais... je ne peux pas.  »

    Je reste un moment sans rien dire, à la fois étonné et désespéré. Pourquoi refuse-t-elle  ?

    Celle-ci continue  : «  Tu vois je... je suis amoureuse d'un autre garçon.  »

    Je me fige aussitôt. Comment peut-elle dire aimer un autre garçon ? J'avais aimé Ladybug mais il ne se passera jamais rien avec elle. Et l'autre personne que j'apprécie... c'est Marinette. J'hésite à lui demander de quel garçon elle est amoureuse.

    Quoique je tente tout de même  : « Je comprends. Alors... c'est qui ce... garçon. »

    Mais au moment où je lui pose a question une voix se fait entendre au micro annonçant que le trajet est terminé et que tous les passagers doivent quitter les lieux. Sans avoir entendu ma question Marinette se lève de son siège et rejoint ses parents. Quant à moi je suis le dernier à sortir du bateau.
    Le lendemain matin je me réveille avec un mal de tête pénible. J'ai passé la nuit à me souvenir de ce qui s'est passé dans le bateau hier.

    «  Adrien vous risquez d'être en retard au collège.  »

    Je lui réponds froidement  :  «  Je vais y aller en courant. Ce sera plus vite.  »

    Je descends les escaliers quatre à quatre et prend mon petit-déjeuner en main avant de sortir. Je cours à en perdre haleine jusqu'au collège en avalant de grandes bouchées de mon croissant. Heureusement pour moi la cloche n'a pas sonné.

    «  Eh Adrien  ! Top-là mon pote.  »  : dit Nino.

    Je lui demande tout essoufflé  : «  Dis Nino... t'aurais pas un peu d'eau  ?  »

    Celui-ci me tend une bouteille d'eau remplie à moitié que je vide en quelques secondes. Je le remercie timidement.

    «  Ça alors  ! T’avais un de ces soifs  !  »  : dit-il.

    Nous rentrons au collège juste au moment où la sonnerie retenti. Nous nous installons à nos places, la prof ne tarde pas à entrer et commence le cours.
    A la pause-déjeuner, je remarque Marinette se diriger vers la salle de classe. Peut-être a-t-elle oublié un cahier  ? Je décide de la suivre. Elle entre dans la salle et dépose un carnet rose et blanc dans son sac. Je lui prend le bras quand elle sort. Celle-ci pousse un cri de terreur. Je lui dis aussitôt de se calmer et entre à mon tour dans la salle en fermant la porte.

    Je lui demande  :  «  Pourquoi est-tu en colère contre moi  ?  »

    «  Comment  ? Je n'ai jamais été en colère contre toi.  »  : dit-elle.

    Je me rassure et dis  : «  Alors pourquoi n'as-tu pas voulu répondre à ma question hier  ?  »

    «  Quelle question  ?  »

    «  Je te demandais... de quel garçon tu es amoureuse.  »  : dis-je.

    Elle reste silencieuse un moment avant de dire  : «  Je... je suis amoureuse de... Chat Noir.  »

    Chapitre 8

    Adrien :

    Mon visage s'illumine en une fraction de secondes. Elle a bien dit être amoureuse de Chat Noir  ? Ce n'est certes pas tout à fait moi mais c'est mon alter-ego. Et cette réponse est clairement plus satisfaisante que le nom d'un autre garçon.

    «  Alors comme ça tu es amoureuse de Chat Noir  ?  »  : dis-je avec un ton animé.

    «  Oui.  »  : répond-elle doucement avant de quitter la salle.

    Le soir je me dépêche de dîner. J'ai prévu de rendre visite à Marinette. Après le repas je monte dans ma chambre.

    «  Pourquoi es-tu si pressé  ?  »  : me demande Plagg.

    «  Je vais aller chez Marinette.  »

    «  Quoi  ? Pas encore  !  »  : se plaint-il.

    «  Assez discuté. Plagg transforme-moi  !  »

    Marinette  :

    J'entends soudain un bondissement sur le balcon.

    «  Salut !  »  : lance Chat Noir en atterrissant dans ma chambre.

    Je sursaute. Quel soulagement de le voir  ! Je saute dans ses bras, à la fois heureuse et surprise. Perdant l'équilibre, celui-ci tombe à terre et je m'écroule à mon tour sur lui. Mon corps allongé sur le sien, nous restons quelques instants sans rien dire. Puis Chat Noir nous fait rouler à terre de façon à me mettre sur le dos pour que lui soit au-dessus de moi. Il rapproche peu à peu ses lèvres des miennes. Cette fois-ci je me laisse faire et ne bouge pas d'un pouce. Tikki avait raison, mon cœur appartient à Chat Noir. Et c'est lui que j'aime. Je coupe les quelques centimètres qui séparent nos bouches pour poser mes lèvres sur les siennes.

    Chat Noir  :

    Enfin j'ai réussi. Je profite de cet agréable moment pour embrasser Marinette à pleine bouche. Ses lèvres roses sont si douces. Celle-ci entrouvre sa bouche pour laisser passer ma langue et je fais de même. J'enroule mes bras autour de sa taille. Nous nous arrêtons un instant pour reprendre notre souffle et je prend Marinette dans mes bras pour la basculer dans le lit avant de me jeter sur elle et l'embrasser passionnément. A chaque instant je la serre un peu plus fort contre moi.

    «  Attends  ! Attends  !  »  : lance-t-elle. «  Je dois aller aux toilettes.  »

    «  A dire qu'on s'amusait bien  !  »  : dis-je en plaisantant.

    Quelques minutes plus tard celle-ci sort des WC et dit  : «  Chat Noir... je ne te l'ai pas dis avant mais...  »

    J'ai soudain un frisson dans le dos. Je l'écoute continuer.

    « Depuis quelques temps j'ai constaté que... je t'aime.  »  : finit-elle par lâcher.

    Je sursaute, à la fois heureux et surpris.

    Je décide moi aussi de lui dire  : «  Tu sais Marinette. Il y a quelque chose que je n'ai avoué à personne.  »

    «  Quoi  ?  »  : demande-t-elle curieuse.

    «  Depuis le début j'ai aimé Ladybug. Mais... au fil du temps... je me suis aperçus qu'avec elle il n'y aura jamais rien. Et à part Ladybug la seule personne pour qui j'avais des sentiments... c'était toi.  »  : dis-je.

    «  Et tu n'es pas un peu triste car celle que tu as aimé ne t'as rien donné  ?  »  : demande-t-elle plus sérieusement.

    «  Triste  ? Mais pourquoi  ? Il y a toi aussi.  »

    «  Oui mais... tu n’aurais pas été plus heureux avec Ladybug  ?  » 

    «  Ne dis pas ça Marinette. C'est toi que j'aime et personne d'autre.  »

    Marinette  :

    Après quoi il saute sur moi pour m'embrasser. Depuis le début, celui que j'aimais c'était Chat Noir mais je ne m'en suis même pas aperçue. Je profite de ce merveilleux instant avec celui que j'aime.

    Fin.


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  • Chapitre 1

    Ladybug :

    Comme chaque soir, je suis en route pour me rendre à la Tour Eiffel. Je me demande si Chat Noir est déjà sur place, d'habitude il est toujours le premier à m'attendre.

    Cependant, à mon arrivée, je m'étonne : personne n'est présent. Surprise de ce retard inhabituel de mon partenaire, je décide de m'asseoir au rebord du monument et contemple la ville. Du haut de cette immense tour, Paris est plus beau que jamais, sans compter le magnifique coucher de soleil qui se dresse devant moi. Soudain, je sens des mains se poser sur mes yeux.

    Intriguée, je demande : « Chat Noir ? » 

    « Surprise ! » : crie une voix qui m'est familière.

    En ouvrant les yeux, je découvre mon coéquipier au costume noir me tendant une rose rouge dont les épines sont coupées. Avant de me la donner, celui-ci s'approche et me laisse un léger baiser sur la joue.

    « Je l'ai cueilli pour toi. J'espère qu'elle te plaît. » : dit-il doucement à quelques centimètres de mes lèvres.

    Sans bouger d'un pouce, j'articule dans un murmure : « Chat Noir elle est... magnifique. Merci. »

    « Alors, comment s'est passée ta journée ? » : demande-t-il d'un ton plus animé.

    « Bien et toi ? »

    Je remarque alors son visage s'assombrir brusquement.

    Je l'interroge, inquiète : « Chat Noir... est-ce que tout va bien ? »

    Ce dernier reste silencieux un moment avant de répondre tristement : « Je crains que ce soit le dernier soir où nous nous voyons. »

    Sans tout à fait comprendre, je réplique : « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

    En soupirant profondément, il articule : « Je t'ai offert cette rose car après aujourd'hui, nous ne pourrons plus nous voir. »

    « Tu veux dire... que tu ne seras plus mon coéquipier ?! » : dis-je, surprise.

    « Non, pas du tout ! Je voulais dire... que je ne pourrai plus venir te voir comme nous l'avons fait chaque soir jusqu'à aujourd'hui. »

    En posant un instant mon regard sur la fleur que je tiens entre les mains, je dis : « Mais nous pourrons toujours nous voir lors des combats. »

    « Bien sûr, mais je dois dire que j'aimais passer un peu de temps avec toi tous les soirs, au sommet de la Tour Eiffel. » : explique-t-il en souriant légèrement.

    Hésitante, je questionne : « Et... pourquoi tu ne pourras plus le faire ? »

    « J'aimerais bien te le dire mais comme tu le sais, nos identités doivent rester secrètes. »

    Étonnée de ce que vient de prononcer mon partenaire, je décide de rester silencieuse. Celui-ci se relève et m'annonce qu'il est temps pour lui de partir. Il me fait un signe de la main et disparaît ensuite à travers les immeubles. Je remarque que le ciel a prit de belles couleurs rose et orange, la nuit ne tardera pas à tomber, je m'élance dans les airs et me balance de toit en toit jusqu'à atterrir sur mon balcon.

    Chapitre 2

    Marinette :

    Malgré ma terrible fatigue, je n'arrive pas à fermer l’œil de toute la nuit. Je pense et repense à tout à l'heure, lorsque j'étais à la Tour Eiffel. Les paroles de Chat Noir résonnent sans cesse dans ma tête. Et si le Papillon ne lançait plus jamais d'attaques ? Et si il n'y avait plus jamais de combats contre les super-vilains ? Je ne pourrai plus jamais voir non plus mon coéquipier.

    Le lendemain matin, je me réveille avec un mal de tête horrible.

    « Marinette, est-ce que tout va bien ? On dirait que tu n'as pas fermé l’œil de la nuit. » : demande mon père à mon arrivée dans la salle à manger.

    « Oui, oui. Ah ! Ça va très bien. » : dis-je entre deux bâillements.

    Cependant, celui-ci ne paraît pas convaincu.

    Après avoir pris mon petit-déjeuner, je monte dans ma chambre. Aujourd'hui, il n'y a pas cours, Alya a prévu de déjeuner chez moi d'y passer l'après-midi.

    « Par quoi es-tu si préoccupée, Marinette ? » : interroge Tikki tandis que je me jette sur mon lit.

    « Je n'arrête pas de penser à ce que m'a dit Chat Noir, hier. » : dis-je dans un soupir.

    « Tu es épuisée, tu n'as pas dormi de la nuit. Un bon moment de sommeil te fera le plus grand bien ! »

    Je proteste : « Pas maintenant ! Je... je dois faire mes devoirs. »

    « En attendant Alya, tu te reposer, c'est d'accord ? Tu verras que tu seras très en forme cet après-midi. »

    Tikki a raison, je n'arrive plus à tenir debout, il faut que je dorme ! Je suis son conseil et me glisse sous ma couette en m'endormant profondément.

    « Marinette, réveille-toi ! » : crie une voix qui m'est familière.

    Je frotte mes yeux et ouvre les paupières lentement. Après m'être bien étirée, je reconnais tout de suite la silhouette joyeuse de mon amie.

    « Alya, t'es déjà là ? » : dis-je en sortant de mon lit.

    « Je suis là depuis une heure, Marinette ! Il paraît que tu n'as pas fermé l’œil de la nuit ? » : demande-t-elle.

    « C'est vrai, mais maintenant, je suis parfaitement en forme ! Tu viens, on va déjeuner. » : dis-je.

    Celle-ci lâche un rire et dit : « Déjeuner à trois heure et demi de l'après-midi ? Non merci ! »

    Trois heure et demi ? Comment ça ? Je me penche vers mon réveil et, en découvrant l'heure qu'il est, je laisse échapper un petit cri. Je tire mon amie par le bras et nous dévalons les escaliers.

    « Je n'arrive pas à croire que j'ai dormi jusqu'à trois heures et demi de l'après-midi ! Pourquoi maman ne m'a t-elle pas réveillée ? »

    « Relax Marinette, où est le problème ? Tu vas simplement dîner plus tard que d'habitude, n'en fais pas un drame ! » : rassure Alya.

    Malheureusement, je ne peux pas lui expliquer la raison de ma précipitation.

    Chapitre 3

    Marinette/Ladybug :

    Après le départ d'Alya, je me précipite vers ma chambre, j'espère qu'il n'est pas trop tard !

    « Tikki, il n'y a pas de temps à perdre, transforme-moi ! »

    Je monte ensuite sur mon balcon et à l'aide de mon yoyo, je lance un appel à Chat Noir, pleine d'espoir.

    Adrien/Chat Noir :

    Il faut que je prenne l'air, je suis resté enfermé à la maison toute la journée.

    « Plagg ? Où est-ce que tu es, je dois sortir pour respirer, je n'en peux plus de rester cloîtré chez moi à cause de mon père ! » : dis-je.

    « Je croyais que ton père t'avait interdit de sortir le soir ! » : réplique mon kwami en sortant de la corbeille à papier.

    « Pas seulement le soir mais toute la journée, je n'arrive plus à rester calme entre ces quatre murs ! » : dis-je avant d'ordonner à la petite créature noire de me transformer.

    Ceci fait, mon bâton retentit.

    « Un appel de Ladybug ? » : me dis-je.

    Je décroche sans plus attendre.

    « Chat Noir, où es-tu ? » : me demande-t-elle, à l'autre bout de la ligne.

    « Euh... je m'apprêtais à faire une promenade. »

    Sans me laisser en dire plus, celle-ci m'annonce de la rejoindre, à ma grande surprise, à la Tour Eiffel. Je n'ai pas le temps de lui répondre, quand elle raccroche. Je me demande bien se qui se passe. A la fois curieux et inquiet, je me dirige à grande vitesse vers la haute tour au sommet pointu.

    Arrivé sur place, je m'aperçois que ma partenaire est déjà là. Cette dernière a le dos tourné. Je m'approche discrètement d'elle quand celle-ci se retourne, un sourire aux lèvres.

    Chapitre 4

    Chat Noir :

    Sans dire un mot et en gardant son sourire, celle-ci ramène ses bras devant elle, qu'elle avait gardé derrière son dos depuis le début. Elle tient dans ses mains une boîte emballée d'un papier rouge qui brille et d'un ruban en satin noir.

    « En échange de la rose que tu m'avais offert, je te donne ça. » : explique-t-elle en me regardant droit dans les yeux, ce que je trouve assez... gênant.

    Je prend délicatement la boîte et l'ouvre lentement.

    Un instant plus tard, je murmure : « C'est tellement beau ! Je... euh... je te remercie, Ladybug. »

    Pour toute réponse, elle se contente de m'accorder un large sourire.

    « Même si on ne se verra plus tous les soirs, on pourra toujours profiter du moment qu'on passe ensemble pendant les combats, n'est-ce pas ? » : demande-t-elle.

    « Bien sûr. » : dis-je en soupirant.

    Ladybug/Marinette :

    J'hésite à requestionner mon partenaire sur la raison dont il ne peut plus venir à la Tour Eiffel. Il m'a semblé l'autre jour que Chat Noir ne voulait pas aborder le sujet. Je me souviens encore de ce qu'il m'avait dit : « J'aimerais bien te le dire mais comme tu le sais, nos identités doivent rester secrètes. ». Pourtant, je genre de phrase ne lui correspond pas.

    Je me contente de dire doucement : « Tu sais, si quelque chose ne va pas, saches que tu peux compter sur moi. »

    Celui-ci me fait un sourire avant d'annoncer : « Je dois y aller, maintenant. »

    Étonnée de ce départ si tôt, je demande : « Déjà ? Tu viens à peine d'arriver »

    Cependant, celui-ci sans répondre à ma question, se désole et me quitte.

    Ce soir, en rentrant chez moi, je suis de plus en plus curieuse et inquiète. Qu'arrive-t-il à Chat Noir. Ce n'est pas son genre de cacher des choses.

    « Je suis sûre que tout va très bien. Et puis, tout le monde peut avoir ses secrets ! » : explique Tikki.

    Je réplique : « Non, Tikki. Tu te trompes, si c'était un secret en général, il ne serait pas comme ça ! »

    « Que veux-tu dire par ''comme ça'' ? »

    « D'habitude, il est toujours dynamique, souriant, énergétique... et sans compter qu'il n'arrête jamais d'inventer des jeux de mots ridicules ! Ça, c'est le vrai Chat Noir ! » 

    « Mais, Marinette, tu ne peux pas penser à lui tous les soirs et te priver de sommeil ! C'est important de dormir. » : dit mon kwami.

    Et je reconnais qu'elle a raison, cette nuit, je dois réussir à fermer l’œil !

    Chapitre 5

    Adrien :

    « Il faut que je le dise à Ladybug. »

    « Que tu dises quoi ? » : demande Plagg en avalant un troisième morceau de fromage.

    « Que bientôt je ne pourrai plus jamais la revoir ! » : m'écrie-je.

    Rien que de penser à ça, j'ai un mal de tête horrible. Je n'arrive pas à croire que je dois quitter celle que j'aime, qu'est-ce que je vais faire sans elle ?

    « Arrête de penser à elle, tu veux ? Tu n'as même pas sorti un sourire depuis ce matin ! » : rappelle mon kwami.

    « Je n'y arrive pas. Je n'ai pas envie de m'éloigner de mon premier amour. » : dis-je dans un profond soupir.

    « Oh, s'il te plaît, ne me parle pas de ce genre de chose ! Rien que d'entendre ça, j'ai envie de recracher mon camembert ! » : rétorque la créature noire.

    Dans quelques jours à peine, tout changera dans ma vie. Non seulement je devrai quitter l'amour de ma vie, mais je serai également obligé de me séparer de mes amis ! Voilà pourquoi je n'ai jamais apprécié un déménagement. Pour mon père, ce n'est pas un problème. Il ne vas pas au collège comme moi et donc, il n'a pas d'amis à quitter. Et il n'a pas non plus à se séparer de personnes très chères à ses yeux.

    Marinette/Ladybug :

    Aujourd'hui, je me lève très en avance, mais pas avant mes parents, qui sont debout à quatre heures du matin. Eh oui, leur travail à la boulangerie n'est pas une mince affaire !

    Cette nuit au moins, j'ai pu dormir tranquillement, même si je n'ai pas eu un profond sommeil. Je me rends jusqu'à la salle à manger, je m'aperçois que maman est assise à table, avec dans ses mains, son habituelle tasse de tisane qu'elle boit toujours avec douceur et délicatesse. Je l'embrasse et m'apprête à mon tour de manger.

    Un peu plus tard dans la journée, confortablement installée sur le canapé, je finis de regarder une émission de télévision. Étant donné que je vais passer la journée à m'ennuyer, je décide de changer de chaîne, histoire de vérifier si quelque chose pourrait m'intéresser. Je me pose sur la chaîne d'informations : TVI, dont Nadia Chamack en est la présentatrice.

    « Encore une nouvelle pour nos célèbres super-héros, une attaque de super-vilain s'impose à la Tour Eiffel. Les Parisiens et Parisiennes sont transformés en petits monstres qui détruisent la ville ! » : annonce-t-elle.

    « Une attaque de super-vilain ? » : dis-je pour moi-même.

    Je me demande si Chat Noir viendra, même s'il m'a précisé qu'il serait toujours présent pour les combats. Je me transforme et me rend sur place, espérant de tout mon cœur que mon partenaire sera à mes côtés. En arrivant sur le parvis de la Tour Eiffel, qui ressemble maintenant à un champ de bataille, je me fige aussitôt.

    Chapitre 6

    Ladybug :

    Les Parisiens, le super-vilain, les petits monstres dévastateurs, tout le monde est présent, sauf une personne : Chat Noir. Mon doute était juste, mon partenaire n'est pas venu. Pour la première fois, je devrai combattre seule. Les journalistes, les téléspectateurs, tous se demanderont pourquoi le héros au costume noir n'est pas aux côtés de sa complice. Et même moi, je me poserai la question.

    C'est alors que j'entends une voix qui m'est familière derrière moi. Je me retourne et... à la fois surprise et heureuse, je cours vers lui et saute dans ses bras.

    « Chat Noir ! »

    Je reste un moment accroché à lui avant de constater qu'il est un peu déséquilibré, et moi aussi d'ailleurs.

    Puis, je dis dans un murmure : « J'ai cru que tu ne viendrais pas. »

    Soudain, un ricanement se fait entendre derrière nous.

    « Dites-moi, les amoureux, est-ce que vous aussi avez envie de vous transformer en adorables petits monstres qui vont m'aider à détruire Paris ? » : dit le super-vilain. « Oh, pas besoin de répondre, je sais déjà ce que vous voulez ! »

    Suite à ces paroles, celui-ci tire vers nous plusieurs sphères magiques.

    « Attention Ladybug ! » : s'exclame Chat Noir en nous faisant roulant à terre pour esquiver le coup.

    L'un sur l'autre au pied de La Tour Eiffel, qui nous paraît encore plus immense maintenant que nous somme à terre, nous nous regardons dans les yeux pendant une fraction de secondes, avant que le super-vilain ne lance une autre attaque.

    Chat Noir :

    Pour une troisième fois, ma bague retentit, tandis que je propulse mon bâton pour m'apprêter à partir, je sens une main me retenir. C'est Ladybug qu me tient par le bras.

    « Attends, avant que tu partes, j'aimerais savoir ce qui ne vas pas. » : dit-elle.

    Je regarde ma bague et tente de trouver une excuse : « Je suis désolé mais... »

    Cependant, ma partenaire réplique : « Tu n'iras nulle part avant de m'avoir expliqué ton problème. » 

    Je bafouille, est-ce qu'elle a découvert la vérité ? « Euh... quel problème ? »

    Chapitre 7

    Chat Noir :

    Le ciel a prit une teinte rose, et le soleil disparaît peu à peu à l'horizon. Il ne tardera pas à faire noir. Toujours à me demander si ma partenaire est au courant de toute l'histoire, je me perds dans de tristes pensées. Père doit certainement m'attendre à la maison, pour l'aider à emballer les cartons. La moitié des préparatifs du déménagement est terminé, il ne reste plus qu'à finir le reste. Et, je devrai très bientôt faire face à ma nouvelle vie. La voix de Ladybug me retire de mes pensées : « Chat Noir, je sais qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, mais tu ne veux pas me le dire. »

    Je sens soudain une sueur froide couler dans mon dos.

    Celle-ci reprend : «  Au début, je me suis dit que ça passera. Mais, là... ça dure trop longtemps. Tu dois me dire ce qui se passe, je pourrai peut-être t'aider. » finit-t-elle en souriant.

    Sa main, recouverte du rouge de son costume à pois noirs, est toujours posée sur mon avant-bras.

    Le silence règne un instant entre nous, puis, je décide de prendre la parole. Il faut que je lui dise ce qui est vrai, de toutes façons, je devrai traverser cette épreuve bientôt, alors autant lui avertir : « C'est une longue histoire, mais je vais tout te raconter. »

    Celle-ci approuve avec un sourire.

    J'articule tristement : « On ne pourra plus jamais se voir. »

    Ladybug :

    En entendant ces mots, je retiens mon souffle. Que signifient ces paroles ? Je n'arrive pas à réfléchir, il est impossible pour moi de me concentrer à ce moment précis, mais pourquoi ? Pour quelle raison les mots de Chat Noir me mettent dans tous ces états ? Des dizaines de questions me tournent dans la tête, sans que je puisse raisonner sur l'une d'entre elles.

    Je reste silencieuse deux longues minutes avant de prononcer d'une voix tremblante : « Qu... qu'est-ce que... tu veux dire ? »

    Bouleversé lui aussi, celui-ci répond : « Je... je... je déménage. »

    Chapitre 8

    Ladybug :

    « Que... quoi ? » : dis-je en espérant avoir mal entendu.

    Mais ce dernier réplique que, dans quelques jours, il devra partir.

    « Je devrai tout quitter : toi, mes amis, le col... » 

    Chat Noir :

    Ouf ! Heureusement que je ne l'ai pas dit. Un peu plus et elle allait découvrir que je vais au collège ! Mais... même si je le lui disais, ça n'allait rien changer, et même si je lui avouais que je suis Adrien, ça n'allait rien changer. De toutes façons, je ne la reverrai certainement plus jamais, alors si elle connaissait mon identité, ce ne serait pas si grave.

    Ladybug :

    « Chat Noir... j'espère que tu plaisantes. » : dis-je, pleine d'inquiétudes, même si je sais qu'il ne plaisante pas, je veux y croire. Il n'a pas l'air, ni l'humeur de plaisanter.

    Celui-ci prononce, de la même manière triste qu'il y a un instant : « Malheureusement, si. »

    Je me retiens de plaquer ma main contre ma bouche. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi les paroles de mon partenaire me font réagir et penser ainsi depuis le début de la conversation. Un léger bruit coupe le silence qui s'est installé entre nous, mes boucles d'oreille sonnent pour une quatrième fois : je ne vais pas tarder à me détransformer. J'aurais voulu rester un peu plus auprès de Chat Noir, pour obtenir des précisions, mais c'est impossible, il faut que je m'en aille, tout de suite. Peut-être que c'est la dernière fois que je le vois, si c'est ça je n'hésiterai pas à rester.

    Je demande : « Est-ce que... on se reverra d'ici là ? » 

    « Je ne sais pas, mais... je ferai de tout mon possible pour qu'on puisse se voir une dernière fois. » : explique-t-il.

    Pour toute réponse, je me contente de lui sourire, et quitte les lieux.

    Marinette :

    En rentrant chez moi, je suis plus épuisée que jamais. Je n'arrive pas à oublier la conversation avec Chat Noir. Les mêmes paroles et questions tournent dans ma tête depuis des heures.

    « Marinette, tu n'a rien avalé au dîner, prend cette pomme. » : dit Tikki.

    Mais je n'ai pas le cœur à manger, ni à parler, ni à dormir. Tout ce qui m'intéresse pour l'instant, ce sont les mots de mon partenaire. Sur lesquels j'essaie de raisonner, sans même comprendre pourquoi.

    Chapitre 9

    Marinette :

    « Qu'est-ce qui ne va pas ? » : demande mon kwami.

    « Rien ne va ! Je ne comprends pas ce qui m'arrive, des tas de questions me tourmentent et les mots de Chat Noir ne sortent pas de ma tête ! » : m'écrie-je, au bord des larmes.

    « Calme-toi, Marinette, la fatigue te rend de mauvaise humeur. Je te conseille de laisser tout ça de côté pour le moment et de dormir. Tu as cours, demain et il ne faut pas que tu sois dans cet état. »

    Je dois reconnaître que, encore une fois, Tikki a raison, il ne faut surtout pas que je laisse la fatigue prendre le dessus. A cause de toutes ces pensées, je n'arrive plus à me focaliser sur ce se qui est réel ! Une fois détendue, je m'installe dans mon lit et ferme les yeux lentement, jusqu'à m'endormir.

    Adrien :

    « Quand est-ce que tu vas décider de te coucher ? » : répète Plagg pour une quatrième fois.

    Je réplique : « Je n'ai pas envie de dormir. »

    « Et pourquoi ça ? »

    « Quand je pense que devrai bientôt me séparer de cette chambre, de cette maison, de mes amis, du collège et... de Ladybug ! » dis-je pour moi-même, sans me concentrer sur mon kwami.

    « Oh, encore cette Ladybug ! Depuis que ton père t'a annoncé que tu allais déménager, tu penses à elle deux fois plus qu'avant ! »

    « Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Tu n'as pas besoin de parler d'elle de cette façon ! »

    « C'est bon, calme-toi. Je ne faisais que plaisanter, qu'est-ce qui t'arrive ? » : demande-t-il plus sérieusement.

    « Ce qui arrive à tout le monde quand il doit quitter des personnes qui lui sont chères. » : dis-je, sans même tourner la tête.

    Pour la première fois, mon kwami tente de me réconforter : « Tu ferais mieux de dormir et de penser à ça demain. A cause de la fatigue, tu te mets en colère pour un rien ! »

    Enfin, quand je dis « réconforter », ce n'est pas de la même manière que m'importe qui. Plagg a sa façon de faire un peu... spécial, c'est tout.

    Marinette :

    Le lendemain, je ne me réveille pas parfaitement en forme. Je m'habille en ne faisant pas trop attention à ce que j'enfile car, honnêtement, je n'ai pas l'humeur à aller au collège, aujourd'hui. J'aurais préféré rester à la maison, pour dormir encore une ou deux heures de plus. Sans compter que je n'ai pas oublié une miette de ce qui s'est passé hier, et je ne sais même pas quand je pourrai revoir Chat Noir. Mais je dois admettre que je me sens un peu mieux qu'hier soir. Après le petit-déjeuner, je remonte dans ma chambre pour aller chercher Tikki. Après quoi j'embrasse mes parents et quitte la maison.

    En sortant de mon immeuble, je salue Alya, qui, comme tous les matins, m'attend devant la boulangerie. Nous prenons la route vers le collège et, en arrivant dans la cour de récréation, Nino nous avertit que quelque chose ne tourne pas rond.

    Chapitre 10

    Marinette :

    Intriguée, Alya demande à en savoir plus.

    « Je ne sais pas ce qu'il a. Je lui ai posé la question depuis qu'on est arrivé au collège mais il ne veut rien me dire. » : annonce tristement le garçon à la casquette.

    Mon amie ramène sa main à son menton et me demande : « C'est bizarre de sa part, et si on allait le voir ? T'es d'accord Marinette ? »

    C'est vrai que je ne pourrai sûrement pas faire grand-chose mais, j'accepte quand même : « Euh... oui, bien sûr. »

    Nino nous emmène jusqu'à lui, qui est assit, seul, dans un des bancs de la cour.

    « Salut Adrien ! Comment ça va ? » : s'écrie Alya. « Nino nous a dit que tu n'allais pas bien aujourd'hui, on peut t'aider ? » : continue-t-elle sans que le garçon blond lui réponde.

    Celle-ci me donne alors un léger coup de coude : « Marinette, on dirait qu'il ne veut pas parler mais... si toi t'essaies, peut-être que ça marchera. »

    Je m'exclame, sans que les garçons puissent entendre, bien sûr : « Quoi, parler à Adrien ? Correctement ? Je n'y arriverai jamais ! »

    « Mais tu peux toujours essayer ! On ne sais jamais, peut-être qu'à toi, il t'adressera la parole. » : me dit-elle avec un œil.

    Même si je sais que je ne peux pas laisser un de mes amis dans cet état, je réplique : « Je n'ai jamais réussi à le saluer sans bafouiller alors, le réconforter... n'en parlons même pas ! »

    Cependant, je connais mon amie et elle ne baisse jamais les bras. D'un geste décidé, elle me pousse en avant en lâchant un petit « Bonne chance ! »

    Tandis que je sens mes joues rougir et mes jambes trembler, Alya ajoute, comme pour faire monter ma pression : « Viens Nino, on va les laisser parler tranquillement. »

    Puis, celle-ci prend le garçon aux lunettes par le bras, et tous deux quittent les lieux. Adrien, qui jusque là avait la tête baissée, tourne ses yeux vers moi, en me souriant légèrement.

    Chapitre 11

    Marinette :

    A cet instant là, je crois bien que je vais tomber au sol. Le regard vert du garçon blond m'a complètement déséquilibrée ! Et tellement que je ne peux m’empêcher de murmurer quelques phrases incompréhensibles.

    Adrien, qui les a bien entendues, demande : « Quoi ? »

    Je bafouille : « Euh... j'ai fait tomber des pommes, je veux dire... je me suis paumée en tombant ! »

    Celui-ci lâche un petit rire. La honte, moi qui suis là pour le réconforter et le soulager !

    « Tu peux venir t'asseoir. » : dit-il en étouffant un rire.

    J'hésite un peu et, aussitôt, je baisse mon regard vers mes pieds. Quelques secondes plus tard, la sonnerie retentit.

    « Bon, il va falloir y aller. Tu viens Marinette ? »

    Je suis le garçon jusqu'à la classe. Peut-être que je n'ai pas réussi à lui remonter le moral, mais un peu, quand même, puisque j'ai réussi à le faire rire, et sans le faire exprès.

    En fin de matinée, les élèves rentrent tous chez eux. A cause de professeurs qui sont malades, nos cours de l'après-midi ont été annulés.

    « Puisqu'on est libre après le déjeuner, je pourrais en profiter pour passer le reste de la journée avec toi. » : propose Alya.

    « Oui, pourquoi pas. » : dis-je.

    La vérité, c'est que je n'y faisais pas très attention, je pensais surtout à ce matin, quand j'étais avec Adrien dans la cour. J'avais réussi à le faire rire rien qu'en bafouillant !

    « Très bien, alors on se retrouve après manger ! » : déclare-t-elle en prenant la route en face. 

    J’étais tellement préoccupée par tout à l'heure que je n'ai même pas fait attention que j'étais arrivée chez moi.

    Après le déjeuner, je me prépare pour l'arrivée de mon amie. Tandis que je finis de débarrasser la table, la sonnette de porte retentit. Je range la dernière assiette et vais ouvrir à mon amie... où plutôt, à mes amis.

    « Salut Marinette ! » : disent-ils en chœur.

    Étonnée, je demande doucement à Alya : « Qu'est-ce qu'ils font là ? »

    « Nino n'avait rien à faire cet après-midi et la séance photo d'Adrien a été avancée. Du coup, je leur ai proposé de venir avec moi. » : dit-elle. Puis, d'une voix plus basse, elle demande : « Tu n'es pas contente qu'Adrien soit là ? »

    « Si, bien sûr. » : dis-je avec un sourire, en tournant les yeux vers le garçon blond.

    « Bon, alors ? J'espère qu'on ne va pas rester au pas de la porte toute l'après-midi. » : plaisante Nino.

    J'invite mes amis à entrer et les emmène jusqu'à ma chambre.

    Chapitre 12

    Marinette :

    « Cool ta chambre ! » : s'exclame Nino.

    « Euh... merci. »

    « C'est toi qui as fait la déco ? » : demande-t-il.

    « Euh... oui. » : dis-je.

    Je remarque alors le regard d'Adrien se balader un peu partout dans la pièce. Et me rends compte que... oh, oh ! J'ai oublié de retirer les photos de lui des murs et de ranger les magazines de sa marque, ou plutôt, de la marque de son père, qui doivent sûrement traîner dans mon bureau ! En même temps, si je n'ai pas trié mes affaires, c'est parce que j'étais sûre que ce serait Alya, seule, qui viendrait. Je ne pouvais pas savoir que Nino allait s'ennuyer toute la soirée et que la séance photo d'Adrien était annulée ! Mais je dois avouer que je suis plutôt contente qu'il soit là, je sais que je l'ai déjà dit. Pour en revenir à Adrien, je dois absolument l'éloigner des photos et des magazines !

    Je prends Alya par le bras et lui dis à voix basse : « Tu pourrais les emmener à la cuisine ? »

    « Pourquoi ça ? » : répond-elle, intriguée.

    J'explique, embarrassée : « Il faut que je retire toutes les photos et les magazines avec Adrien dessus. S'il les voit, je serai morte de honte ! »

    Mon amie déclare en riant : « C'est d'accord Marinette, mais pourquoi tu ne les a pas retirés avant ? »

    « Parce que tu ne m'as pas dit qu'ils viendraient avec toi ! »

    Après quoi celle-ci descend en bas, accompagnées des garçons. Ouf, quel soulagement ! Heureusement que je peux toujours compter sur elle, Alya est une vraie amie. Mon kwami propose de s'occuper à ranger les magazines, tandis que je m'affaire à décoller les vingt-six photos du mannequins, accroché un peu partout dans les murs. C'est vrai, quoi ! Je ne peux pas m'empêcher de découper des images dans les journaux ou d'acheter des posters pour ensuite, les décorer dans ma chambre. Mais je reconnais que ces derniers jours, mon envie des actualités sur le fils de Gabriel Agreste a baissé, et je ne sais même pas pourquoi. Alya remonte dans ma chambre juste au moment où je termine de mettre de l'ordre dans mes affaires.

    « Ils en avaient assez de rester dans la cuisine. » : m'avertit mon amie.

    Je la rassure que j'ai réussi à finir mon rangement.

    « Eh, les filles ! Et si on jouait à un jeu ? » : propose Nino.

    Chapitre 13

    Marinette :

    Cependant, juste au moment où nous nous apprêtons à commencer le jeu, ma mère arrive en courant dans ma chambre.

    « Les enfants, que personne ne rentre chez lui, maintenant ! »

    Je demande : « Qu'est-ce qui se passe, maman ? »

    « Il y a une nouvelle attaque de super-vilain, à la place des Vosges ! » : annonce-t-elle.

    Celle-ci nous avertit une dernière fois de ne pas sortir pour l'instant, avant de redescendre. Et je sais pourquoi maman s’inquiète autant, la place des Vosges est tout près de chez nous, et y compris du collège. C'est d'ailleurs le lieu où nous nous retrouvons le plus souvent avec amis. Je suis sûre que c'est le meilleur square de tout Paris.

    « Euh... désolée d'interrompre la partie, mais... je dois aller aux toilettes. » : dis-je, sans laisser Alya s'exprimer.

    Je m'aperçois qu'Adrien aussi a quitté ma chambre, peut-être veut-il aller aux toilettes, lui aussi ? Sauf que je n'ai fait qu'inventer une excuse en disant ça. En réalité, il est temps pour moi de sauver la ville en combattant contre le mal ! Je sors de l'appartement et, dans les couloirs, qui sont toujours calmes, d'habitude, j'ordonne à mon kwami de me transformer. Devenue Ladybug, je m'élance dans les airs et me dirige vers le lieu de combat. Deux minutes plus tard, arrivée à destination, je m'aperçois que Chat Noir est déjà sur place. En effet, lorsque je suis dans la peau de super-héroïne et que je dois me rendre quelque part, je suis toujours en avance de trois ou cinq minutes que quand je suis dans ma vie civile. Après, ça dépend de l'endroit où je vais.

    En apercevant mon partenaire, les événement d'il y a quelques jours me reviennent brusquement en tête. Avec le collège, j'ai réussi à me changer les idées et à oublier un peu ce qui s'est passé. Mais, le fait de revoir mon coéquipier me replonge dans les mêmes pensées que j'ai eues ce week-end.

    « Enfin, tu es là ma Lady. Ensemble, on va lui montrer ce qu'on sait faire ! » : dit Chat Noir à mon arrivée.

    Chapitre 14

    Ladybug :

    La dernière fois qu'on s'est vu, il avait l'air tellement déprimé, et voilà qu'aujourd'hui, il parle comme si rien ne s'était passé. Mais je n'ai pas le temps de me focaliser sur lui, un super-vilain va détruire la ville d'une minute à l'autre, il est temps que je passe à l'action ! Pour toute réponse, j'ordonne à mon partenaire de me suivre.

    Bien sûr, je n'oublie pas notre conversation de l'autre soir. J'ai appris une nouvelle terrible en sachant que Chat Noir déménage et que plus jamais je pourrai le voir. Même que je n'ai fait que penser à ça pendant deux jours ! Sauf que, il y a un détail que je ne connais pas. Chat Noir déménage, en effet, mais... où ? C'était une question que j'avais mis à part, mais maintenant que j'y pense, c'est très intriguant. Il faut que je demande à mon coéquipier où il part habiter, enfin, s'il le veut bien, évidemment.

    Une fois le combat terminé, qui était très court car cette fois, le Papillon n'a pas choisi la bonne victime, je demande à mon partenaire : « Au fait, tu m'a dit l'autre jour que tu déménageais mais... tu ne m'a pas dit où. »

    « Pourquoi tu veux le savoir ? » : interroge-t-il.

    Bon, cette fois, j'admets que je vraiment étonnée de mon coéquipier. C'est incroyable ce qu'il peut changer d'humeur ainsi ! Un instant avant, il avait l'air plus animé et tout d'un coup, il adopte la mauvaise humeur.

    Cependant, je fais mine de ne pas m'en apercevoir et dis : « Je suis curieuse, c'est tout. »

    Il déclare, avant de rester silencieux un moment : « La vérité... c'est que je n'en ai aucune idée. »

    Comment ça aucune idée ? Lorsqu'on se rend quelque part, on doit toujours savoir où !

    « Tu vas dans un endroit où tu n'es jamais allé, et tu ne sais même pas où ? »

    Celui-ci se contente de hausser les épaules. Soudain, j'entends mes boucles d'oreilles sonner.

    « Tu devrais y aller, ta détransformation ne va pas tarder. » : explique Chat Noir.

    Je sais qu'il a raison, mais je veux, je dois même, absolument en savoir plus. Le deuxième pois de mon Miraculous sonne à son tour. Qu'est-ce que je vais faire ? Rester et laisser mes boucles d'oreilles sonner pour obtenir plus de précisions auprès de Chat Noir, ou bien partir dans l'immédiat et craindre de ne plus jamais revoir mon partenaire ?

     

    Chapitre 15

    Ladybug :

    C'est bon, ma décision est prise.

    Chat Noir :

    Pour quelle raison ne part-elle pas ? Je lui ai pourtant dit qu'elle va se détransformer.

    « Chat Noir, je veux en savoir plus sur ce que tu m'a dit. » : dit-elle d'un ton ferme.

    Je proteste : « Mais... et ta détransformation ? »

    « Je ne m'en irai pas avant que tu m'aie dit clairement ce qui se passe. »

    On dirait qu'elle n'a pas l'air de plaisanter, mais elle le sait très bien, je ne peux pas lui donner plus de précisions car nos identités doivent rester secrètes, et c'est elle qui a l'habitude de dire ça. Soudain, ma bague retentit à son tour. Ouf, au moins, je vais pouvoir y aller sans qu'elle puisse me retenir. Cependant, lorsque je m'apprête à propulser mon bâton, ma partenaire pose sa main sur mon épaule.

    « J'ai dit que je voulais en savoir plus. » : explique-t-elle.

    « Je... je suis désolé Ladybug mais... je dois absolument partir. » : dis-je avant de quitter les lieux.

    Ladybug/Marinette :

    Encore une fois, il vient de s'échapper. Et moi qui pensais que j'allais enfin avoir des détails ! Et maintenant, je ne sais même plus quand je pourrai le revoir. Je crois que pour Chat Noir, déménager et se séparer de son rôle de super-héros à Paris n'a pas vraiment d'importance, finalement.

    Arrivée chez moi, j'aborde une longue discussion avec Tikki. Après m'avoir vue dans le même triste état qu'il y a deux jours, celle-ci voulait éclaircir avec moi ce qui se passait mal.

    « Il faut que tu m'expliques clairement ce qui ne va pas, Marinette. » : déclare-t-elle.

    Je corrige : « C'est plutôt Chat Noir qui devrait m'expliquer ce qui ne va pas ! »

    « Mais, il t'a dit qu'il déménageais, pourtant. »

    Je soupire : « Oui. Sauf que, moi, je voulais qu'il m'en dise plus. »

    « Il n'est pas obligé de te confier tous ses secrets. S'il veut laisser certains sujets pour lui, tu dois l'accepter. » : explique-t-elle.

    Je me retiens d'éclater en sanglots, et dis : « Mais Tikki, tu ne comprends pas ! Je n'arrête pas de penser à lui tout le temps, c'est pus fort que moi et je ne sais pas pourquoi ! »

    « Enfin, Marinette, pas la peine de te mettre dans ces états. Il y a une très simple explication à tout cela ! » : annonce-t-elle.

    Plus doucement, je demande : « Quelle explication ? »

    Chapitre 16

    Marinette :

    « Tu es amoureuse de Chat Noir, Marinette. » : articule Tikki d'une voix douce.

    Pendant, je suis incapable de prononcer un mot.

    Je me répète les mots de mon kwami plusieurs fois avant de m'exclamer : « Comment ça ? Moi, je suis amoureuse d'Adrien. Il n'y a que lui que j'aime ! »

    « Non, ce n'est pas vrai. Et tout ce que tu m'a dit ces derniers jours le prouvent. Tu n'arrêtes pas de penser à lui, tu veux connaître plus de détails sur ce qui lui arrive, et même que tu étais prête à te détransformer devant lui pour obtenir des précisions ! »

    Je repense soudain aux événements de ce week-end,. C'est vrai que je ne m'étais pas rendue compte que j'étais déterminée à en savoir plus sur lui au point où j'allais me laisser détransformer sur place ! Je constate soudain que... mon kwami n'a pas vraiment tort : « Tu as peut-être raison. »

    Celle-ci réplique : « Je n'ai pas peut-être, mais j'ai raison. Et ce sont tes paroles qui confirment ce que je dis. »

    Je reste sans rien dire un instant avant d'expliquer : « Tu sais quoi, Tikki ? Tu a parfaitement raison ! J'ai bien réfléchi et j'ai constaté que, oui, en effet je suis amoureuse de Chat Noir. Et je n'ai rien contre ça ! La prochaine fois que je le vois, je n'hésiterai pas à rester pour lui parler et si besoin, je me détransformerai devant lui ! »

    « Tu en es sûre, Marinette ? Tu crois que tu pourrais faire ça ? » : interroge mon kwami.

    Je déclare : « Absolument ! Je sais que je peux lui faire confiance, et j'espère que lui aussi fait de même. »

    Tikki approuve, et, pleine d'espoir et de bonnes émotions, je m'endors paisiblement.

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Un amour parfait

    Chapitre 1

    Marinette/Ladybug :

    Aujourd'hui, je me réveille en sursaut, il est 9:45 ! Les cours ont commencé depuis une heure ! Je me suis couchée tard hier à cause d’un autre super-vilain. Après m'être levée du lit, je me dépêche de m'habiller, me coiffer, prendre mon sac à dos, mon sac à main où je garde Tikki, et sors de chez moi avant de prendre un pain au chocolat que je mange en courant jusqu'au collège. En arrivant à la porte d'entrée, j'entends la sonnerie retentir. J'ai raté le cours de Français donc je me précipite vers ma classe pour être à l'heure au cours de Chimie. Et heureusement pour moi, la prof n'est pas encore arrivée. J'entre en classe toute essoufflée et m'assieds à ma place tandis qu'Alya ne cesse de me poser des questions concernant mon absence au cours précédent. Un instant plus tard, la professeure entre dans la salle et commence le cours.

    "Bonjour à tous. Aujourd'hui nous allons aborder un nouveau chapitre concernant la combustion. Qui peut me dire ce que c'est ?", lance-t-elle à la classe.

    La prof interroge Max, un garçon passionné de Maths et de jeux vidéo. C’est d’ailleurs grâce à lui que notre collège a gagné au tournoi d’Ultimate Méga Strike III.      

    "La combustion est une réaction exothermique d'oxydoréduction.", répond le garçon aux lunettes.

    "Exactement, lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme dans le cas d'une combustion ou par une explosion.", explique l'enseignante.

    Quand le cours se termine, les élèves se rendent au réfectoire pour déjeuner. Alya décide de s'asseoir à la même table que Nino et Adrien pour manger.

    "Eh Marinette, viens on va s'asseoir avec Nino et Adrien.", me dit-elle en faisant un signe de la main.

    Je lui réponds, "Euh, quoi ?! T'en es sûre ?"

    "Mais oui, pourquoi ? Y'a un problème ?", me demande Alya en souriant légèrement.

    "Euh, c'est que...", dis-je.

    "T'inquiète pas, tout va bien se passer.", me rassure-t-elle.

    "Euh... bon d'ac...d'accord.", finis-je par lâcher.

    Alya et moi rejoignons les deux garçons assis sur une table dans un coin du réfectoire. Alya prend place à côté de Nino. Si Alya s'est assise avec Nino, ça veut dire qu'il ne reste plus qu'une seule place, celle à côté d'Adrien ! Je sens mes jambes trembler et mes joues rougir, je vais m'asseoir à côté d'Adrien ! Alya me tire le bras droit me faisant ramener à la réalité.

     "Tu ne t'assois pas Marinette ?", me demande le garçon blond en souriant.

    Je bafouille, "Euh si je me vois, euh... non ! Je m'assois !"

    Décidément, je n’arriverai jamais à placer trois mots devant lui correctement ! Soudain, d'étranges bruits attirent les élèves jusqu'à la cour. Une jeune fille vêtue d’une longue robe sombre et d’un masque noir vole au-dessus du collège en soufflant des flocons noirs envahissant la cour ! En voyant la situation, je cours trouver la première cachette pour me transformer. Dans une salle de classe vide, je me dépêche de sortir Tikki de mon sac à main.

    "Il faut qu'on intervienne, Tikki, transforme-moi !"

    Aussitôt, mon corps se recouvre d'une combinaison moulante rouge à pois noirs, un masque et un yoyo identiques apparaissent sur mon visage et ma taille. Je m’élance dans les hauteurs de Paris et aperçois la super-vilaine à quelques mètres plus loin. De son côté, Alya s'empresse de suivre les journalistes avec son vélo.

    "Te voilà enfin ma Lady, je t'attendais.", me dit mon partenaire.

    Je lui demande, "Chat Noir, est-ce que tu as repéré l'objet où s'est logé l'akuma ?"

    "Aïe ! Euh... pas encore.", répond-il en tombant à terre.

    Je plaisante, "Comme quoi tu ne retombe pas toujours sur tes pattes."

    Tandis que je lui tends la main pour l'aider à se relever, il en profite pour l'embrasser. Je retire immédiatement ma main, agacée.

    "Ce n'est pas le moment pour les espiègleries, Chaton. On est en plein en combat.", dis-je en le repoussant en arrière.

    Soudain, une voix nous attire par derrière.

    "Parisiens, Parisiennes, je suis Anuita ! Désormais, préparez-vous à vivre dans la nuit éternelle !", lance-t-elle en ricanant.  

    Suite à ces paroles, la jeune fille souffle des dizaines de flocons noirs vers moi. Voulant reculer, je trébuche et tombe au sol.

    "Ça y est ! Prends-lui son Miraculous, maintenant !", crie une voix mystérieuse à la vilaine.

    Aussitôt, Anuita se jette sur moi voulant m'arracher mes boucles d'oreilles. Mais une voix l'attire, c'est Chat Noir.

    "Eh Anuita ! Essaie de m'attraper si t'en es capable !", lance mon partenaire d'un air moqueur.

    Anuita n'aime pas du tout qu'on la provoque, me laissant à terre, elle lance toutes ses attaques sur Chat Noir, mais celui-ci parvient à les esquiver sans problème. Profitant de cette distraction, je me relève à court d'idées et lance :

    "Lucky Charm !"

    Une canne à pêche me tombe dans les mains.

    "Alors là, on est bon pour une partie de pêche.", plaisante Chat Noir.

    Je me demande, "Mais qu'est-ce que je dois faire de ça ?"

    Je regarde autour de moi, une vision me permet de résoudre mon problème. Je demande à mon coéquipier de retenir la super-vilaine le plus longtemps possible.

    "Avec grand plaisir.", me répond-il en s'amusant à défier son adversaire.

    itia ne cesse de s'acharner sur lui, Chat Noir décide d'utiliser son pouvoir.

    "Cataclysme !", crie-t-il.

    Il détruit le monument qui s’effondre aussitôt sur la vilaine et l’emprisonne. Apercevant qu'Anuita est coincée, j'en profite pour lancer la canne à pêche au-dessus de celle-ci et lui arrache sa flûte grâce au crochet. Une fois l'objet dans les mains, je me fais une joie de le casser. Aussitôt, un papillon maléfique s'en échappe.

    "Fini de nuire, petit akuma !"

    Je fais tournoyer mon yoyo pour le capturer.

    "Je te libère du mal !"

    Lorsqu'il ressort, l'akuma devient un magnifique papillon blanc qui s'envole. Je lance la canne à pêche au-dessus de Paris en criant :

    "Miraculous Ladybug !"

    Celle-ci se transforme en une armée de coccinelles magiques qui réparent les dégâts causés par Anuita. Tout redevient comme avant.

    "Mais, qu'est-ce que je fais ici ?", se demande la victime qui a tout oublié.

     

    Chapitre 2

    Ladybug :

    Un instant plus tard, le quatrième pois de mes boucles d'oreilles se met à sonner.

    "Bon, faut qu'j'y aille maintenant.", dis-je en m'apprêtant à lancer mon yoyo. Mais Chat Noir me retient par le bras.

    "Attends... est-ce que... tu peux te détransformer devant moi ? Je ne dirai à personne qui tu es, promis.", dit-il.

    Pour la énième fois, je lui dis en soupirant, "Nos identités doivent rester secrètes, tu le sais."

    "Personne n'en saura rien si je ne le dis pas.", insiste-t-il.

    Mais je refuse, même si Chat Noir insiste. Je retire la main de mon partenaire et le quitte me dirigeant vers le collège.

    Chat Noir/Adrien :

    Quoique je décide quand même de la suivre sans qu'elle ne me remarque. Je n'arrive plus à rester tranquille un moment sans savoir qui elle est vraiment. Mais après un instant je la perds de vue. Depuis le toit d'un immeuble quelconque, je la cherche un long moment du regard mais rien, déçu, je repars, il ne me reste plus qu'une minute avant ma détransformation. Je redeviens Adrien dans une ruelle à côté du collège.

    "Comment t'as pu rater cette occasion ?! C'était ta chance de découvrir qui elle est !", me hurle Plagg.

    "Je ne sais pas Plagg, je l'ai suivie et un instant plus tard, je l'ai perdue de vue.", lui réponds-je d'un air morose. "Bon, il faut qu'on retourne au collège maintenant."

    Marinette :

    Le lendemain pendant la récréation, Alya me montre une vidéo qu'elle a filmée lors du combat de Ladybug et Chat Noir contre Anuita.

    "Tu peux regarder la vidéo, je reviens des toilettes.", me dit-elle.

    Je m'apprête à lancer la lecture de la vidéo quand je fais accidentellement tomber le téléphone au sol et celui-ci se brise sous mes yeux.

    "Marinette, tu as cassé son téléphone ?!", me hurle Tikki, à moitié cachée dans mon sac à main.

    "Oh non ! Qu'est-ce que j'ai fait ?! Alya va me tuer !!", crie-je, affolée.

    Peu après, je commence à paniquer en voyant Alya revenir des toilettes.

    "Qu'est-ce qu'il y a Marinette ? Tu fais une tête bizarre.", me dit-elle avant qu'elle ne remarque son téléphone en brisure à ses pieds. "Oh non !! Mon téléphone ! Il... il est en morceaux ! C'est toi qui a fait ça Marinette ?",  me demande mon amie, colérique.

    "Eh bien je... je m'apprêtais... à regarder la vidéo et... sans le faire exprès... le téléphone a glissé et... il est tombé, puis... il s'est cassé.", réponds-je, honteuse en espérant qu'Alya ne m'en voudrait pas trop.

    "Marinette, tu vas regretter ce que tu viens de faire !", me crie-t-elle.

    "Alya... je... je suis désolée.", lui dis-je, tristement.

    Sans me répondre, elle repart le visage glacial. Je me rends compte que je viens de perdre une amie, une amie qui m'est très chère. Ma meilleure amie. Son téléphone comptait tellement pour elle ! J'aurais dû y faire plus attention. Je m'assieds sur le banc derrière moi, en colère contre moi-même. Si je n'avais pas fait tomber le téléphone, rien de tout ça ne serait arrivé ! Je suis tellement maladroite, je ne fais jamais rien comme il faut ! Soudain, Adrien vient s'asseoir à côté de moi et essaie de me consoler.

    "Ne t'inquiète pas Marinette, je suis sûr qu'elle te pardonnera très bientôt."

    "Non, elle ne m'excusera pas après ce que je lui ai fait.", lui dis-je, affligée.

    De son côté, Chloé n'a pas la même humeur que moi. Au contraire, elle est très heureuse du fait qu'Alya ne soit plus mon amie. C'est le bonheur pour elle que sa rivale se retrouve seule. En rentrant chez moi, je me jette sur mon lit, épuisée. Je repense à ce qui s’est passé tout à l'heure, je me sens si coupable. Je ne sais pas ce que je peux faire pour retrouver mon amie. Soudainement, je m'interromps dans mes pensées en entendant un bruit ressemblant à frappement, venant d'en bas. Je descends les escaliers menant à mon lit et voit une silhouette qui m’est familière derrière la vitre de ma chambre. J'ouvre la fenêtre et Chat Noir rentre aussitôt. Mais qu'est-ce qu'il fait là lui ?

    Je m'adresse à lui curieusement, "Qu'est-ce que tu fais ici Chat Noir ?"

    "Eh bien, j'ai entendu dire que tu as eu quelques problèmes ces derniers temps, mais ne t'inquiète pas, grâce à moi tu vas retrouver le sourire.", me répond-il.

    Toujours le mot pour rire lui. Mais je remarque sa seconde phrase. Comment a-t-il su pour mes "quelques" problèmes ? Est-ce quelqu'un qui le lui a dit ? Ou l'a-t-il su par lui-même ? Plusieurs questions commencent à tourner dans ma tête. Je lui pose la question pour en être sûre.

    "Comment as-tu su pour mes problèmes ?"

    "Euh... en fait..."

    Je remarque étonnamment le bafouillage de Chat Noir, lui qui est le plus doué pour trouver les mots.

    Chat Noir :

    Qu'est-ce que je vais lui dire ? Je ne peux pas lui avouer que je suis Adrien et que j'ai tout vu lors de sa dispute avec Alya ! Je cherche une réponse remarquant que Marinette me fixe avec un regard étonné. Perdu dans le bleu de ses yeux, je constate soudainement qu'ils ressemblent étrangement aux yeux de Ladybug. Non ! Ça ne peut pas être possible ! Elles sont si différentes l'une de l'autre. Mais depuis quelques temps, je trouve que mes sentiments envers Marinette évoluent. Mais j'aime aussi Ladybug ! J'aime ma partenaire de combat si courageuse mais j'aime aussi ma camarade de classe si maladroite.

    "Chat Noir ! Ça va ? Pourquoi tu ne réponds pas ?", me demande-t-elle.

    "Quoi ? Euh... tu disais ?"

    "Je disais comment t'as su pour mes problèmes. Est-ce que c'est quelqu'un qui te l'a dit ou..."

    "Ah ! Euh, oui... c'est quelqu'un qui me l'a dit.", réponds-je en bafouillant.

    "Qui ?", me demande-t-elle.

    Gêné, je cherche à changer de sujet rapidement, "Oh ! Peu importe, l'important c'est que maintenant que Chat Noir est là, tu vas te ch-entir beaucoup mieux ! »

    Marinette :

    Qu'est-ce qu'il peut m'agacer avec sa fierté parfois. Même quand ce n’est pas le moment, il ne cesse ses blagues absolument pas drôles. Mais j'avoue, que c'est soulageant qu'il soit là. Depuis toujours, je n'ai vu Chat Noir que comme un simple partenaire, un coéquipier. Cependant lui, il a toujours voulu plus. Mais jamais je n'accepterai les avances de Chat Noir, jamais. Mon cœur appartient à quelqu'un d'autre, à un autre garçon et ce n'est pas lui. Moi, j'aime Adrien, et Chat Noir est loin d'être aussi parfait que lui. Il est trop fier de lui et il faut toujours qu'il fasse le malin. Et moi, je n’aime pas les garçons qui font ça. Remarquant le silence régnant entre nous, je prends rapidement la parole.

    "Tu peux t'asseoir ici, je t'apporte une chose à grignoter."

    "Merci beaucoup... jolie demoiselle."

    Je rougis légèrement et Chat Noir s'apprête à s'installer quand je passe devant lui et le fait imprudemment tomber à terre en m'entrainant avec lui. Je tombe sur lui et nos nez se touchent. Nous restons ainsi quelques secondes quand je me relève et me dépêche de descendre. Nous discutons et plaisantons pendant une quarantaine de minutes quand Chat Noir me dit qu'il doit partir.

    "Bon, je dois y aller à présent.", dit-il en se levant.

    "Au revoir alors.", dis-je avec un petit sourire.

    Au même moment, Chat Noir repart en traversant la fenêtre. Même s'il n'arrêtait pas de plaisanter souvent avec ses jeux de mots ridicules pendant les conversations, ça m’a fait du bien de l'avoir vu. Au moins, j'ai pu discuter avec quelqu'un pour oublier les événements d'aujourd'hui. Le lendemain, je me réveille à 8:00. Pour une fois, j'essaye de ne pas être en retard au collège. Je m'habille de mon t-shirt blanc et de mon pantalon rose habituels, je me coiffe, me chausse, enfile ma veste et descends pour le petit déjeuner. Je réussis à sortir de chez moi à 8:30. En arrivant en classe, j'aperçois la salle vide, personne n'y est encore présent. Je m'assieds à ma place et commence à griffonner dans mon carnet de croquis pour passer le temps. Un peu plus tard, quelqu'un frappe à la porte.

    Adrien :

    En entrant dans la salle, je remarque une silhouette qui m'est familière. Marinette est là, assise sur son siège. Je l'admire, elle est si ravissante. Je ne peux m'empêcher de la fixer du regard. Je m'assieds à ma place en la saluant.

    "Salut Marinette ça... ça va ?", dis-je en bafouillant.

    Marinette :

    Adrien m'a salué, moi ! Je me sens rougir et lui réponds en bafouillant.

    "Ça... ça va... et toi ?"

    "Je vais bien... qu'est-ce que tu fais ?"

    "Euh... rien ... je ne fais que passer le temps.", dis-je.

    "Ça te dérange pas si... je regarde un peu tes créations ? Il paraît que tu dessines super bien."

    Je me sens rougir à ces paroles, et finis par accepter.

    "Euh... oui... bien sûr tu peux croire mes sensations. Euh non... je veux dire... tu peux voir mes créations.", dis-je avec un sourire aux lèvres.

    Adrien :

    A ces mots, je file m'asseoir à côté d'elle. J’admire tous ses beaux croquis. Elle est si douée.

    "Wow, tes créations sont formidables.", dis-je.

    Je vois les pommettes de Marinette prendre une couleur rougeâtre. Tout à coup, je fais involontairement tomber son crayon au sol.

    "Oh ! Désolé. Je te le ramasse."

    "Non ça va… t'inquiète... je vais le faire.", dit-elle.

    Soudain, la sonnerie retentit annonçant le début des cours et les autres élèves prennent place dans la salle.

     

    Chapitre 3

    Marinette :

    Adrien retourne à sa place et  je range mon carnet de croquis dans mon sac quand je remarque Alya se précipitant vers moi.

    "Eh ! Marinette !", crie-t-elle avant de reprendre son souffle et continuer.

    Je la regarde étonnée, comment peut-elle être si souriante après ce qui s’est passé hier ?

    "Regarde ce que j'ai trouvé ! Il était au pied de l’Arc de Triomphe après le combat de Ladybug et Chat Noir il y a deux jours.", me dit-elle.

    C'est une carte de bus. Tout à coup, je commence à paniquer. Et si c'est ma carte qu'Alya a trouvé ?!

    Je lui demande, "Et… qu’est-ce que tu vas faire avec ça ?"

    "Bah c’est évident, grâce à cette carte je vais pouvoir découvrir la véritable identité de l’un des super-héros !", s’exclame-t-elle.

    Alors là, c’est la panique totale ! Faut que je vérifie si j’ai bien ma carte après le cours. En attendant, j’essaie de changer de sujet.

    "C'est génial Alya mais… je voulais m’excuser pour hier.", dis-je en baissant la tête.

    "Ah ça ! T’inquiète, c’est déjà oublié."

    "Mais t’es pas en colère ?"

    "Eh bien… faut dire qu’au début j’étais énervée mais après j’ai compris que tu ne l’as pas fait exprès. Sans compter que je ne pourrai jamais me séparer de toi Marinette, t’es ma meilleure amie !", dit-elle en me serrant dans ses bras.

    C’est vrai, moi non plus je ne pourrai jamais me séparer d’elle. Peu après, le cours commence.

    "Bonjour à tous. Comme vous le savez, vous travaillerez par quatre. Donc voici les groupes. Ivan, Nathaniel, Rose et Juleka. Max, Kim, Alix et Mylène. Nino, Adrien, Alya et Marinette. Chloé vous rejoignez le groupe d’Ivan et Sabrina le groupe de Max.", explique Mme Bustier avant de distribuer la consigne.

    C’est génial, je suis avec Adrien ! Mais comment je ferai pour lui parler sans bafouiller ? Non, je ne dois pas m’inquiéter pour ça, et puis Alya sera là pour m’aider. Après le cours, je me précipite chez moi pour chercher ma carte puisque je ne l’ai pas trouvé dans mon sac. Je passe ma main un peu partout dans mes affaires.

    "Marinette, qu’est-ce que tu vas faire si c’est ta carte qu’Alya a trouvé ?", me demande Tikki.

    "Je ne sais pas Tikki."

    Peu après, je retrouve ma carte sous mon oreiller. Ouf ! Quel soulagement !

    "Ça veut dire que la carte qu’a trouvé Alya, c’est celle de Chat Noir !", s’exclame mon kwami.

    "Oh non ! Je dois le prévenir que son identité pourrait être révélée à n’importe quel moment !"

    Adrien :

    Je suis tellement inquiet ! Je ne retrouve plus ma carte de bus. Et si c’est ma carte qu’Alya a trouvé ? Je deviens de plus en plus nerveux.

    "Oh arrête de tourner en rond comme ça ! Tu me donne mal à la tête ! Et au cas où tu ne l’aurais pas entendu, je veux mon camembert !"

    "Oh Plagg ! Ce n’est pas le moment ! Je suis sûr que la carte qu’Alya a trouvé est la mienne. Je dois la récupérer avant qu’elle ne découvre mon nom dessus !"

    "Et comment comptes-tu faire ça ?", me demande Plagg.

    "Je n’ai pas le choix, il ne me reste qu’une solution. Et ça te concerne Plagg.", réponds-je.

    "Quoi ? Tu ne vas quand même pas faire ça Adrien ?"

    "Désolé mais c’est la seule chose qu'il reste à faire.", dis-je.

     

    Chapitre 4

    Adrien/Chat Noir :

    "Plagg, transforme-moi !"

    Aussitôt transformé, je bondis de toit en toit jusqu’au balcon de Marinette.

    Marinette :

    Je m'apprête à me coucher quand j'entends un bruit venant d'en bas. Je descends et vois une silhouette qui m'est familière derrière la vitre. Je lui ouvre et celui-ci rentre en bondissant devant moi.

    "Alors, comment ça va ?", me demande Chat Noir.

    "Je vais bien mais que fais-tu ici si tard ?", dis-je.

    "Marinette je dois t'en parler à toi vu qu’ je ne connais pas l'identité de Ladybug donc je ne peux pas la voir en dehors des combats.", dit-il. "J'ai perdu ma carte de bus depuis la dernière attaque il y a deux jours et je ne cesse de la chercher mais je ne la retrouve pas. Et dessus il y a écrit mon nom alors la personne qui l'a trouvé va sûrement révéler mon identité. Donc avant ça j'aimerais que c'est toi qui sache qui je suis."  

    "Tu... tu en es sûr ? Ce n'est peut-être pas une bonne idée...", dis-je.

    Laissant ma phrase suspendue, il s'approche de moi avant de m'embrasser pendant un instant.

    "Et maintenant... regarde.", dit-il en se détransformant.

    Peu à peu, le corps de Chat Noir apparaît et je sursaute aussitôt en découvrant qui il est.

    "A... Adrien ?! A... alors... c'est t... toi ?"

    "Oui... c'est moi.", dit-il.

    "Alors si c'est ça... Tikki, transforme-moi !"

    Adrien :

    Je me fige aussitôt avant de m'exclamer.

    "L... Ladybug ?! Marinette tu... tu es Ladybug ?"

    "Oui..."

    "Je... je suis tellement content que ce soit toi !"

    "Moi aussi Chaton. Maintenant transforme-toi.", dit-elle.

    Aussitôt, j'ordonne à mon kwami de me transformer.

    Ladybug/Marinette :

    "Suis-moi !", dis-je à mon partenaire avant de m'élancer dans les airs.

    "Mais où on va ?!", lance Chat Noir derrière moi.

    "Chez Alya ! C'est elle qui a ta carte non ? On va pouvoir la récupérer."

    Après un instant, nous nous arrêtons sur le balcon de ma meilleure amie.

    "Comment on va rentrer sans se faire remarquer ?", demande mon coéquipier.

    "Tard comme il est, je doute que quelqu'un soit encore debout. Par-là !", dis-je.

    Nous passons par la fenêtre et pénétrons discrètement dans la chambre. Je fouille un peu partout avant que Chat Noir ne retrouve la carte dans un tiroir.

    "Je l'ai !", dit-il en chuchotant.

    Je remarque soudain Alya bouger.

    "Vite, allons-nous en avant qu'elle ne nous voit !", dis-je.

    Nous retournons aussitôt chez moi et je me détransforme.

    "Ouf ! C'était moins une. Un peu plus et elle allait nous voir !", dis-je avant de remarquer Chat Noir s'approchant lentement vers moi.

    "Ton plan était parfait.", dit-il en chuchotant à quelques centimètres de mes lèvres. Il s'approche encore un peu diminuant complètement le peu d'espace entre nous et pose ses lèvres sur les miennes en m'embrassant tendrement. Le baiser dure un long moment jusqu'à ce que Chat Noir ne retire ses lèvres.

    "Je dois y aller maintenant", dit-il.

    "Tu ne peux vraiment pas rester Chaton ?"

    "Désolé mais Père sera furieux. Mais... je passerai te prendre demain pour aller au collège.", dit-il en faisant un clin d'œil auquel je ne peux résister avant de disparaître dans la nuit.

     

    Chapitre 5

    Marinette :

    "Marinette tu vas être en retard !"

    "C'est bon Tikki je me lève."

    "Mais Marinette t'as déjà oublié ? Adrien vient te chercher pour aller au collège !"

    "Oh non Adrien ! Faut que je sois prête avant son arrivée !", dis-je.

    "D'accord calme toi. C'est pas comme s'il venait là dans une minute."

    Tout à coup, j'entends la sonnette de la porte retentir et commence à paniquer.

    "Marinette, c'est pour toi !"

    "Euh... j'arrive maman !"

    Je me dépêche de me préparer et descends l’escalier en vitesse. Adrien se tient à l'entrée et me regarde en souriant. J'embrasse mes parents et prend la route vers le collège avant de prendre un croissant pour mon petit déjeuner.

    "Alors, bien dormi ?", demande le garçon blond.

    "Eh bien... j'aurais voulu que tu sois avec moi."

    "Moi aussi mais tu sais comment est mon père."

    Tout à coup, il me prend par le bras et m'entraîne dans une ruelle vide et sombre.

    "Adrien... qu'est-ce qu'on fait là ? On va être en retard au collège.", dis-je.

    "Le collège peut attendre."

    Il m'entoure de ses bras et m'embrasse tendrement pendant un long moment. Suite à quelques secondes, la sonnerie du collège retenti mais Adrien ne retire pas ses lèvres des miennes.

    "Adrien, le collège !"

    Il m'embrasse une dernière fois avant de courir jusqu'en classe.

    Mme Bustier nous a demandé de terminer notre travail de groupe à la maison. Nous nous sommes arrangés pour qu'Alya et Nino travaillent ensemble et Adrien et moi ensemble.

    "Il devrait déjà être là à l'heure qu'il est.", dis-je.

    "Peut-être qu'il a eu un problème."

    Tout à coup, j'entends un bruit derrière moi. Chat Noir est là.

    "C'est pas trop tôt.", dis-je malicieusement.

    "Contente de me voir ?", dit-il.

    Mon partenaire se détransforme et m'embrasse avant de sortir ses affaires pour travailler.

    Nous passons deux heures entières à travailler avant qu'on ne finisse à 19:00.

    Je demande, "On fait quoi maintenant qu'on a terminé ?"

    "Je pourrais rester encore un peu avec toi si tu veux.", dit Adrien.

    "T'as de la chance que mes parents ne soient pas là.", dis-je.

    "Et si on faisait un jeu ? On l'a bien mérité après tout ce travail", lance-t-il.

    L'idée me plait beaucoup et j'accepte.

    "D'accord mais quel jeu ?"

    "Euh... Action ou vérité ?"

    "OK alors je commence. Action ou vérité ?"

    "Action.", répond-il.

    "Combien fait 1 355 × 1 013."

    "Euh... 1 372 615."

    Je m'exclame, "Comment t'as réussi ?!"

    "Disons que je suis le plus doué en Maths."

    Il ressemble complètement à son alter-ego. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas me rendre compte plus tôt que Chat Noir est Adrien.

    "Alors... action ou vérité ?", demande-t-il.

    "Euh... vérité.", dis-je en hésitant un peu.

    "Avec qui a été ton premier baiser ?"

    "Chat Noir."

    Adrien :

    Je suis aux anges. De toute sa vie, le premier garçon qu'elle a embrassé est moi. Enfin... ce n’est pas tout à fait moi mais mon alter-ego.

    "C'est à moi maintenant. Action ou vérité ?", dit Marinette.

    "Vérité.", dis-je.

    "As-tu déjà été amoureux de Chloé ?"

    Je réponds sans hésiter, "Jamais."

    Marinette :

    Ce simple mot me rassure. Adrien n'a jamais été amoureux de Chloé.

    "Il est presque 20:00. Mon père doit se demander où je suis."

    "Oui... et mes parents vont bientôt rentrer."

    Adrien se transforme et m'embrasse un instant avant de partir. Je monte aussitôt dans mon balcon et fais un signe de la main à Chat Noir qui est sur un toit en face.

     

    Chapitre 6

     Marinette :

    "Marinette ! T'as décidé de ne pas te lever aujourd'hui où quoi ?!"

    "Tikki... quand même ! On est samedi ! Laisse-moi dormir encore un peu.", dis-je en tirant ma couette.

    "Très bien fait comme tu veux. Mais sache qu'il est 12:45."

    "Quoi ?! 12:45 ! Mais c'est à cette heure qu'Alya devait venir aujourd'hui !"

    "Marinette ! Il y a quelqu'un pour toi !"

    Je me lève aussitôt et Alya rentre.

    "Marinette, qu'est-ce que tu fais encore en pyjama ?", me demande-t-elle.

    Je bafouille, "Euh..."

    "Non... ne me dis pas que t'étais en train de dormir à l'heure qu'il est !"

    "Eh bien... oui."

    "Décidément Marinette ! Je t'avais dit de préparer tes affaires pour travailler et toi tu continues de dormir !"

    "Désolé. Je me suis couchée tard hier."

    "D'accord ça va aller. Tu vas commencer pas t'habiller et manger. Ensuite on va se mettre au boulot."

    J'entre dans la salle de bain et m'habille avant de descendre en bas pour le petit déjeuner suivi d'Alya.

    "Voilà ton chocolat et ton croissant Marinette. Alya, est-ce que tu veux quelque chose toi aussi ?", demande ma mère.

    "Non merci Mme Dupain-Cheng. J'ai déjà pris mon petit déjeuner."

    Je remarque à l'instant les informations à la télé et... qu'est-ce que je vois ?!

    "Paris est attaqué par un nouveau super-vilain transformant des dizaines de personnes en statue de glace !", explique la présentatrice.

    Je me dépêche aussitôt de terminer mon croissant et me précipite vers ma chambre.

    "Marinette, où est-ce que tu vas ?", me demande Alya.

    "Euh... aux toilettes. Je suis pressée."

    Je monte l'escalier en vitesse et commence par appeler Adrien.

    Adrien :

    Je m'ennuie énormément. Je n'ai jamais cours de quoi que ce soit le samedi et ma séance photo a été annulée à cause du photographe qui est malade. J'allume mon ordinateur, histoire de vérifier les nouveautés sur le Ladyblog. A ma grande déception, il n'y a aucune mise en ligne récente. A l'instant même, j'entends mon téléphone sonner. C'est Marinette.

    "Adrien ! Il y a un nouveau super-vilain à la Cathédrale Notre-Dame !"

    "J'arrive tout de suite !"

    "Plagg, transforme-moi !"

    Aussitôt, une combinaison noire recouvre mon corps suivie d'une queue-ceinture et d'une petite cloche accroché à mon cou. Un masque noir et des oreilles de chat apparaissent et un bâton argenté se pose derrière mon dos. Je me propulse dans un toit voisin quand j'entends mon bâton sonner.

    "Chat Noir où est-ce que t'es ?!", demande Ladybug.

    "J'arrive... je ne suis pas très loin de la Cathédrale."

    "Dépêche-toi !"

    J'allonge mon bâton quelques mètres plus loin et me propulse jusqu’à la basilique.

    "Regardez qui voilà ! Chat Noir ! Es-tu venu pour te figer en statue ?", dit-il en ricanant.

    "Essaie un peu pour voir !", dis-je en me dirigeant droit vers lui.

    Je le pousse contre le mur grâce à mon bâton qui peut s'allonger indéfiniment.

    Marinette :

    "Alors comment tu m'as trouvé ma Lady ? Canon pas vrai ?", dit-il avec malice.

    "Pas mal. Mais tu pourrais faire mieux.", dis-je en le taquinant.

    Mais nous n'avons pas plus le temps de discuter car notre adversaire ne cesse de nous tirer dessus avec des boules de glace. J'avertis Chat Noir de ne pas se laisser toucher par les sphères.

    "Personne ne peut échapper à Ice-King !"

     

    Chapitre 7

    Marinette :

    Aussitôt le combat terminé, je me précipite vers ma chambre où je me détransforme dès l'arrivée.

    "Marinette ! Où est-ce que t'étais passée ?!", me demande Alya. "T'as dit que t'allais aux toilettes mais j'ai vérifié et tu n'y étais pas !"

    Je bafouille, "Ah ! Et bien... je suis descendue à la boulangerie parce que... mon père voulait me voir !"

    "Arrête de mentir Marinette Dupain-cheng ! Je suis allée voir à la boulangerie et tu n'y étais pas non plus !"

    Je commence à paniquer. Qu'est-ce que je vais pouvoir expliquer ? Alors que je me dis que c'est probablement la fin pour moi, une idée me traverse l'esprit.

    "Euh non… en fait c'est Nino ! Oui... c'est Nino qui m'avait appelé pour me dire de lui rendre son livre de Géographie."

    "Bon. Cette fois tu l'as échappé belle Marinette... mais je te promets que je ne te lâcherai pas si facilement la prochaine fois. Allez, j'y vais maintenant. On se revoit au collège !", dit-elle en sortant de la pièce.

    C'est à l'instant même que maman entre en me disant qu'elle serait absente le reste de la journée pour aller se promener avec papa.

    "Tu es sûre que tu pourras gérer la maison pendant notre absence Marinette ?", dit-elle.

    "Mais oui, t'inquiètes ! Tout se passera bien ! Je te le promets !"

    "D'accord ma chérie. Et n'oublie pas de ranger ta chambre avant de faire quoi que ce soit. Je vais y aller à présent."

    Je l'embrasse et lui souhaite un bon après-midi avant de commencer à ranger mes affaires qui traînent un peu partout dans la pièce. Un moment plus tard, après avoir terminé de mettre de l'ordre dans mes objets, la sonnette de la porte retenti. Je me précipite d'ouvrir et reconnais tout de suite la personne qui est de l'autre côté.

    "Salut Marinette !", dit-il. "Je suis passé te voir car je m'ennuyais un peu."

    "Adrien ! C'est super que tu sois là, mes parents viennent à peine de partir et ils ne rentreront que ce soir donc je commençais à me sentir un peu seule."

    "Moi aussi c'est pareil. Mon père va rentrer tard aujourd'hui à cause d'un défilé de mode. Donc je me suis dit que je pourrai reste un peu avec toi pour passer le temps.", dit-il.

    "Euh... bien sûr ! Viens, monte !"

    Tandis que j'entre dans ma chambre suivi d'Adrien, j'entends mon téléphone sonner. Qui peut m'appeler à cette heure-ci ? Je remarque le nom du destinataire affiché dans l'écran.

    "Allô Alya ! Qu'est-ce qui se passe ?", dis-je.

    "Marinette ! Ça te dérangerait si je venais chez toi maintenant ?"

    "Ah euh... non pas du tout mais pourquoi ?"

    "Et bien c'est pour faire la mise au point que Mme Bustier nous a demandé pour l'exposé. Et comme on a plus beaucoup de temps, vaut mieux commencer dès maintenant.", dit-elle à travers le téléphone.

    "Bon... d'accord. Je t'attends.", dis-je en raccrochant.

    "C'était qui ?", me demande Adrien.

    "Alya, elle vient dans un instant avec Nino."

    "D'accord alors... en attendant on peut peut-être sortir nos affaires pour travailler ?", demande-t-il.

    Une dizaine de minutes passées, ma meilleure amie suivie de Nino, entre dans mon compartiment.

    "Adrien ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?", demande Nino.

    "En fait, le père d'Adrien va rentrer tard ce soir et comme il se sentait seul, il est venu me voir.", dis-je.

    "Mais c'est génial ça !", s'exclame Alya. "Comme ça on pourra travailler sur la mise au point en groupe ! Ce sera plus pratique."

    Nous commençons le devoir de l'exposé avant de finir vers les alentours de 17:00. Je propose à mes amis de leur servir un goûter.

    "Je viens avec toi Marinette.", demande le garçon blond.

    Je le regarde d'un air gêné avant de tourner les yeux vers Nino qui sourit au coin des lèvres et puis Alya qui me sourit en levant les sourcils. Alya a toujours voulu qu'Adrien et moi soyons ensemble et c'est ce qui s'est passé mais je préfère ne rien lui dire pour le moment. Ne voulant pas rester ici une seconde de plus, je me précipite de descendre suivie d'Adrien. Je prends une boite de cookies dans le placard et quelques verres de boisson. Soudain, je sens des mains se poser sur ma taille en m'enroulant.

    "Adrien, qu'est-ce que tu fais ? On est dans la cuisine ici !", dis-je en tentant de me libérer de ses bras mais c'est sans espoir.

    Adrien me serre de plus en plus contre lui et finalement, je décide de me laisser tout en agissant de la même façon. Il veut jouer ? Alors je vais jouer. Je décide moi aussi d'enrouler mes bras autour de son cou et colle mes lèvres sur les siennes aussitôt. Après un long instant qui pourtant m'as paru très court, nous montons rapidement dans la pièce où nous attendent Alya et Nino.

    "Eh bien ! Vous en avez mis du temps !", s'exclame Nino.

    Après le goûter, Alya décide de partir car sa mère a besoin d'elle pour la soirée et Nino doit prendre le train très tôt demain pour aller dans le sud.

    "Je suppose que moi aussi je devrais y aller maintenant. Tes parents vont probablement rentrer d'une minute à l'autre.", explique Adrien.

    "Tu peux rester encore un peu si tu veux. Mes parents ne rentreront pas avant le dîner.", dis-je.

    "D'accord. Ça me fait plaisir de passer du temps avec toi."

    Je me sens soudainement rougir. Tout à coup, Adrien me pousse légèrement et je tombe à dos sur mon lit.

    "Alors là, tu l'as fait exprès !", dis-je malicieusement.

    "Oui. Mais tu sais pourquoi n'est-ce pas ?", dit-il avec un air joueur qui m'amuse beaucoup.

    Aussitôt, il se jette sur moi et m'embrasse passionnément. Je m'arrête pendant un instant et reprend mon souffle. Nous continuons ainsi pendant un long moment et je sens Adrien me serrant un peu plus fort contre lui à chaque instant. J'apprécie énormément ce moment magnifique et espère qu'il continuera encore. Nous nous arrêtons pendant un court instant et je me relève.

    "Adrien... je... je t'aime."

    "Moi aussi je t'aime Marinette."

    Fin.

     

     


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