• Episode 18 : "Frozer" Un entraineur de patinage artistique nommé Phillipe, est akumatisé. Armé de ses patins à glaces maléfiques, il veut transformer Paris en royaume de glace.

    Episode 19 : "Anansi" Nora est akumatisée en araignée géante qui veut montrer à Alya à quel point Paris peut être dangereux.

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    Episode 20 : "Reine du Style" (Le combat des Reines - partie 1) Audrey Bourgeois (mère de Chloé) est akumatisée en Reine du Style. Dans cet épisode, Chloé obtiendra le Miraculous de l'Abeille.

    Episode 21 : "Reine des Guêpes" (Le Combat des Reines - partie 2) Après sa transformation en Queen Bee, Chloé est akumatisée et devient Reine des Guêpes : résumé complet.

    Episode 22 : "Malediktor" Quand Chloé menace de quitter Paris pour se rendre à New York avec sa mère, M. Bourgeois est akumatisé en Malediktator. Investi d'un pouvoir absolu, il veut réaliser les rêves de sa fille pour qu'elle reste avec lui.

    Episode 23 : "Sandboy" Tandis qu'elle doit se passer de Tikki, Marinette, sans ses pouvoirs, doit empêcher un super-vilain de donner vie aux mauvais rêves des Parisiens. Ce mystérieux personnage serait-il Adrien ? Dans cet épisode, Nino obtiendra le Miraculous de la Tortue. A l'occasion de l'anniversaire de Nooroo, tous les kwamis et leurs Miraculous seront présents dans cet épisode.

    Episode 24 : "Catalyste" (Le Jour des Héros - partie 1) Nathalie est akumatisée, son pouvoir est de créer des alliés aux super-vilains. Son akumatisation peut-elle être la cause de la révélation des identités de Ladybug et Chat Noir ?

    Inséré

     Episode 25 : "Mayura" (Le Jour des Héros - partie 2) Gabriel Agreste fait appel à une nouvelle super vilaine, Mayura. Cette nouvelle alliée du Papillon détient le Miraculous du paon : résumé complet ou description de Mayura.

    Episode 26 : Dans cet épisode, qui est le dernier de la saison 2 et sera le début de la saison 3, nous en saurons plus sur Émilie Agreste (mère d'Adrien et épouse de Gabriel Agreste).


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  • Chapitre 1

    Ladybug :

    Comme chaque soir, je suis en route pour me rendre à la Tour Eiffel. Je me demande si Chat Noir est déjà sur place, d'habitude il est toujours le premier à m'attendre.

    Cependant, à mon arrivée, je m'étonne : personne n'est présent. Surprise de ce retard inhabituel de mon partenaire, je décide de m'asseoir au rebord du monument et contemple la ville. Du haut de cette immense tour, Paris est plus beau que jamais, sans compter le magnifique coucher de soleil qui se dresse devant moi. Soudain, je sens des mains se poser sur mes yeux.

    Intriguée, je demande : « Chat Noir ? » 

    « Surprise ! » : crie une voix qui m'est familière.

    En ouvrant les yeux, je découvre mon coéquipier au costume noir me tendant une rose rouge dont les épines sont coupées. Avant de me la donner, celui-ci s'approche et me laisse un léger baiser sur la joue.

    « Je l'ai cueilli pour toi. J'espère qu'elle te plaît. » : dit-il doucement à quelques centimètres de mes lèvres.

    Sans bouger d'un pouce, j'articule dans un murmure : « Chat Noir elle est... magnifique. Merci. »

    « Alors, comment s'est passée ta journée ? » : demande-t-il d'un ton plus animé.

    « Bien et toi ? »

    Je remarque alors son visage s'assombrir brusquement.

    Je l'interroge, inquiète : « Chat Noir... est-ce que tout va bien ? »

    Ce dernier reste silencieux un moment avant de répondre tristement : « Je crains que ce soit le dernier soir où nous nous voyons. »

    Sans tout à fait comprendre, je réplique : « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

    En soupirant profondément, il articule : « Je t'ai offert cette rose car après aujourd'hui, nous ne pourrons plus nous voir. »

    « Tu veux dire... que tu ne seras plus mon coéquipier ?! » : dis-je, surprise.

    « Non, pas du tout ! Je voulais dire... que je ne pourrai plus venir te voir comme nous l'avons fait chaque soir jusqu'à aujourd'hui. »

    En posant un instant mon regard sur la fleur que je tiens entre les mains, je dis : « Mais nous pourrons toujours nous voir lors des combats. »

    « Bien sûr, mais je dois dire que j'aimais passer un peu de temps avec toi tous les soirs, au sommet de la Tour Eiffel. » : explique-t-il en souriant légèrement.

    Hésitante, je questionne : « Et... pourquoi tu ne pourras plus le faire ? »

    « J'aimerais bien te le dire mais comme tu le sais, nos identités doivent rester secrètes. »

    Étonnée de ce que vient de prononcer mon partenaire, je décide de rester silencieuse. Celui-ci se relève et m'annonce qu'il est temps pour lui de partir. Il me fait un signe de la main et disparaît ensuite à travers les immeubles. Je remarque que le ciel a prit de belles couleurs rose et orange, la nuit ne tardera pas à tomber, je m'élance dans les airs et me balance de toit en toit jusqu'à atterrir sur mon balcon.

    Chapitre 2

    Marinette :

    Malgré ma terrible fatigue, je n'arrive pas à fermer l’œil de toute la nuit. Je pense et repense à tout à l'heure, lorsque j'étais à la Tour Eiffel. Les paroles de Chat Noir résonnent sans cesse dans ma tête. Et si le Papillon ne lançait plus jamais d'attaques ? Et si il n'y avait plus jamais de combats contre les super-vilains ? Je ne pourrai plus jamais voir non plus mon coéquipier.

    Le lendemain matin, je me réveille avec un mal de tête horrible.

    « Marinette, est-ce que tout va bien ? On dirait que tu n'as pas fermé l’œil de la nuit. » : demande mon père à mon arrivée dans la salle à manger.

    « Oui, oui. Ah ! Ça va très bien. » : dis-je entre deux bâillements.

    Cependant, celui-ci ne paraît pas convaincu.

    Après avoir pris mon petit-déjeuner, je monte dans ma chambre. Aujourd'hui, il n'y a pas cours, Alya a prévu de déjeuner chez moi d'y passer l'après-midi.

    « Par quoi es-tu si préoccupée, Marinette ? » : interroge Tikki tandis que je me jette sur mon lit.

    « Je n'arrête pas de penser à ce que m'a dit Chat Noir, hier. » : dis-je dans un soupir.

    « Tu es épuisée, tu n'as pas dormi de la nuit. Un bon moment de sommeil te fera le plus grand bien ! »

    Je proteste : « Pas maintenant ! Je... je dois faire mes devoirs. »

    « En attendant Alya, tu te reposer, c'est d'accord ? Tu verras que tu seras très en forme cet après-midi. »

    Tikki a raison, je n'arrive plus à tenir debout, il faut que je dorme ! Je suis son conseil et me glisse sous ma couette en m'endormant profondément.

    « Marinette, réveille-toi ! » : crie une voix qui m'est familière.

    Je frotte mes yeux et ouvre les paupières lentement. Après m'être bien étirée, je reconnais tout de suite la silhouette joyeuse de mon amie.

    « Alya, t'es déjà là ? » : dis-je en sortant de mon lit.

    « Je suis là depuis une heure, Marinette ! Il paraît que tu n'as pas fermé l’œil de la nuit ? » : demande-t-elle.

    « C'est vrai, mais maintenant, je suis parfaitement en forme ! Tu viens, on va déjeuner. » : dis-je.

    Celle-ci lâche un rire et dit : « Déjeuner à trois heure et demi de l'après-midi ? Non merci ! »

    Trois heure et demi ? Comment ça ? Je me penche vers mon réveil et, en découvrant l'heure qu'il est, je laisse échapper un petit cri. Je tire mon amie par le bras et nous dévalons les escaliers.

    « Je n'arrive pas à croire que j'ai dormi jusqu'à trois heures et demi de l'après-midi ! Pourquoi maman ne m'a t-elle pas réveillée ? »

    « Relax Marinette, où est le problème ? Tu vas simplement dîner plus tard que d'habitude, n'en fais pas un drame ! » : rassure Alya.

    Malheureusement, je ne peux pas lui expliquer la raison de ma précipitation.

    Chapitre 3

    Marinette/Ladybug :

    Après le départ d'Alya, je me précipite vers ma chambre, j'espère qu'il n'est pas trop tard !

    « Tikki, il n'y a pas de temps à perdre, transforme-moi ! »

    Je monte ensuite sur mon balcon et à l'aide de mon yoyo, je lance un appel à Chat Noir, pleine d'espoir.

    Adrien/Chat Noir :

    Il faut que je prenne l'air, je suis resté enfermé à la maison toute la journée.

    « Plagg ? Où est-ce que tu es, je dois sortir pour respirer, je n'en peux plus de rester cloîtré chez moi à cause de mon père ! » : dis-je.

    « Je croyais que ton père t'avait interdit de sortir le soir ! » : réplique mon kwami en sortant de la corbeille à papier.

    « Pas seulement le soir mais toute la journée, je n'arrive plus à rester calme entre ces quatre murs ! » : dis-je avant d'ordonner à la petite créature noire de me transformer.

    Ceci fait, mon bâton retentit.

    « Un appel de Ladybug ? » : me dis-je.

    Je décroche sans plus attendre.

    « Chat Noir, où es-tu ? » : me demande-t-elle, à l'autre bout de la ligne.

    « Euh... je m'apprêtais à faire une promenade. »

    Sans me laisser en dire plus, celle-ci m'annonce de la rejoindre, à ma grande surprise, à la Tour Eiffel. Je n'ai pas le temps de lui répondre, quand elle raccroche. Je me demande bien se qui se passe. A la fois curieux et inquiet, je me dirige à grande vitesse vers la haute tour au sommet pointu.

    Arrivé sur place, je m'aperçois que ma partenaire est déjà là. Cette dernière a le dos tourné. Je m'approche discrètement d'elle quand celle-ci se retourne, un sourire aux lèvres.

    Chapitre 4

    Chat Noir :

    Sans dire un mot et en gardant son sourire, celle-ci ramène ses bras devant elle, qu'elle avait gardé derrière son dos depuis le début. Elle tient dans ses mains une boîte emballée d'un papier rouge qui brille et d'un ruban en satin noir.

    « En échange de la rose que tu m'avais offert, je te donne ça. » : explique-t-elle en me regardant droit dans les yeux, ce que je trouve assez... gênant.

    Je prend délicatement la boîte et l'ouvre lentement.

    Un instant plus tard, je murmure : « C'est tellement beau ! Je... euh... je te remercie, Ladybug. »

    Pour toute réponse, elle se contente de m'accorder un large sourire.

    « Même si on ne se verra plus tous les soirs, on pourra toujours profiter du moment qu'on passe ensemble pendant les combats, n'est-ce pas ? » : demande-t-elle.

    « Bien sûr. » : dis-je en soupirant.

    Ladybug/Marinette :

    J'hésite à requestionner mon partenaire sur la raison dont il ne peut plus venir à la Tour Eiffel. Il m'a semblé l'autre jour que Chat Noir ne voulait pas aborder le sujet. Je me souviens encore de ce qu'il m'avait dit : « J'aimerais bien te le dire mais comme tu le sais, nos identités doivent rester secrètes. ». Pourtant, je genre de phrase ne lui correspond pas.

    Je me contente de dire doucement : « Tu sais, si quelque chose ne va pas, saches que tu peux compter sur moi. »

    Celui-ci me fait un sourire avant d'annoncer : « Je dois y aller, maintenant. »

    Étonnée de ce départ si tôt, je demande : « Déjà ? Tu viens à peine d'arriver »

    Cependant, celui-ci sans répondre à ma question, se désole et me quitte.

    Ce soir, en rentrant chez moi, je suis de plus en plus curieuse et inquiète. Qu'arrive-t-il à Chat Noir. Ce n'est pas son genre de cacher des choses.

    « Je suis sûre que tout va très bien. Et puis, tout le monde peut avoir ses secrets ! » : explique Tikki.

    Je réplique : « Non, Tikki. Tu te trompes, si c'était un secret en général, il ne serait pas comme ça ! »

    « Que veux-tu dire par ''comme ça'' ? »

    « D'habitude, il est toujours dynamique, souriant, énergétique... et sans compter qu'il n'arrête jamais d'inventer des jeux de mots ridicules ! Ça, c'est le vrai Chat Noir ! » 

    « Mais, Marinette, tu ne peux pas penser à lui tous les soirs et te priver de sommeil ! C'est important de dormir. » : dit mon kwami.

    Et je reconnais qu'elle a raison, cette nuit, je dois réussir à fermer l’œil !

    Chapitre 5

    Adrien :

    « Il faut que je le dise à Ladybug. »

    « Que tu dises quoi ? » : demande Plagg en avalant un troisième morceau de fromage.

    « Que bientôt je ne pourrai plus jamais la revoir ! » : m'écrie-je.

    Rien que de penser à ça, j'ai un mal de tête horrible. Je n'arrive pas à croire que je dois quitter celle que j'aime, qu'est-ce que je vais faire sans elle ?

    « Arrête de penser à elle, tu veux ? Tu n'as même pas sorti un sourire depuis ce matin ! » : rappelle mon kwami.

    « Je n'y arrive pas. Je n'ai pas envie de m'éloigner de mon premier amour. » : dis-je dans un profond soupir.

    « Oh, s'il te plaît, ne me parle pas de ce genre de chose ! Rien que d'entendre ça, j'ai envie de recracher mon camembert ! » : rétorque la créature noire.

    Dans quelques jours à peine, tout changera dans ma vie. Non seulement je devrai quitter l'amour de ma vie, mais je serai également obligé de me séparer de mes amis ! Voilà pourquoi je n'ai jamais apprécié un déménagement. Pour mon père, ce n'est pas un problème. Il ne vas pas au collège comme moi et donc, il n'a pas d'amis à quitter. Et il n'a pas non plus à se séparer de personnes très chères à ses yeux.

    Marinette/Ladybug :

    Aujourd'hui, je me lève très en avance, mais pas avant mes parents, qui sont debout à quatre heures du matin. Eh oui, leur travail à la boulangerie n'est pas une mince affaire !

    Cette nuit au moins, j'ai pu dormir tranquillement, même si je n'ai pas eu un profond sommeil. Je me rends jusqu'à la salle à manger, je m'aperçois que maman est assise à table, avec dans ses mains, son habituelle tasse de tisane qu'elle boit toujours avec douceur et délicatesse. Je l'embrasse et m'apprête à mon tour de manger.

    Un peu plus tard dans la journée, confortablement installée sur le canapé, je finis de regarder une émission de télévision. Étant donné que je vais passer la journée à m'ennuyer, je décide de changer de chaîne, histoire de vérifier si quelque chose pourrait m'intéresser. Je me pose sur la chaîne d'informations : TVI, dont Nadia Chamack en est la présentatrice.

    « Encore une nouvelle pour nos célèbres super-héros, une attaque de super-vilain s'impose à la Tour Eiffel. Les Parisiens et Parisiennes sont transformés en petits monstres qui détruisent la ville ! » : annonce-t-elle.

    « Une attaque de super-vilain ? » : dis-je pour moi-même.

    Je me demande si Chat Noir viendra, même s'il m'a précisé qu'il serait toujours présent pour les combats. Je me transforme et me rend sur place, espérant de tout mon cœur que mon partenaire sera à mes côtés. En arrivant sur le parvis de la Tour Eiffel, qui ressemble maintenant à un champ de bataille, je me fige aussitôt.

    Chapitre 6

    Ladybug :

    Les Parisiens, le super-vilain, les petits monstres dévastateurs, tout le monde est présent, sauf une personne : Chat Noir. Mon doute était juste, mon partenaire n'est pas venu. Pour la première fois, je devrai combattre seule. Les journalistes, les téléspectateurs, tous se demanderont pourquoi le héros au costume noir n'est pas aux côtés de sa complice. Et même moi, je me poserai la question.

    C'est alors que j'entends une voix qui m'est familière derrière moi. Je me retourne et... à la fois surprise et heureuse, je cours vers lui et saute dans ses bras.

    « Chat Noir ! »

    Je reste un moment accroché à lui avant de constater qu'il est un peu déséquilibré, et moi aussi d'ailleurs.

    Puis, je dis dans un murmure : « J'ai cru que tu ne viendrais pas. »

    Soudain, un ricanement se fait entendre derrière nous.

    « Dites-moi, les amoureux, est-ce que vous aussi avez envie de vous transformer en adorables petits monstres qui vont m'aider à détruire Paris ? » : dit le super-vilain. « Oh, pas besoin de répondre, je sais déjà ce que vous voulez ! »

    Suite à ces paroles, celui-ci tire vers nous plusieurs sphères magiques.

    « Attention Ladybug ! » : s'exclame Chat Noir en nous faisant roulant à terre pour esquiver le coup.

    L'un sur l'autre au pied de La Tour Eiffel, qui nous paraît encore plus immense maintenant que nous somme à terre, nous nous regardons dans les yeux pendant une fraction de secondes, avant que le super-vilain ne lance une autre attaque.

    Chat Noir :

    Pour une troisième fois, ma bague retentit, tandis que je propulse mon bâton pour m'apprêter à partir, je sens une main me retenir. C'est Ladybug qu me tient par le bras.

    « Attends, avant que tu partes, j'aimerais savoir ce qui ne vas pas. » : dit-elle.

    Je regarde ma bague et tente de trouver une excuse : « Je suis désolé mais... »

    Cependant, ma partenaire réplique : « Tu n'iras nulle part avant de m'avoir expliqué ton problème. » 

    Je bafouille, est-ce qu'elle a découvert la vérité ? « Euh... quel problème ? »

    Chapitre 7

    Chat Noir :

    Le ciel a prit une teinte rose, et le soleil disparaît peu à peu à l'horizon. Il ne tardera pas à faire noir. Toujours à me demander si ma partenaire est au courant de toute l'histoire, je me perds dans de tristes pensées. Père doit certainement m'attendre à la maison, pour l'aider à emballer les cartons. La moitié des préparatifs du déménagement est terminé, il ne reste plus qu'à finir le reste. Et, je devrai très bientôt faire face à ma nouvelle vie. La voix de Ladybug me retire de mes pensées : « Chat Noir, je sais qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, mais tu ne veux pas me le dire. »

    Je sens soudain une sueur froide couler dans mon dos.

    Celle-ci reprend : «  Au début, je me suis dit que ça passera. Mais, là... ça dure trop longtemps. Tu dois me dire ce qui se passe, je pourrai peut-être t'aider. » finit-t-elle en souriant.

    Sa main, recouverte du rouge de son costume à pois noirs, est toujours posée sur mon avant-bras.

    Le silence règne un instant entre nous, puis, je décide de prendre la parole. Il faut que je lui dise ce qui est vrai, de toutes façons, je devrai traverser cette épreuve bientôt, alors autant lui avertir : « C'est une longue histoire, mais je vais tout te raconter. »

    Celle-ci approuve avec un sourire.

    J'articule tristement : « On ne pourra plus jamais se voir. »

    Ladybug :

    En entendant ces mots, je retiens mon souffle. Que signifient ces paroles ? Je n'arrive pas à réfléchir, il est impossible pour moi de me concentrer à ce moment précis, mais pourquoi ? Pour quelle raison les mots de Chat Noir me mettent dans tous ces états ? Des dizaines de questions me tournent dans la tête, sans que je puisse raisonner sur l'une d'entre elles.

    Je reste silencieuse deux longues minutes avant de prononcer d'une voix tremblante : « Qu... qu'est-ce que... tu veux dire ? »

    Bouleversé lui aussi, celui-ci répond : « Je... je... je déménage. »

    Chapitre 8

    Ladybug :

    « Que... quoi ? » : dis-je en espérant avoir mal entendu.

    Mais ce dernier réplique que, dans quelques jours, il devra partir.

    « Je devrai tout quitter : toi, mes amis, le col... » 

    Chat Noir :

    Ouf ! Heureusement que je ne l'ai pas dit. Un peu plus et elle allait découvrir que je vais au collège ! Mais... même si je le lui disais, ça n'allait rien changer, et même si je lui avouais que je suis Adrien, ça n'allait rien changer. De toutes façons, je ne la reverrai certainement plus jamais, alors si elle connaissait mon identité, ce ne serait pas si grave.

    Ladybug :

    « Chat Noir... j'espère que tu plaisantes. » : dis-je, pleine d'inquiétudes, même si je sais qu'il ne plaisante pas, je veux y croire. Il n'a pas l'air, ni l'humeur de plaisanter.

    Celui-ci prononce, de la même manière triste qu'il y a un instant : « Malheureusement, si. »

    Je me retiens de plaquer ma main contre ma bouche. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi les paroles de mon partenaire me font réagir et penser ainsi depuis le début de la conversation. Un léger bruit coupe le silence qui s'est installé entre nous, mes boucles d'oreille sonnent pour une quatrième fois : je ne vais pas tarder à me détransformer. J'aurais voulu rester un peu plus auprès de Chat Noir, pour obtenir des précisions, mais c'est impossible, il faut que je m'en aille, tout de suite. Peut-être que c'est la dernière fois que je le vois, si c'est ça je n'hésiterai pas à rester.

    Je demande : « Est-ce que... on se reverra d'ici là ? » 

    « Je ne sais pas, mais... je ferai de tout mon possible pour qu'on puisse se voir une dernière fois. » : explique-t-il.

    Pour toute réponse, je me contente de lui sourire, et quitte les lieux.

    Marinette :

    En rentrant chez moi, je suis plus épuisée que jamais. Je n'arrive pas à oublier la conversation avec Chat Noir. Les mêmes paroles et questions tournent dans ma tête depuis des heures.

    « Marinette, tu n'a rien avalé au dîner, prend cette pomme. » : dit Tikki.

    Mais je n'ai pas le cœur à manger, ni à parler, ni à dormir. Tout ce qui m'intéresse pour l'instant, ce sont les mots de mon partenaire. Sur lesquels j'essaie de raisonner, sans même comprendre pourquoi.

    Chapitre 9

    Marinette :

    « Qu'est-ce qui ne va pas ? » : demande mon kwami.

    « Rien ne va ! Je ne comprends pas ce qui m'arrive, des tas de questions me tourmentent et les mots de Chat Noir ne sortent pas de ma tête ! » : m'écrie-je, au bord des larmes.

    « Calme-toi, Marinette, la fatigue te rend de mauvaise humeur. Je te conseille de laisser tout ça de côté pour le moment et de dormir. Tu as cours, demain et il ne faut pas que tu sois dans cet état. »

    Je dois reconnaître que, encore une fois, Tikki a raison, il ne faut surtout pas que je laisse la fatigue prendre le dessus. A cause de toutes ces pensées, je n'arrive plus à me focaliser sur ce se qui est réel ! Une fois détendue, je m'installe dans mon lit et ferme les yeux lentement, jusqu'à m'endormir.

    Adrien :

    « Quand est-ce que tu vas décider de te coucher ? » : répète Plagg pour une quatrième fois.

    Je réplique : « Je n'ai pas envie de dormir. »

    « Et pourquoi ça ? »

    « Quand je pense que devrai bientôt me séparer de cette chambre, de cette maison, de mes amis, du collège et... de Ladybug ! » dis-je pour moi-même, sans me concentrer sur mon kwami.

    « Oh, encore cette Ladybug ! Depuis que ton père t'a annoncé que tu allais déménager, tu penses à elle deux fois plus qu'avant ! »

    « Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Tu n'as pas besoin de parler d'elle de cette façon ! »

    « C'est bon, calme-toi. Je ne faisais que plaisanter, qu'est-ce qui t'arrive ? » : demande-t-il plus sérieusement.

    « Ce qui arrive à tout le monde quand il doit quitter des personnes qui lui sont chères. » : dis-je, sans même tourner la tête.

    Pour la première fois, mon kwami tente de me réconforter : « Tu ferais mieux de dormir et de penser à ça demain. A cause de la fatigue, tu te mets en colère pour un rien ! »

    Enfin, quand je dis « réconforter », ce n'est pas de la même manière que m'importe qui. Plagg a sa façon de faire un peu... spécial, c'est tout.

    Marinette :

    Le lendemain, je ne me réveille pas parfaitement en forme. Je m'habille en ne faisant pas trop attention à ce que j'enfile car, honnêtement, je n'ai pas l'humeur à aller au collège, aujourd'hui. J'aurais préféré rester à la maison, pour dormir encore une ou deux heures de plus. Sans compter que je n'ai pas oublié une miette de ce qui s'est passé hier, et je ne sais même pas quand je pourrai revoir Chat Noir. Mais je dois admettre que je me sens un peu mieux qu'hier soir. Après le petit-déjeuner, je remonte dans ma chambre pour aller chercher Tikki. Après quoi j'embrasse mes parents et quitte la maison.

    En sortant de mon immeuble, je salue Alya, qui, comme tous les matins, m'attend devant la boulangerie. Nous prenons la route vers le collège et, en arrivant dans la cour de récréation, Nino nous avertit que quelque chose ne tourne pas rond.

    Chapitre 10

    Marinette :

    Intriguée, Alya demande à en savoir plus.

    « Je ne sais pas ce qu'il a. Je lui ai posé la question depuis qu'on est arrivé au collège mais il ne veut rien me dire. » : annonce tristement le garçon à la casquette.

    Mon amie ramène sa main à son menton et me demande : « C'est bizarre de sa part, et si on allait le voir ? T'es d'accord Marinette ? »

    C'est vrai que je ne pourrai sûrement pas faire grand-chose mais, j'accepte quand même : « Euh... oui, bien sûr. »

    Nino nous emmène jusqu'à lui, qui est assit, seul, dans un des bancs de la cour.

    « Salut Adrien ! Comment ça va ? » : s'écrie Alya. « Nino nous a dit que tu n'allais pas bien aujourd'hui, on peut t'aider ? » : continue-t-elle sans que le garçon blond lui réponde.

    Celle-ci me donne alors un léger coup de coude : « Marinette, on dirait qu'il ne veut pas parler mais... si toi t'essaies, peut-être que ça marchera. »

    Je m'exclame, sans que les garçons puissent entendre, bien sûr : « Quoi, parler à Adrien ? Correctement ? Je n'y arriverai jamais ! »

    « Mais tu peux toujours essayer ! On ne sais jamais, peut-être qu'à toi, il t'adressera la parole. » : me dit-elle avec un œil.

    Même si je sais que je ne peux pas laisser un de mes amis dans cet état, je réplique : « Je n'ai jamais réussi à le saluer sans bafouiller alors, le réconforter... n'en parlons même pas ! »

    Cependant, je connais mon amie et elle ne baisse jamais les bras. D'un geste décidé, elle me pousse en avant en lâchant un petit « Bonne chance ! »

    Tandis que je sens mes joues rougir et mes jambes trembler, Alya ajoute, comme pour faire monter ma pression : « Viens Nino, on va les laisser parler tranquillement. »

    Puis, celle-ci prend le garçon aux lunettes par le bras, et tous deux quittent les lieux. Adrien, qui jusque là avait la tête baissée, tourne ses yeux vers moi, en me souriant légèrement.

    Chapitre 11

    Marinette :

    A cet instant là, je crois bien que je vais tomber au sol. Le regard vert du garçon blond m'a complètement déséquilibrée ! Et tellement que je ne peux m’empêcher de murmurer quelques phrases incompréhensibles.

    Adrien, qui les a bien entendues, demande : « Quoi ? »

    Je bafouille : « Euh... j'ai fait tomber des pommes, je veux dire... je me suis paumée en tombant ! »

    Celui-ci lâche un petit rire. La honte, moi qui suis là pour le réconforter et le soulager !

    « Tu peux venir t'asseoir. » : dit-il en étouffant un rire.

    J'hésite un peu et, aussitôt, je baisse mon regard vers mes pieds. Quelques secondes plus tard, la sonnerie retentit.

    « Bon, il va falloir y aller. Tu viens Marinette ? »

    Je suis le garçon jusqu'à la classe. Peut-être que je n'ai pas réussi à lui remonter le moral, mais un peu, quand même, puisque j'ai réussi à le faire rire, et sans le faire exprès.

    En fin de matinée, les élèves rentrent tous chez eux. A cause de professeurs qui sont malades, nos cours de l'après-midi ont été annulés.

    « Puisqu'on est libre après le déjeuner, je pourrais en profiter pour passer le reste de la journée avec toi. » : propose Alya.

    « Oui, pourquoi pas. » : dis-je.

    La vérité, c'est que je n'y faisais pas très attention, je pensais surtout à ce matin, quand j'étais avec Adrien dans la cour. J'avais réussi à le faire rire rien qu'en bafouillant !

    « Très bien, alors on se retrouve après manger ! » : déclare-t-elle en prenant la route en face. 

    J’étais tellement préoccupée par tout à l'heure que je n'ai même pas fait attention que j'étais arrivée chez moi.

    Après le déjeuner, je me prépare pour l'arrivée de mon amie. Tandis que je finis de débarrasser la table, la sonnette de porte retentit. Je range la dernière assiette et vais ouvrir à mon amie... où plutôt, à mes amis.

    « Salut Marinette ! » : disent-ils en chœur.

    Étonnée, je demande doucement à Alya : « Qu'est-ce qu'ils font là ? »

    « Nino n'avait rien à faire cet après-midi et la séance photo d'Adrien a été avancée. Du coup, je leur ai proposé de venir avec moi. » : dit-elle. Puis, d'une voix plus basse, elle demande : « Tu n'es pas contente qu'Adrien soit là ? »

    « Si, bien sûr. » : dis-je avec un sourire, en tournant les yeux vers le garçon blond.

    « Bon, alors ? J'espère qu'on ne va pas rester au pas de la porte toute l'après-midi. » : plaisante Nino.

    J'invite mes amis à entrer et les emmène jusqu'à ma chambre.

    Chapitre 12

    Marinette :

    « Cool ta chambre ! » : s'exclame Nino.

    « Euh... merci. »

    « C'est toi qui as fait la déco ? » : demande-t-il.

    « Euh... oui. » : dis-je.

    Je remarque alors le regard d'Adrien se balader un peu partout dans la pièce. Et me rends compte que... oh, oh ! J'ai oublié de retirer les photos de lui des murs et de ranger les magazines de sa marque, ou plutôt, de la marque de son père, qui doivent sûrement traîner dans mon bureau ! En même temps, si je n'ai pas trié mes affaires, c'est parce que j'étais sûre que ce serait Alya, seule, qui viendrait. Je ne pouvais pas savoir que Nino allait s'ennuyer toute la soirée et que la séance photo d'Adrien était annulée ! Mais je dois avouer que je suis plutôt contente qu'il soit là, je sais que je l'ai déjà dit. Pour en revenir à Adrien, je dois absolument l'éloigner des photos et des magazines !

    Je prends Alya par le bras et lui dis à voix basse : « Tu pourrais les emmener à la cuisine ? »

    « Pourquoi ça ? » : répond-elle, intriguée.

    J'explique, embarrassée : « Il faut que je retire toutes les photos et les magazines avec Adrien dessus. S'il les voit, je serai morte de honte ! »

    Mon amie déclare en riant : « C'est d'accord Marinette, mais pourquoi tu ne les a pas retirés avant ? »

    « Parce que tu ne m'as pas dit qu'ils viendraient avec toi ! »

    Après quoi celle-ci descend en bas, accompagnées des garçons. Ouf, quel soulagement ! Heureusement que je peux toujours compter sur elle, Alya est une vraie amie. Mon kwami propose de s'occuper à ranger les magazines, tandis que je m'affaire à décoller les vingt-six photos du mannequins, accroché un peu partout dans les murs. C'est vrai, quoi ! Je ne peux pas m'empêcher de découper des images dans les journaux ou d'acheter des posters pour ensuite, les décorer dans ma chambre. Mais je reconnais que ces derniers jours, mon envie des actualités sur le fils de Gabriel Agreste a baissé, et je ne sais même pas pourquoi. Alya remonte dans ma chambre juste au moment où je termine de mettre de l'ordre dans mes affaires.

    « Ils en avaient assez de rester dans la cuisine. » : m'avertit mon amie.

    Je la rassure que j'ai réussi à finir mon rangement.

    « Eh, les filles ! Et si on jouait à un jeu ? » : propose Nino.

    Chapitre 13

    Marinette :

    Cependant, juste au moment où nous nous apprêtons à commencer le jeu, ma mère arrive en courant dans ma chambre.

    « Les enfants, que personne ne rentre chez lui, maintenant ! »

    Je demande : « Qu'est-ce qui se passe, maman ? »

    « Il y a une nouvelle attaque de super-vilain, à la place des Vosges ! » : annonce-t-elle.

    Celle-ci nous avertit une dernière fois de ne pas sortir pour l'instant, avant de redescendre. Et je sais pourquoi maman s’inquiète autant, la place des Vosges est tout près de chez nous, et y compris du collège. C'est d'ailleurs le lieu où nous nous retrouvons le plus souvent avec amis. Je suis sûre que c'est le meilleur square de tout Paris.

    « Euh... désolée d'interrompre la partie, mais... je dois aller aux toilettes. » : dis-je, sans laisser Alya s'exprimer.

    Je m'aperçois qu'Adrien aussi a quitté ma chambre, peut-être veut-il aller aux toilettes, lui aussi ? Sauf que je n'ai fait qu'inventer une excuse en disant ça. En réalité, il est temps pour moi de sauver la ville en combattant contre le mal ! Je sors de l'appartement et, dans les couloirs, qui sont toujours calmes, d'habitude, j'ordonne à mon kwami de me transformer. Devenue Ladybug, je m'élance dans les airs et me dirige vers le lieu de combat. Deux minutes plus tard, arrivée à destination, je m'aperçois que Chat Noir est déjà sur place. En effet, lorsque je suis dans la peau de super-héroïne et que je dois me rendre quelque part, je suis toujours en avance de trois ou cinq minutes que quand je suis dans ma vie civile. Après, ça dépend de l'endroit où je vais.

    En apercevant mon partenaire, les événement d'il y a quelques jours me reviennent brusquement en tête. Avec le collège, j'ai réussi à me changer les idées et à oublier un peu ce qui s'est passé. Mais, le fait de revoir mon coéquipier me replonge dans les mêmes pensées que j'ai eues ce week-end.

    « Enfin, tu es là ma Lady. Ensemble, on va lui montrer ce qu'on sait faire ! » : dit Chat Noir à mon arrivée.

    Chapitre 14

    Ladybug :

    La dernière fois qu'on s'est vu, il avait l'air tellement déprimé, et voilà qu'aujourd'hui, il parle comme si rien ne s'était passé. Mais je n'ai pas le temps de me focaliser sur lui, un super-vilain va détruire la ville d'une minute à l'autre, il est temps que je passe à l'action ! Pour toute réponse, j'ordonne à mon partenaire de me suivre.

    Bien sûr, je n'oublie pas notre conversation de l'autre soir. J'ai appris une nouvelle terrible en sachant que Chat Noir déménage et que plus jamais je pourrai le voir. Même que je n'ai fait que penser à ça pendant deux jours ! Sauf que, il y a un détail que je ne connais pas. Chat Noir déménage, en effet, mais... où ? C'était une question que j'avais mis à part, mais maintenant que j'y pense, c'est très intriguant. Il faut que je demande à mon coéquipier où il part habiter, enfin, s'il le veut bien, évidemment.

    Une fois le combat terminé, qui était très court car cette fois, le Papillon n'a pas choisi la bonne victime, je demande à mon partenaire : « Au fait, tu m'a dit l'autre jour que tu déménageais mais... tu ne m'a pas dit où. »

    « Pourquoi tu veux le savoir ? » : interroge-t-il.

    Bon, cette fois, j'admets que je vraiment étonnée de mon coéquipier. C'est incroyable ce qu'il peut changer d'humeur ainsi ! Un instant avant, il avait l'air plus animé et tout d'un coup, il adopte la mauvaise humeur.

    Cependant, je fais mine de ne pas m'en apercevoir et dis : « Je suis curieuse, c'est tout. »

    Il déclare, avant de rester silencieux un moment : « La vérité... c'est que je n'en ai aucune idée. »

    Comment ça aucune idée ? Lorsqu'on se rend quelque part, on doit toujours savoir où !

    « Tu vas dans un endroit où tu n'es jamais allé, et tu ne sais même pas où ? »

    Celui-ci se contente de hausser les épaules. Soudain, j'entends mes boucles d'oreilles sonner.

    « Tu devrais y aller, ta détransformation ne va pas tarder. » : explique Chat Noir.

    Je sais qu'il a raison, mais je veux, je dois même, absolument en savoir plus. Le deuxième pois de mon Miraculous sonne à son tour. Qu'est-ce que je vais faire ? Rester et laisser mes boucles d'oreilles sonner pour obtenir plus de précisions auprès de Chat Noir, ou bien partir dans l'immédiat et craindre de ne plus jamais revoir mon partenaire ?

     

    Chapitre 15

    Ladybug :

    C'est bon, ma décision est prise.

    Chat Noir :

    Pour quelle raison ne part-elle pas ? Je lui ai pourtant dit qu'elle va se détransformer.

    « Chat Noir, je veux en savoir plus sur ce que tu m'a dit. » : dit-elle d'un ton ferme.

    Je proteste : « Mais... et ta détransformation ? »

    « Je ne m'en irai pas avant que tu m'aie dit clairement ce qui se passe. »

    On dirait qu'elle n'a pas l'air de plaisanter, mais elle le sait très bien, je ne peux pas lui donner plus de précisions car nos identités doivent rester secrètes, et c'est elle qui a l'habitude de dire ça. Soudain, ma bague retentit à son tour. Ouf, au moins, je vais pouvoir y aller sans qu'elle puisse me retenir. Cependant, lorsque je m'apprête à propulser mon bâton, ma partenaire pose sa main sur mon épaule.

    « J'ai dit que je voulais en savoir plus. » : explique-t-elle.

    « Je... je suis désolé Ladybug mais... je dois absolument partir. » : dis-je avant de quitter les lieux.

    Ladybug/Marinette :

    Encore une fois, il vient de s'échapper. Et moi qui pensais que j'allais enfin avoir des détails ! Et maintenant, je ne sais même plus quand je pourrai le revoir. Je crois que pour Chat Noir, déménager et se séparer de son rôle de super-héros à Paris n'a pas vraiment d'importance, finalement.

    Arrivée chez moi, j'aborde une longue discussion avec Tikki. Après m'avoir vue dans le même triste état qu'il y a deux jours, celle-ci voulait éclaircir avec moi ce qui se passait mal.

    « Il faut que tu m'expliques clairement ce qui ne va pas, Marinette. » : déclare-t-elle.

    Je corrige : « C'est plutôt Chat Noir qui devrait m'expliquer ce qui ne va pas ! »

    « Mais, il t'a dit qu'il déménageais, pourtant. »

    Je soupire : « Oui. Sauf que, moi, je voulais qu'il m'en dise plus. »

    « Il n'est pas obligé de te confier tous ses secrets. S'il veut laisser certains sujets pour lui, tu dois l'accepter. » : explique-t-elle.

    Je me retiens d'éclater en sanglots, et dis : « Mais Tikki, tu ne comprends pas ! Je n'arrête pas de penser à lui tout le temps, c'est pus fort que moi et je ne sais pas pourquoi ! »

    « Enfin, Marinette, pas la peine de te mettre dans ces états. Il y a une très simple explication à tout cela ! » : annonce-t-elle.

    Plus doucement, je demande : « Quelle explication ? »

    Chapitre 16

    Marinette :

    « Tu es amoureuse de Chat Noir, Marinette. » : articule Tikki d'une voix douce.

    Pendant, je suis incapable de prononcer un mot.

    Je me répète les mots de mon kwami plusieurs fois avant de m'exclamer : « Comment ça ? Moi, je suis amoureuse d'Adrien. Il n'y a que lui que j'aime ! »

    « Non, ce n'est pas vrai. Et tout ce que tu m'a dit ces derniers jours le prouvent. Tu n'arrêtes pas de penser à lui, tu veux connaître plus de détails sur ce qui lui arrive, et même que tu étais prête à te détransformer devant lui pour obtenir des précisions ! »

    Je repense soudain aux événements de ce week-end,. C'est vrai que je ne m'étais pas rendue compte que j'étais déterminée à en savoir plus sur lui au point où j'allais me laisser détransformer sur place ! Je constate soudain que... mon kwami n'a pas vraiment tort : « Tu as peut-être raison. »

    Celle-ci réplique : « Je n'ai pas peut-être, mais j'ai raison. Et ce sont tes paroles qui confirment ce que je dis. »

    Je reste sans rien dire un instant avant d'expliquer : « Tu sais quoi, Tikki ? Tu a parfaitement raison ! J'ai bien réfléchi et j'ai constaté que, oui, en effet je suis amoureuse de Chat Noir. Et je n'ai rien contre ça ! La prochaine fois que je le vois, je n'hésiterai pas à rester pour lui parler et si besoin, je me détransformerai devant lui ! »

    « Tu en es sûre, Marinette ? Tu crois que tu pourrais faire ça ? » : interroge mon kwami.

    Je déclare : « Absolument ! Je sais que je peux lui faire confiance, et j'espère que lui aussi fait de même. »

    Tikki approuve, et, pleine d'espoir et de bonnes émotions, je m'endors paisiblement.

    Chapitre 17

    Adrien :

    « Mais pourquoi ne voulez-vous jamais rien me dire, Père ? » : m'écrie-je.

    « Car tu n'as besoin de tout savoir, Adrien. » : explique-t-il, toujours le visage glacial.

    « J'ai besoin et je dois connaître la raison de notre déménagement ! Pourquoi partons-nous de Paris ? Quel est le problème à rester ici ? » 

    Sans faire attention à mes paroles, celui-ci ordonne à son assistante de me raccompagner à ma chambre. Sauf que, cette fois, je n'accepterai plus de rester sans réponses ! Trop, c'est trop. Mon père ne parle des détails avec moi. Je ne peux pas tolérer ce genre de chose injuste !

    Je prononce d'un ton fort : « Non ! » Je retire les mains de Nathalie posées sur mes épaules et déclare : « Je n'irai nulle part avant que vous ne m'expliquiez pourquoi nous quittons Paris ! »

    Mon père me lance d'abord un regard étonné, puis il fronce les sourcils avant de dire : « Nathalie, ramenez-le à sa chambre et veillez à ce qu'il y reste. Pensez aussi à lui rapporter son dîner avant de le laisser dormir. »

    Agacé, je lance : « Pourquoi voulez-vous m'enfermer dans ma chambre ? »

    Pour toute réponse, il se contente de déclarer : « Tu es punis, Adrien. Et c'est seulement quand tu te seras calmé que tu pourras en sortir. »

    Je sais qu'il ne servira à rien de protester. Je remonte donc jusqu'à ma chambre dans le silence mais à la fois triste et en colère. Triste car je vais devoir quitter tout ce que j'aime, et en colère contre mon père, qui ne s'est jamais ouvert à moi.

    « Pourquoi j'ai un père qui ne veut jamais parler à son fils ? » : dis-je, allongé sur mon lit.

    « Tout ce que je peux te dire, c'est que tu n'as vraiment pas de chance. » : explique Plagg.

    « Tu ne m'aides pas, là. »

    J'entends soudain frapper à la porte.

    « Entrez ! » : m'écrie-je dans un soupir.

    C'est Nathalie, qui m'apporte mon dîner. Après son départ, je laisse le plateau de côté un long moment. Mais peu à peu je me rends compte que je ne peux plus tenir sans rien avaler. Je mange donc la purée et le thon sans toucher au dessert.

    Chapitre 18

    Marinette/ Ladybug :

    « Ton réveil sonne depuis dix minutes, Marinette ! Tu vas être en retard au collège ! » : crie maman depuis le salon.

    « Encore une minute, maman ! » : dis-je, à peine réveillée.

    Je suis trop bien dans lit ! Je n'ai absolument pas envie d'aller au collège et de travailler !

    « Marinette, ta mère a raison. Si tu ne veux pas encore arriver en retard, lève-toi ! » : ordonne mon kwami.

    Je précise que Tikki a son habitude de se lever tôt. Même le week-end ! Franchement, je ne vois pas l'intérêt de sortir du lit alors qu'on a pas cours ! J'entends maman répéter pour une huitième fois de me lever tandis que Tikki enlève la couette qui recouvre mon corps.

    Arrivée au collège, Alya me signale qu'il n'y aura pas cours ce matin.

    Je m'intrigue : « Pourquoi »

    « Il y a un nouveau super-vilain qui attaque Paris ! Il est passé par le collège il y a un instant et a enlevé de nombreux élèves ! » : explique-t-elle.

    Je trouve une excuse auprès de mon amie pour m'éclipser. Une fois seule, je me transforme.

    « Il faut faire quelque chose ! » 

    Je traverse une rue et arrive au centre-ville où je remarque dans un grand écran mon nouvel adversaire. Celui-ci fait une déclaration en faveur des Parisiens.

    « Paris n'aura bientôt plus de citoyens. Je transformerai la ville en désert et deviendrai le seul et unique habitant de cette capitale ! »

    Je me rends en vitesse vers le lieu de combat. J'aperçois Chat Noir à mon arrivée. A ma grande surprise, celui-ci ne prononce pas un mot à ma vue. Mais ce qui m'étonne le plus, c'est que mon partenaire qui a toujours l'habitude de sortir un de ses jeux de mots lors des combats, n'ouvre pas une seule fois la bouche. A la fin du combat, quand celui-ci s'apprête à partir, je ne peux m'empêcher de le retenir par le bras. Je me rappelle soudain de ma discussion avec Tikki l'autre soir. Elle m'a convaincue que j'étais amoureuse de Chat Noir. Et maintenant, je sais ce que je dois faire. Mon partenaire a toujours voulu que quelque chose se passe entre lui et moi ? Et bien c'est ce qui va arriver.

    Chapitre 19

    Ladybug :

    « Chat Noir, attends. » 

    Celui-ci se tourne et me regarde pendant une seconde avant d'articuler : « Qu'est-ce qu'il y a ? »

    J'explique d'un ton grave : « Tu m'avais tout raconté l'autre jour. Je sais que tu déménages Chat Noir et qu'on ne pourra plus se revoir. Mais... je sais aussi que tu me caches autre chose. »

    « Je veux bien t'en dire plus Ladybug mais... on est des super-héros et on doit garder notre identité secrète. Si je t'avouais tout, tu saurais qui je suis. » : dit-il tristement.

    Je réplique : « Et tu n'en a pas envie ? »

    Chat Noir :

    Je reste sans rien dire un court instant. Si j'ai bien compris, Ladybug veux connaître ma véritable identité ? Ce n'était pas elle qui me disait à chaque fois qu'en tant que super-héros, on ne doit rien savoir l'un de l'autre ?

    « C'est toi qui a toujours insisté pour connaître mon identité, je me trompe ? Tu te souviens du jour où on avait battu Lady Wifi ? Ce n'était pas toi qui avait tourné la poignée de la porte au moment où j'allais me détransformer ? » : rappelle-t-elle.

    Je me souviens soudain de ce soir, où Ladybug avait trouvé une pièce vide pour sa détransformation. Je voulais tellement savoir qui elle est vraiment que j'avais ouvert la porte de quelques centimètres. Avant que je n'ai le temps de répondre, les boucles d'oreille de ma partenaire se mettent à sonner. Je remarque bien qu'il s'agit du quatrième pois. Cependant, ma coéquipière ne bouge pas d'un pouce. J'hésite à lui demander de s'en aller. Peut-être que si je lui raconte toute la vérité, ce sera mieux pour moi.

    Je bafouille : « Tu... tu ne devrais peut-être pas rester. Je veux dire... tu vas bientôt de détransformer. »

    Ladybug :

    Cette-fois, je ne partirai pas. Je suis bien décidée à rester aussi longtemps qu'il le faudra. En tout cas, jusqu'à ce que Chat Noir décide de s'expliquer. Et je sais parfaitement que je ne fais rien de mal en l'obligeant à dire la vérité, car lui aussi en a envie. C'est juste qu'il en est pas sûr.

    Je réplique : « Je n'irai nulle part. » En souriant, j'ajoute : « Chat Noir, tu ne dois pas hésiter à me dire la vérité. Tu peux me faire confiance. »

    Chat Noir :

    Je réfléchis un long moment avant de me dire... qu'elle a raison.

    Chapitre 20

    Chat Noir :

    « C'est d'accord, je vais tout dire. »

    Je remarque les lèvres de Ladybug dessiner un léger sourire : « C'est vrai ? »

    « Oui. Mais pas en te laissant te détransformer devant tout le monde. »

    A ces mots, je me propulse avec ma partenaire dans une petite ruelle vide.

    Je la pose au sol et déclare : « Voilà ! Ici, personne ne pourra te voir. »

    Ladybug :

    Il ne me reste plus qu'une minute avant de redevenir normale mais, cela m'importe peu. Je dois en savoir plus sur Chat Noir et... je dois également lui avouer quelque chose.

    « Je suis prête à t'écouter Chat Noir. »

    Cependant, au moment où mon partenaire s'apprête à prendre la parole, mon yoyo se met à sonner. J'hésite à décrocher, mais en remarquant le nom du destinataire à l'écran, je pousse un cri de surprise étouffé.

    « Qui est-ce qui t'appelle ? » : demande mon coéquipier.

    Je bafouille : « Je... je dois partir Chat Noir. C'est... c'est très important, il faut que j'y aille. »

    Chat Noir/Adrien :

    Suite à ces paroles, celle-ci s'élance dans les airs et disparaît à travers les immeubles. Quelques secondes plus tard, ma bague retentit pour une cinquième fois.

    Je murmure : « Elle est partie. »

    « Oui et bien tant mieux. » : dit Plagg quand je termine ma détransformation.

    Je rétorque, agacé : « Comment ça ''tant mieux'' ? Je m'étais enfin décidé à lui raconter toute la vérité ! »

    « Tu pourras toujours le faire la prochaine fois, non ? »

    « Non, je ne pourrai pas. Je ne pourrai plus jamais le faire. » : dis-je, d'un triste ton.

    « Alors fais comme tu veux. Moi, je dois prendre des forces, je veux mon camembert ! » : s'écrie-t-il.

    Je continue murmurer en marchant, sans prêter attention à mon kwami : « En plus, j'allais connaître sa véritable identité ! Tout comme elle qui allait connaître la mienne. »

    Marinette :

    Je me détransforme dés mon arrivée. Sans plus attendre, je donne de quoi manger à mon kwami.

    « Dépêche-toi Tikki, t'auras besoin de forces pour cette nouvelle mission. »

    « Tu es sûre qu'il s'agit vraiment d'une mission, Marinette ? » : demande la petite créature en croquant dans un macaron.

    Intriguée, je demande : « Pourquoi ça ne le serait pas ? » 

    « S'il s'agissait réellement d'une mission, pourquoi la personne en question t'aurait appelé toi, seulement et pas Chat Noir, aussi ? » 

    C'est vrai que l'explication de Tikki a tout de logique mais je n'ai pas le temps de réfléchir, le devoir m'appelle ! Ou plutôt, le devoir appelle Ladybug... !

    Chapitre 21

    Marinette/Ladybug :

    « Tikki, transforme-moi ! »

    Une fois devenue Ladybug, je m'élance dans les hauteurs et me dirige chez la famille Césaire. Alors que je m'apprête à entrer, quelqu'un me tire le bras par derrière.

    « Psst... Ladybug ! » : dit en chuchotant une voix qui m'est familière.

    Je me retourne et pousse un cri de surprise en apercevant... Alya.

    « Chuuut ! Suis-moi ! » : ordonne celle-ci.

    Mon amie me conduit derrière l'immeuble. En arrivant, je découvre tous mes camarades de classe réunis autour d'une table basse.

    « Bonjour Ladybug ! » : s'écrient-ils tous en chœur.

    « Moins fort ! Mes parents vont nous entendre. » : dit Alya.

    « Ça nous fait tellement plaisir que tu sois venue, Ladybug ! On croyait que tu allais ne pas accepter. » : explique Mylène.

    « Mais... pas accepter quoi ? » : dis-je.

    Alya prend la parole d'un air enjoué : « De faire une petite interview privée pour le Ladyblog ! C'est nous qui allons te poser les questions, et pas les présentateurs télé, pour une fois ! C'est mieux de passer du temps avec ses amis plutôt qu'avec des animateurs de télévision ennuyeux que tu ne connais même pas. Enfin... si tu penses qu'on est tes amis, bien sûr. »

    Quoi ? Mais... qu'est-ce que ça veut dire ?

    Je m'intrigue : « Il n'y a pas de super-vilains qui vous attaque ? »

    « Bien sûr que non, voyons ! » : s'écrie Alya, très amusée. « Je t'ai appelé pour que, comme je te le disais... tu nous fasses une interview ! »

    Pas très convaincue, je réplique : « Au téléphone, tu m'avais dit que c'était une urgence ! » 

    « Et bien... je voulais juste que tu viennes tout de suite. » : explique-t-elle à petite voix.

    Je n'arrive pas à le croire. Je reste un instant sans rien prononcer, avant de comprendre la situation. Alya m'a appelé non pas parce qu'elle était en danger mais simplement pour... une interview ?! Alors là, je ne reconnais plus mon amie. Moi qui croyais qu'il y a avait une attaque de super-vilain chez elle ! Je me suis précipité vers elle en pensant qu'elle était danger et qu'est-ce que je vois... J'ai même quitté Chat Noir alors qu'il allait m'avouer des choses que j'attends d'entendre depuis des jours ! Comment ma meilleure amie a-t-elle pu faire une chose pareille ? Même si elle ne savait pas que j'étais avec mon partenaire en train d'assister à d'importantes révélations, elle ne pouvait pas faire ça !

    Je déclare : « Et bien... je suis désolée de te décevoir, mais je ne pourrai pas te faire ton interview. » 

    « Pourquoi ça ? » : demande Alya.

    Comment ça ''pourquoi'' ? Au bord des larmes, je réponds : « Les gens appellent Ladybug qu'en cas de danger ou d'urgence, pas pour n'importe quel objectif ! Tu n'avais pas le droit de téléphoner pour une simple interview ! De plus, si tu en voulais vraiment une, pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? Pourquoi m'avoir menti en me disant qu'il y a avait une urgence alors qu'il n'y a absolument rien ? »

    « Mais... je... enfin... » : bafouille-t-elle.

    « Tu m'as interrompu lors d'un moment très important.Tu n'as pas honte ? »

    « Ladybug, nous... nous sommes vraiment désolés. » : intervient Alix.

    « Je l'espère en tout cas, au revoir. » dis-je en disparaissant.

     

    Chapitre 22

    Marinette :

    « Marinette, pourquoi as-tu parlé ainsi à Alya ? » : demande mon kwami.

    « Je ne sais pas ce qui m'as pris Tikki. J'étais sous la colère et j'ai dit n’importe quoi ! »

    « N'oublie pas qu'Alya est ton amie ! »

    « Je sais. Mais c'est seulement maintenant que je réalise à quel point ce que j'ai fait est mal. Je m'en veux. » : dis-je en baissant la tête.

    « Que tu sois dans la peau de Ladybug ou Marinette, Alya est la même personne pour toi. Mais pour elle, Ladybug n'est pas la même personne que Marinette. Alors tu peux au moins être sûre qu'elle ne sera pas en colère contre toi ! » : explique-t-elle.

    « Je sais bien. Mais au fond de moi, j'aurai toujours le sentiment de m'être mal comportée envers ma meilleure amie. Même si ce qu'elle a fait n'est pas plus mal. J'étais en pleine conversation avec Chat Noir, et il s'apprêtait à dire une chose importante, je le sais ! »

    « Bien sûr qu'Alya aussi a commis une erreur. Vous en avez toutes les deux commis. Mais rassure-toi, chaque faute a le droit d'être réparée. Voilà ce que je te propose : la prochaine fois que tu la croiseras, excuse-toi et explique lui toute la vérité, calmement. Elle aussi te demandera pardon, j'en suis certaine. »

    Je la regarde quelques secondes avec un sourire et me dis que j'ai devant moi le meilleur kwami au monde. Tikki n'a pas seulement le pouvoir de me transformer en Ladybug, elle sait aussi consoler les gens rien qu'avec quelques petites phrases. Je me sens soudain plus calme et rassurée. La journée est passée trop vite, l'heure de se coucher est arrivée. Je me glisse sous ma couette, ferme les yeux, et m'endors.

    Chapitre 23

    Adrien :

    « C'est fini. Dans deux jours, tout sera terminé. » : dis-je dans un soupir.

    « Arrête de parler comme ça. C'est qui est super quand on déménage, c'est qu'on peut découvrir de nouvelles choses ! Tu pourras avoir une nouvelle maison, de nouveaux amis et une autre ville tout aussi belle que Paris ! » : s'exclame Plagg.

    « Mais je ne pourrai jamais avoir une nouvelle Ladybug. »

    « Encore cette Ladybug ! Tu pense à elle jour et nuit, pourquoi ne pas t'intéresser à autre chose ? » : demande-t-il.

    J'explique : « Je n'y arrive pas ! Je pourrai peut-être avoir une autre maison, de nouveaux amis et une autre ville, mais je n'aurai jamais une autre Ladybug. Et même si ç'aurait été le cas, je ne pourrai jamais aimer une autre Ladybug que celle-ci. »

    J'entends soudain un frappement à la porte de ma chambre.

    « Cache-toi, Plagg. Entrez ! » : dis-je.

    « Adrien, tu n'es pas encore couché ? » : s'exclame mon père.

    « Non. Je ne suis pas fatigué. » : réponds-je.

    « Que tu sois fatigué ou non, tu dois te coucher à l'heure !. » : explique-t-il.

    « Mais... Père, je n'arrive pas à dormir ! »

    « Et bien tu vas faire un effort. Tu as emploi du temps à suivre, si tu ne le respectes pas, tu seras punis. » : déclare-t-il.

    Celui-ci ne me laisse pas le temps de protester.

    « Nous déménageons dans deux jours. Tu dois garder tes bonnes habitudes pour être à l'aise plus tard. » dit-il en me souhaitant une bonne nuit.

    « Tu as entendu ce qu'il a dit ? Fini de penser à Ladybug et au dodo ! » : plaisante mon kwami quand mon père quitte la pièce.

    Mais je ne fais pas à attention à ce lui. Je suis beaucoup trop préoccupé.

    « Quoi que dise ou pense mon père, je n’abandonnerai pas mes amis, ma ville et surtout... Ladybug. Je ne peux pas me séparer de celle que j'aime ! »

    « Qu'est-ce que tu racontes ? Ce n'est pas le moment de faire un discours ! » : dit Plagg.

    « Je resterai à Paris, quoi qu'il arrive, pour être aux côtés de Ladybug. Je ne veux pas déménager et je suis sûre qu'elle non plus n'en a pas envie. » : dis-je.

    « Ton père se fiche complètement de ton avis ! » : rappelle mon kwami.

    J'explique avec une voix forte : « Et bien... moi aussi je me fiche de son avis. Ce que j'ai l'intention de faire n'est pas mal. Mon père ne veut jamais rien me dire. Alors moi non plus je ne lui dirai rien et ferai les choses de mon côté. »

    « Quoi ? T'es sérieux là ? Tu ne vas quand même pas faire ça, Adrien ! Enfin... ce que je veux dire, c'est que tu pourrais te mettre en danger. » : ajout-t-il d'un air inquiet.

    Je comprends mon kwami. Même s'il à l'air d'un farceur qui ne prend jamais rien au sérieux et d'un gros gourmand qui ne pense qu'à lui... Plagg sait se montrer très sensible, parfois. Et là, je sais qu'il est vraiment sérieux... et inquiet. Je l'assure que rien ne va m'arriver et précise que je mettrai mon plan en œuvre dès la prochaine que je verrai Ladybug.

    Chapitre 24

    Ladybug :

    « Direction la cathédrale Notre-Dame ! » : m'écrie-je en élançant mon yoyo.

    En effet, une nouvelle attaque de super-vilain est survenue. Moi qui pensais avoir une journée tranquille ! Ça n'arrive pas souvent, les absences de professeurs. Il faut en profiter le plus possible car demain, j'aurai cours ! En plus, dès le matin, c'est agaçant. Je prenais tranquillement mon petit-déjeuner, et j'ai entendu mes parents discuter sur les informations à la télé. J'ai tout de suite compris que c'était encore un coup du Papillon et me suis précipitée dans ma chambre pour me transformer. En arrivant sur place, je découvre une personne qui me redonne le sourire. Non, ce n'est pas Chat Noir ! Mais... Alya. Je vais enfin pouvoir m'excuser pour l'affaire de l'autre jour ! J'ai été tellement dure avec elle... Je ne peux pas faire ça à ma meilleure amie. Même si à ses yeux, je ne suis que la super-héroïne qui sauve Paris tous les jours avec son coéquipier. Soudain, j'entends une voix ricaner derrière-moi.

    « Oh, regardez qui voilà ! Tu es venue me faire un petit coucou, Ladybug ? Je serai ravie de te serrer la main ! » : crie mon nouvel adversaire.

    Celle-ci tend aussitôt son bras qui s'allonge de plus en plus jusqu'à presque m'atteindre. Quel pouvoir ! Le Papillon ne renoncera jamais à rien pour les Miraculous !

    « A partir d'aujourd'hui, fini les secrets ! Tout le monde dévoilera ce qu'il a sur le cœur sans aucun problème ! Et ça, à n'importe qui. Même toi... Ladybug ! »

    « S'il est question de faire une déclaration d'amour... je suis d'accord ! » : affirme Chat Noir en bondissant à côté de moi.

    Je plaisante : « T'en a mis du temps. J'ai cru que j'allais devoir me battre seule ! » 

    « Tu sais bien que je ne te laisserai jamais tomber, ma Lady ! Je serai toujours là pour te protéger ! »

    « Comment avez-vous osé commencer à vous dire la vérité ? Je ne vous ai encore même pas serré la main ! » : s'exclame l'adversaire.

    J'explique : « On n'a pas besoin d'être ensorcelés pour nous dire la vérité ! Les paroles sincères sortent toutes seules, en temps et en heure. »

    « Non, pas du tout ! Les paroles sincères, comme tu dis, sortent seulement si moi, Verita, vous serre la main ! »

    Je cours vers Chat Noir et lui dis : « L'akuma doit être dans l'un des gants qu'elle porte. »

    « Oui, mais dans lequel ? »

    « Il suffit de bien ouvrir l’œil quand elle serre la main à ses victimes. Si elle le fait avec sa main gauche, l'akuma sera dans ce gant-là et inversement. » : dis-je à voix basse.

    Mon partenaire me fait signe d'avoir compris. J'observe attentivement Verita lorsqu'elle tend la main droite à un jeune homme à au moins sept mètres d'elle ! Son bras s'allonge de plus en plus jusqu'à atteindre le garçon, qui aussitôt, tombe sous son emprise. Je vais avertir mon partenaire et celui-ci passe à l'action. Je remarque Alya qui filme toute la scène depuis son téléphone. Soudain, la super-vilaine se dirige vers la jeune fille. Alarmée, je crie à Alya de reculer, mais celle-ci ne semble pas m'écouter.

    « Alya, tu dois t'en aller ! C'est beaucoup trop dangereux, ici ! »

    Cette dernière ne semble pas non plus avoir peur de l'adversaire. Toujours son téléphone à la main, elle fixe la caméra sur l'akumatisée, qui peu à peu, tend sa main vers elle. Alya, qui se met toujours en danger pour son Ladyblog, ne s'aperçoit de rien. Sauf que moi, en tant que super-héroïne de Paris et meilleure amie d'Alya, ne peux pas rester les bras croisés !

    Chapitre 25

    Ladybug :

    Je demande à Chat Noir de faire diversion avec Verita, pendant que je me dirige vers Alya. Mon coéquipier prend immédiatement les commandes.

    Une fois près de mon amie, j'explique : « Tu ne peux pas rester ici, Alya. Tu pourrais te mettre en danger très facilement ! » Celle-ci tourne la tête sans dire, mais je continue : « Écoute, Verita est puissante. Elle pourrait te toucher n'importe quand ! Tu as bien vu son bras qui peut s'allonger à l'infini ? Si elle arrive à te serrer la main, tu seras sous son emprise ! »

    D'un ton froid, elle demande : « Et, qu'est-ce que ça peut te faire ? »

    Je m'étonne de sa réponse : « Comment ça ? »

    « Tu n'as même pas voulu rester nous donner une interview de rien du tout, à moi et mes amis ! Tu te fiches complètement du Ladyblog et de moi ! Tout ce qui t'intéresse, c'est toi et ta réputation ! » : s'exclame-t-elle, au bord des larmes.

    Je reste pendant quelques secondes figée sur place. Comment peut-elle dire une chose pareille ? C'est elle qui a commis la plus grosse erreur ! Moi qui étais venue pour nous réconcilier. Voilà que la situation empire à cause de sa réaction complètement déplacée ! Sans rien ajouter, je quitte les lieux en soupirant et me rends aux côtés de Chat Noir.

    « Qu'est-ce qu'il y a ? » : questionne-t-il.

    Je me contente de répondre que c'est une longue histoire.

    Chat Noir :

    Je me demande ce qui s'est passé entre Ladybug et cette Alya. Toutes les deux ont l'air en pleine dispute.

    « Tu peux tout me raconter, tu sais. » : dis-je.

    « Et bien... l'autre jour, quand tu m'avais emmené dans la petite ruelle, j'avais reçu un appel d'urgence, tu te souviens ? »

    J'approuve, et celle-ci continue : « Cet appel d'urgence n'était pas vraiment urgent. »

    Je demande : « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

    « Quand tu t'apprêtais à tout me dire sur ton histoire de déménagement, l'appel que j'avais reçu venait d'Alya. » Celle-ci fait une pause avant de continuer : « Je t'ai quitté et je me suis rendue chez elle, pensant qu'un super-vilain l'attaquait. Mais... en arrivant là-bas, je me suis aperçue qu'il n'y avait aucun danger. »

    « Mais, alors... pourquoi t'avoir appelé ? » : dis-je.

    « Elle et plusieurs de ses amis étaient réunis dans le jardin. Alya m'a expliqué qu'elle ne pas appelé pour une attaque ou un danger, mais... » : explique-t-elle en laissant sa phrase suspendue.

    Je n'ai pas le temps de lui demander de continuer car notre adversaire allonge sa main vers nous jusqu'à presque toucher Ladybug. Je pousse ma partenaire sur le côté.

    « Attention, Ladybug ! » 

    Aussitôt, la longue main de Verita serre la mienne de toutes ses forces.

    « Chat Noir, non ! » : crie-je.

    Je reste complètement éblouie par la situation. Chat Noir est... sous l'emprise de Verita !

    Chapitre 26

    Ladybug :

    Je cours vers mon partenaire. « Chat Noir, c'est moi : Ladybug ! Reprends tes esprits ! »

    J'entends l'akumatisée ricaner dans mon dos.

    D'un ton glacial, je crie : « Comment as-tu osé faire une chose pareille ? Je vais te faire payer pour ce que tu as fait ! »

    La super-vilaine se contente de ricaner et quitte les lieux, à la recherche de nouvelles victimes. Je regarde Chat Noir une derrière fois, et m'éloigne de lui. A peine ai-je le temps de reculer, que celui-ci commence à parler. Chat Noir est condamné à dire la vérité, toute la vérité ! Qu'il le veuille ou non, rien que des paroles sincères sortiront de sa bouche. Est-ce une bonne chose ? Surtout pas ! Que ce soit des vérités blessantes ou secrètes, tout sera dévoilé au monde !

    « Je te laisse avec ton amoureux, Ladybug ! Amusez-vous bien ! » : lance l'adversaire.

    « Verita, c'est terminé ! Je n'ai peut-être plus personne avec qui combattre, mais je réussirai à te vaincre, crois-moi ! » : dis-je d'un ton déterminé.

    « Pourquoi cherches-tu à me vaincre, Ladybug ? La vérité n'est-elle pas la plus belle des surprises ? Et ce n'était pas Chat Noir qui rêvait de te faire une déclaration d'amour tout à l'heure ? Et bien maintenant, ce sera chose faite ! »

    Je la regarde partir sans plus rien prononcer. Quand je me tourne vers mon partenaire... il a déjà commencé à parler !

    « Ladybug, l'heure est venue de tout t'avouer. » : commence-t-il.

    Je le regarde d'un air effrayé. Si Chat Noir sortait ces mots sans être sous l'emprise d'une akumatisée, je serais moins terrifiée. Pas du tout terrifiée, d'ailleurs. Sauf que dans cet état, il pourrait révéler n'importe quoi ! Et peut-être même... sa véritable identité. J'avale ma salive. Il ne faut surtout pas que Chat Noir dévoile au monde tous ses secrets ! Quand on sait qu'un horrible super-vilain nommé Papillon est présent dans la ville et voit tout ce qui s'y passe, on ne peut pas laisser son coéquipier en danger ! J'ai beau lui dire d'arrêter mais... mon partenaire n'entend rien. Tout ce qui peux faire, c'est dire la vérité. Seulement la vérité.

    « Depuis notre rencontre, je suis tombé fou amoureux de toi. Et veux te dire que je t'aime. » : continue-t-il. « Mais tu n'as jamais pris mes avances aux sérieux. Et as toujours pensé que je m'amusais. »

    Je cherche par tous les moyens de le faire taire, mais... je ne trouve aucune solution !

    Ne se rendant compte de rien, il continue : « L'autre jour, je t'avais emmené dans la petite ruelle pour te dire que je t'aime et que je ne veux pas me séparer de toi. Mais mon déménagement est très proche. Puisque je n'ai pas l'intention de te quitter, je vais faire tout mon possible pour rester à Paris. Ladybug, je sais que tu ne t’intéresse pas à moi. Mais saches que moi, si. Je ne suis qu'un adolescent comme les autres. Enfin... presque. Je vis dans un manoir pas loin d'ici. Je suis un collégien de 14 ans. J'ai un meilleur ami très sympathique et drôle. Et une amie très gentille, que j'ai rencontré lors de mon premier jour d'école. »

    Non, non ! Il faut absolument que je l'arrête ! Mais comment ?

    Chapitre 27

    Ladybug :

    « Merci beaucoup, Alya. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. » : dis-je.

    « C'est moi qui doit te remercier. Tu m'as sauvée alors que j'allais me faire toucher par Verita ! » : s'exclame-t-elle.

    J'explique : « Je n'ai fait que mon devoir. Je voulais juste te dire que... je m'excuse pour l'autre jour. Je n'aurais pas dû te parler comme ça. »

    « Tu n'as pas à t'excuser. Moi aussi j'aurais dû réfléchir avant de t'appeler. Tu devais sûrement être occupée, en plus ? »

    J'hésite à répondre. Ce serait-ce une bonne idée de dire à la créatrice du Ladyblog que j'étais avec Chat Noir et qu'il allait me livrer des informations secrètes ? Certainement pas. Si je raconte ça à Alya, elle va sûrement le poster sur son blog, ou pas. Mais je l'ai déjà vue mettre en ligne toutes les petites infos qu'elle croise, donc... je ne préfère pas. Je me contente de lui dire que je faisais mon devoir de super-héroïne.

    Puis, je lui demande d'un ton calme : « J'aimerais qu'on se réconcilie, Alya. T'es d'accord ? »

    Celle-ci reste silencieuse un moment avant de s'écrier : « Mais bien sûr ! Comment pourrais-je rester en colère contre ma super-héroïne préférée ? »

    Je la regarde avec un sourire qui s'élargit de plus en plus et la remercie infiniment. Celle-ci me saute dans les bras. Que c'est bon de retrouver ses amis ! Mais je reprends vite mes esprits : Chat Noir est encore sous l'emprise de Verita !

    Je déclare : « Je dois y aller, Alya. Je dois trouver un moyen de libérer Chat Noir de l’enchantement lancé par Verita. Mais il y a un problème, je ne sais pas comment m'y prendre. »

    Alya sort soudain son téléphone et explique : « Je crois pouvoir t'aider, Ladybug. Regarde cette vidéo. »

    Je visionne attentivement le passage filmé par Alya, tout à l'heure.

    « On dirait que le sort de Verita peut être rompu lorsque celle-ci resserre la main à sa victime. » : explique-t-elle.

    « Mais, oui, c'est exactement ça ! Alya, tu es géniale ! » : m'écrie-je. « Maintenant, il faut que je fasse en sorte que Verita puisse resserrer la main de Chat Noir. »

    Alya propose de m'aider et j'accepte avec plaisir. Je dois libérer mon coéquipier avant que tout Paris ne découvre ses plus profondes vérités !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Un amour parfait

    Chapitre 1

    Marinette/Ladybug :

    Aujourd'hui, je me réveille en sursaut, il est 9:45 ! Les cours ont commencé depuis une heure ! Je me suis couchée tard hier à cause d’un autre super-vilain. Après m'être levée du lit, je me dépêche de m'habiller, me coiffer, prendre mon sac à dos, mon sac à main où je garde Tikki, et sors de chez moi avant de prendre un pain au chocolat que je mange en courant jusqu'au collège. En arrivant à la porte d'entrée, j'entends la sonnerie retentir. J'ai raté le cours de Français donc je me précipite vers ma classe pour être à l'heure au cours de Chimie. Et heureusement pour moi, la prof n'est pas encore arrivée. J'entre en classe toute essoufflée et m'assieds à ma place tandis qu'Alya ne cesse de me poser des questions concernant mon absence au cours précédent. Un instant plus tard, la professeure entre dans la salle et commence le cours.

    "Bonjour à tous. Aujourd'hui nous allons aborder un nouveau chapitre concernant la combustion. Qui peut me dire ce que c'est ?", lance-t-elle à la classe.

    La prof interroge Max, un garçon passionné de Maths et de jeux vidéo. C’est d’ailleurs grâce à lui que notre collège a gagné au tournoi d’Ultimate Méga Strike III.      

    "La combustion est une réaction exothermique d'oxydoréduction.", répond le garçon aux lunettes.

    "Exactement, lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme dans le cas d'une combustion ou par une explosion.", explique l'enseignante.

    Quand le cours se termine, les élèves se rendent au réfectoire pour déjeuner. Alya décide de s'asseoir à la même table que Nino et Adrien pour manger.

    "Eh Marinette, viens on va s'asseoir avec Nino et Adrien.", me dit-elle en faisant un signe de la main.

    Je lui réponds, "Euh, quoi ?! T'en es sûre ?"

    "Mais oui, pourquoi ? Y'a un problème ?", me demande Alya en souriant légèrement.

    "Euh, c'est que...", dis-je.

    "T'inquiète pas, tout va bien se passer.", me rassure-t-elle.

    "Euh... bon d'ac...d'accord.", finis-je par lâcher.

    Alya et moi rejoignons les deux garçons assis sur une table dans un coin du réfectoire. Alya prend place à côté de Nino. Si Alya s'est assise avec Nino, ça veut dire qu'il ne reste plus qu'une seule place, celle à côté d'Adrien ! Je sens mes jambes trembler et mes joues rougir, je vais m'asseoir à côté d'Adrien ! Alya me tire le bras droit me faisant ramener à la réalité.

     "Tu ne t'assois pas Marinette ?", me demande le garçon blond en souriant.

    Je bafouille, "Euh si je me vois, euh... non ! Je m'assois !"

    Décidément, je n’arriverai jamais à placer trois mots devant lui correctement ! Soudain, d'étranges bruits attirent les élèves jusqu'à la cour. Une jeune fille vêtue d’une longue robe sombre et d’un masque noir vole au-dessus du collège en soufflant des flocons noirs envahissant la cour ! En voyant la situation, je cours trouver la première cachette pour me transformer. Dans une salle de classe vide, je me dépêche de sortir Tikki de mon sac à main.

    "Il faut qu'on intervienne, Tikki, transforme-moi !"

    Aussitôt, mon corps se recouvre d'une combinaison moulante rouge à pois noirs, un masque et un yoyo identiques apparaissent sur mon visage et ma taille. Je m’élance dans les hauteurs de Paris et aperçois la super-vilaine à quelques mètres plus loin. De son côté, Alya s'empresse de suivre les journalistes avec son vélo.

    "Te voilà enfin ma Lady, je t'attendais.", me dit mon partenaire.

    Je lui demande, "Chat Noir, est-ce que tu as repéré l'objet où s'est logé l'akuma ?"

    "Aïe ! Euh... pas encore.", répond-il en tombant à terre.

    Je plaisante, "Comme quoi tu ne retombe pas toujours sur tes pattes."

    Tandis que je lui tends la main pour l'aider à se relever, il en profite pour l'embrasser. Je retire immédiatement ma main, agacée.

    "Ce n'est pas le moment pour les espiègleries, Chaton. On est en plein en combat.", dis-je en le repoussant en arrière.

    Soudain, une voix nous attire par derrière.

    "Parisiens, Parisiennes, je suis Anuita ! Désormais, préparez-vous à vivre dans la nuit éternelle !", lance-t-elle en ricanant.  

    Suite à ces paroles, la jeune fille souffle des dizaines de flocons noirs vers moi. Voulant reculer, je trébuche et tombe au sol.

    "Ça y est ! Prends-lui son Miraculous, maintenant !", crie une voix mystérieuse à la vilaine.

    Aussitôt, Anuita se jette sur moi voulant m'arracher mes boucles d'oreilles. Mais une voix l'attire, c'est Chat Noir.

    "Eh Anuita ! Essaie de m'attraper si t'en es capable !", lance mon partenaire d'un air moqueur.

    Anuita n'aime pas du tout qu'on la provoque, me laissant à terre, elle lance toutes ses attaques sur Chat Noir, mais celui-ci parvient à les esquiver sans problème. Profitant de cette distraction, je me relève à court d'idées et lance :

    "Lucky Charm !"

    Une canne à pêche me tombe dans les mains.

    "Alors là, on est bon pour une partie de pêche.", plaisante Chat Noir.

    Je me demande, "Mais qu'est-ce que je dois faire de ça ?"

    Je regarde autour de moi, une vision me permet de résoudre mon problème. Je demande à mon coéquipier de retenir la super-vilaine le plus longtemps possible.

    "Avec grand plaisir.", me répond-il en s'amusant à défier son adversaire.

    itia ne cesse de s'acharner sur lui, Chat Noir décide d'utiliser son pouvoir.

    "Cataclysme !", crie-t-il.

    Il détruit le monument qui s’effondre aussitôt sur la vilaine et l’emprisonne. Apercevant qu'Anuita est coincée, j'en profite pour lancer la canne à pêche au-dessus de celle-ci et lui arrache sa flûte grâce au crochet. Une fois l'objet dans les mains, je me fais une joie de le casser. Aussitôt, un papillon maléfique s'en échappe.

    "Fini de nuire, petit akuma !"

    Je fais tournoyer mon yoyo pour le capturer.

    "Je te libère du mal !"

    Lorsqu'il ressort, l'akuma devient un magnifique papillon blanc qui s'envole. Je lance la canne à pêche au-dessus de Paris en criant :

    "Miraculous Ladybug !"

    Celle-ci se transforme en une armée de coccinelles magiques qui réparent les dégâts causés par Anuita. Tout redevient comme avant.

    "Mais, qu'est-ce que je fais ici ?", se demande la victime qui a tout oublié.

     

    Chapitre 2

    Ladybug :

    Un instant plus tard, le quatrième pois de mes boucles d'oreilles se met à sonner.

    "Bon, faut qu'j'y aille maintenant.", dis-je en m'apprêtant à lancer mon yoyo. Mais Chat Noir me retient par le bras.

    "Attends... est-ce que... tu peux te détransformer devant moi ? Je ne dirai à personne qui tu es, promis.", dit-il.

    Pour la énième fois, je lui dis en soupirant, "Nos identités doivent rester secrètes, tu le sais."

    "Personne n'en saura rien si je ne le dis pas.", insiste-t-il.

    Mais je refuse, même si Chat Noir insiste. Je retire la main de mon partenaire et le quitte me dirigeant vers le collège.

    Chat Noir/Adrien :

    Quoique je décide quand même de la suivre sans qu'elle ne me remarque. Je n'arrive plus à rester tranquille un moment sans savoir qui elle est vraiment. Mais après un instant je la perds de vue. Depuis le toit d'un immeuble quelconque, je la cherche un long moment du regard mais rien, déçu, je repars, il ne me reste plus qu'une minute avant ma détransformation. Je redeviens Adrien dans une ruelle à côté du collège.

    "Comment t'as pu rater cette occasion ?! C'était ta chance de découvrir qui elle est !", me hurle Plagg.

    "Je ne sais pas Plagg, je l'ai suivie et un instant plus tard, je l'ai perdue de vue.", lui réponds-je d'un air morose. "Bon, il faut qu'on retourne au collège maintenant."

    Marinette :

    Le lendemain pendant la récréation, Alya me montre une vidéo qu'elle a filmée lors du combat de Ladybug et Chat Noir contre Anuita.

    "Tu peux regarder la vidéo, je reviens des toilettes.", me dit-elle.

    Je m'apprête à lancer la lecture de la vidéo quand je fais accidentellement tomber le téléphone au sol et celui-ci se brise sous mes yeux.

    "Marinette, tu as cassé son téléphone ?!", me hurle Tikki, à moitié cachée dans mon sac à main.

    "Oh non ! Qu'est-ce que j'ai fait ?! Alya va me tuer !!", crie-je, affolée.

    Peu après, je commence à paniquer en voyant Alya revenir des toilettes.

    "Qu'est-ce qu'il y a Marinette ? Tu fais une tête bizarre.", me dit-elle avant qu'elle ne remarque son téléphone en brisure à ses pieds. "Oh non !! Mon téléphone ! Il... il est en morceaux ! C'est toi qui a fait ça Marinette ?",  me demande mon amie, colérique.

    "Eh bien je... je m'apprêtais... à regarder la vidéo et... sans le faire exprès... le téléphone a glissé et... il est tombé, puis... il s'est cassé.", réponds-je, honteuse en espérant qu'Alya ne m'en voudrait pas trop.

    "Marinette, tu vas regretter ce que tu viens de faire !", me crie-t-elle.

    "Alya... je... je suis désolée.", lui dis-je, tristement.

    Sans me répondre, elle repart le visage glacial. Je me rends compte que je viens de perdre une amie, une amie qui m'est très chère. Ma meilleure amie. Son téléphone comptait tellement pour elle ! J'aurais dû y faire plus attention. Je m'assieds sur le banc derrière moi, en colère contre moi-même. Si je n'avais pas fait tomber le téléphone, rien de tout ça ne serait arrivé ! Je suis tellement maladroite, je ne fais jamais rien comme il faut ! Soudain, Adrien vient s'asseoir à côté de moi et essaie de me consoler.

    "Ne t'inquiète pas Marinette, je suis sûr qu'elle te pardonnera très bientôt."

    "Non, elle ne m'excusera pas après ce que je lui ai fait.", lui dis-je, affligée.

    De son côté, Chloé n'a pas la même humeur que moi. Au contraire, elle est très heureuse du fait qu'Alya ne soit plus mon amie. C'est le bonheur pour elle que sa rivale se retrouve seule. En rentrant chez moi, je me jette sur mon lit, épuisée. Je repense à ce qui s’est passé tout à l'heure, je me sens si coupable. Je ne sais pas ce que je peux faire pour retrouver mon amie. Soudainement, je m'interromps dans mes pensées en entendant un bruit ressemblant à frappement, venant d'en bas. Je descends les escaliers menant à mon lit et voit une silhouette qui m’est familière derrière la vitre de ma chambre. J'ouvre la fenêtre et Chat Noir rentre aussitôt. Mais qu'est-ce qu'il fait là lui ?

    Je m'adresse à lui curieusement, "Qu'est-ce que tu fais ici Chat Noir ?"

    "Eh bien, j'ai entendu dire que tu as eu quelques problèmes ces derniers temps, mais ne t'inquiète pas, grâce à moi tu vas retrouver le sourire.", me répond-il.

    Toujours le mot pour rire lui. Mais je remarque sa seconde phrase. Comment a-t-il su pour mes "quelques" problèmes ? Est-ce quelqu'un qui le lui a dit ? Ou l'a-t-il su par lui-même ? Plusieurs questions commencent à tourner dans ma tête. Je lui pose la question pour en être sûre.

    "Comment as-tu su pour mes problèmes ?"

    "Euh... en fait..."

    Je remarque étonnamment le bafouillage de Chat Noir, lui qui est le plus doué pour trouver les mots.

    Chat Noir :

    Qu'est-ce que je vais lui dire ? Je ne peux pas lui avouer que je suis Adrien et que j'ai tout vu lors de sa dispute avec Alya ! Je cherche une réponse remarquant que Marinette me fixe avec un regard étonné. Perdu dans le bleu de ses yeux, je constate soudainement qu'ils ressemblent étrangement aux yeux de Ladybug. Non ! Ça ne peut pas être possible ! Elles sont si différentes l'une de l'autre. Mais depuis quelques temps, je trouve que mes sentiments envers Marinette évoluent. Mais j'aime aussi Ladybug ! J'aime ma partenaire de combat si courageuse mais j'aime aussi ma camarade de classe si maladroite.

    "Chat Noir ! Ça va ? Pourquoi tu ne réponds pas ?", me demande-t-elle.

    "Quoi ? Euh... tu disais ?"

    "Je disais comment t'as su pour mes problèmes. Est-ce que c'est quelqu'un qui te l'a dit ou..."

    "Ah ! Euh, oui... c'est quelqu'un qui me l'a dit.", réponds-je en bafouillant.

    "Qui ?", me demande-t-elle.

    Gêné, je cherche à changer de sujet rapidement, "Oh ! Peu importe, l'important c'est que maintenant que Chat Noir est là, tu vas te ch-entir beaucoup mieux ! »

    Marinette :

    Qu'est-ce qu'il peut m'agacer avec sa fierté parfois. Même quand ce n’est pas le moment, il ne cesse ses blagues absolument pas drôles. Mais j'avoue, que c'est soulageant qu'il soit là. Depuis toujours, je n'ai vu Chat Noir que comme un simple partenaire, un coéquipier. Cependant lui, il a toujours voulu plus. Mais jamais je n'accepterai les avances de Chat Noir, jamais. Mon cœur appartient à quelqu'un d'autre, à un autre garçon et ce n'est pas lui. Moi, j'aime Adrien, et Chat Noir est loin d'être aussi parfait que lui. Il est trop fier de lui et il faut toujours qu'il fasse le malin. Et moi, je n’aime pas les garçons qui font ça. Remarquant le silence régnant entre nous, je prends rapidement la parole.

    "Tu peux t'asseoir ici, je t'apporte une chose à grignoter."

    "Merci beaucoup... jolie demoiselle."

    Je rougis légèrement et Chat Noir s'apprête à s'installer quand je passe devant lui et le fait imprudemment tomber à terre en m'entrainant avec lui. Je tombe sur lui et nos nez se touchent. Nous restons ainsi quelques secondes quand je me relève et me dépêche de descendre. Nous discutons et plaisantons pendant une quarantaine de minutes quand Chat Noir me dit qu'il doit partir.

    "Bon, je dois y aller à présent.", dit-il en se levant.

    "Au revoir alors.", dis-je avec un petit sourire.

    Au même moment, Chat Noir repart en traversant la fenêtre. Même s'il n'arrêtait pas de plaisanter souvent avec ses jeux de mots ridicules pendant les conversations, ça m’a fait du bien de l'avoir vu. Au moins, j'ai pu discuter avec quelqu'un pour oublier les événements d'aujourd'hui. Le lendemain, je me réveille à 8:00. Pour une fois, j'essaye de ne pas être en retard au collège. Je m'habille de mon t-shirt blanc et de mon pantalon rose habituels, je me coiffe, me chausse, enfile ma veste et descends pour le petit déjeuner. Je réussis à sortir de chez moi à 8:30. En arrivant en classe, j'aperçois la salle vide, personne n'y est encore présent. Je m'assieds à ma place et commence à griffonner dans mon carnet de croquis pour passer le temps. Un peu plus tard, quelqu'un frappe à la porte.

    Adrien :

    En entrant dans la salle, je remarque une silhouette qui m'est familière. Marinette est là, assise sur son siège. Je l'admire, elle est si ravissante. Je ne peux m'empêcher de la fixer du regard. Je m'assieds à ma place en la saluant.

    "Salut Marinette ça... ça va ?", dis-je en bafouillant.

    Marinette :

    Adrien m'a salué, moi ! Je me sens rougir et lui réponds en bafouillant.

    "Ça... ça va... et toi ?"

    "Je vais bien... qu'est-ce que tu fais ?"

    "Euh... rien ... je ne fais que passer le temps.", dis-je.

    "Ça te dérange pas si... je regarde un peu tes créations ? Il paraît que tu dessines super bien."

    Je me sens rougir à ces paroles, et finis par accepter.

    "Euh... oui... bien sûr tu peux croire mes sensations. Euh non... je veux dire... tu peux voir mes créations.", dis-je avec un sourire aux lèvres.

    Adrien :

    A ces mots, je file m'asseoir à côté d'elle. J’admire tous ses beaux croquis. Elle est si douée.

    "Wow, tes créations sont formidables.", dis-je.

    Je vois les pommettes de Marinette prendre une couleur rougeâtre. Tout à coup, je fais involontairement tomber son crayon au sol.

    "Oh ! Désolé. Je te le ramasse."

    "Non ça va… t'inquiète... je vais le faire.", dit-elle.

    Soudain, la sonnerie retentit annonçant le début des cours et les autres élèves prennent place dans la salle.

     

    Chapitre 3

    Marinette :

    Adrien retourne à sa place et  je range mon carnet de croquis dans mon sac quand je remarque Alya se précipitant vers moi.

    "Eh ! Marinette !", crie-t-elle avant de reprendre son souffle et continuer.

    Je la regarde étonnée, comment peut-elle être si souriante après ce qui s’est passé hier ?

    "Regarde ce que j'ai trouvé ! Il était au pied de l’Arc de Triomphe après le combat de Ladybug et Chat Noir il y a deux jours.", me dit-elle.

    C'est une carte de bus. Tout à coup, je commence à paniquer. Et si c'est ma carte qu'Alya a trouvé ?!

    Je lui demande, "Et… qu’est-ce que tu vas faire avec ça ?"

    "Bah c’est évident, grâce à cette carte je vais pouvoir découvrir la véritable identité de l’un des super-héros !", s’exclame-t-elle.

    Alors là, c’est la panique totale ! Faut que je vérifie si j’ai bien ma carte après le cours. En attendant, j’essaie de changer de sujet.

    "C'est génial Alya mais… je voulais m’excuser pour hier.", dis-je en baissant la tête.

    "Ah ça ! T’inquiète, c’est déjà oublié."

    "Mais t’es pas en colère ?"

    "Eh bien… faut dire qu’au début j’étais énervée mais après j’ai compris que tu ne l’as pas fait exprès. Sans compter que je ne pourrai jamais me séparer de toi Marinette, t’es ma meilleure amie !", dit-elle en me serrant dans ses bras.

    C’est vrai, moi non plus je ne pourrai jamais me séparer d’elle. Peu après, le cours commence.

    "Bonjour à tous. Comme vous le savez, vous travaillerez par quatre. Donc voici les groupes. Ivan, Nathaniel, Rose et Juleka. Max, Kim, Alix et Mylène. Nino, Adrien, Alya et Marinette. Chloé vous rejoignez le groupe d’Ivan et Sabrina le groupe de Max.", explique Mme Bustier avant de distribuer la consigne.

    C’est génial, je suis avec Adrien ! Mais comment je ferai pour lui parler sans bafouiller ? Non, je ne dois pas m’inquiéter pour ça, et puis Alya sera là pour m’aider. Après le cours, je me précipite chez moi pour chercher ma carte puisque je ne l’ai pas trouvé dans mon sac. Je passe ma main un peu partout dans mes affaires.

    "Marinette, qu’est-ce que tu vas faire si c’est ta carte qu’Alya a trouvé ?", me demande Tikki.

    "Je ne sais pas Tikki."

    Peu après, je retrouve ma carte sous mon oreiller. Ouf ! Quel soulagement !

    "Ça veut dire que la carte qu’a trouvé Alya, c’est celle de Chat Noir !", s’exclame mon kwami.

    "Oh non ! Je dois le prévenir que son identité pourrait être révélée à n’importe quel moment !"

    Adrien :

    Je suis tellement inquiet ! Je ne retrouve plus ma carte de bus. Et si c’est ma carte qu’Alya a trouvé ? Je deviens de plus en plus nerveux.

    "Oh arrête de tourner en rond comme ça ! Tu me donne mal à la tête ! Et au cas où tu ne l’aurais pas entendu, je veux mon camembert !"

    "Oh Plagg ! Ce n’est pas le moment ! Je suis sûr que la carte qu’Alya a trouvé est la mienne. Je dois la récupérer avant qu’elle ne découvre mon nom dessus !"

    "Et comment comptes-tu faire ça ?", me demande Plagg.

    "Je n’ai pas le choix, il ne me reste qu’une solution. Et ça te concerne Plagg.", réponds-je.

    "Quoi ? Tu ne vas quand même pas faire ça Adrien ?"

    "Désolé mais c’est la seule chose qu'il reste à faire.", dis-je.

     

    Chapitre 4

    Adrien/Chat Noir :

    "Plagg, transforme-moi !"

    Aussitôt transformé, je bondis de toit en toit jusqu’au balcon de Marinette.

    Marinette :

    Je m'apprête à me coucher quand j'entends un bruit venant d'en bas. Je descends et vois une silhouette qui m'est familière derrière la vitre. Je lui ouvre et celui-ci rentre en bondissant devant moi.

    "Alors, comment ça va ?", me demande Chat Noir.

    "Je vais bien mais que fais-tu ici si tard ?", dis-je.

    "Marinette je dois t'en parler à toi vu qu’ je ne connais pas l'identité de Ladybug donc je ne peux pas la voir en dehors des combats.", dit-il. "J'ai perdu ma carte de bus depuis la dernière attaque il y a deux jours et je ne cesse de la chercher mais je ne la retrouve pas. Et dessus il y a écrit mon nom alors la personne qui l'a trouvé va sûrement révéler mon identité. Donc avant ça j'aimerais que c'est toi qui sache qui je suis."  

    "Tu... tu en es sûr ? Ce n'est peut-être pas une bonne idée...", dis-je.

    Laissant ma phrase suspendue, il s'approche de moi avant de m'embrasser pendant un instant.

    "Et maintenant... regarde.", dit-il en se détransformant.

    Peu à peu, le corps de Chat Noir apparaît et je sursaute aussitôt en découvrant qui il est.

    "A... Adrien ?! A... alors... c'est t... toi ?"

    "Oui... c'est moi.", dit-il.

    "Alors si c'est ça... Tikki, transforme-moi !"

    Adrien :

    Je me fige aussitôt avant de m'exclamer.

    "L... Ladybug ?! Marinette tu... tu es Ladybug ?"

    "Oui..."

    "Je... je suis tellement content que ce soit toi !"

    "Moi aussi Chaton. Maintenant transforme-toi.", dit-elle.

    Aussitôt, j'ordonne à mon kwami de me transformer.

    Ladybug/Marinette :

    "Suis-moi !", dis-je à mon partenaire avant de m'élancer dans les airs.

    "Mais où on va ?!", lance Chat Noir derrière moi.

    "Chez Alya ! C'est elle qui a ta carte non ? On va pouvoir la récupérer."

    Après un instant, nous nous arrêtons sur le balcon de ma meilleure amie.

    "Comment on va rentrer sans se faire remarquer ?", demande mon coéquipier.

    "Tard comme il est, je doute que quelqu'un soit encore debout. Par-là !", dis-je.

    Nous passons par la fenêtre et pénétrons discrètement dans la chambre. Je fouille un peu partout avant que Chat Noir ne retrouve la carte dans un tiroir.

    "Je l'ai !", dit-il en chuchotant.

    Je remarque soudain Alya bouger.

    "Vite, allons-nous en avant qu'elle ne nous voit !", dis-je.

    Nous retournons aussitôt chez moi et je me détransforme.

    "Ouf ! C'était moins une. Un peu plus et elle allait nous voir !", dis-je avant de remarquer Chat Noir s'approchant lentement vers moi.

    "Ton plan était parfait.", dit-il en chuchotant à quelques centimètres de mes lèvres. Il s'approche encore un peu diminuant complètement le peu d'espace entre nous et pose ses lèvres sur les miennes en m'embrassant tendrement. Le baiser dure un long moment jusqu'à ce que Chat Noir ne retire ses lèvres.

    "Je dois y aller maintenant", dit-il.

    "Tu ne peux vraiment pas rester Chaton ?"

    "Désolé mais Père sera furieux. Mais... je passerai te prendre demain pour aller au collège.", dit-il en faisant un clin d'œil auquel je ne peux résister avant de disparaître dans la nuit.

     

    Chapitre 5

    Marinette :

    "Marinette tu vas être en retard !"

    "C'est bon Tikki je me lève."

    "Mais Marinette t'as déjà oublié ? Adrien vient te chercher pour aller au collège !"

    "Oh non Adrien ! Faut que je sois prête avant son arrivée !", dis-je.

    "D'accord calme toi. C'est pas comme s'il venait là dans une minute."

    Tout à coup, j'entends la sonnette de la porte retentir et commence à paniquer.

    "Marinette, c'est pour toi !"

    "Euh... j'arrive maman !"

    Je me dépêche de me préparer et descends l’escalier en vitesse. Adrien se tient à l'entrée et me regarde en souriant. J'embrasse mes parents et prend la route vers le collège avant de prendre un croissant pour mon petit déjeuner.

    "Alors, bien dormi ?", demande le garçon blond.

    "Eh bien... j'aurais voulu que tu sois avec moi."

    "Moi aussi mais tu sais comment est mon père."

    Tout à coup, il me prend par le bras et m'entraîne dans une ruelle vide et sombre.

    "Adrien... qu'est-ce qu'on fait là ? On va être en retard au collège.", dis-je.

    "Le collège peut attendre."

    Il m'entoure de ses bras et m'embrasse tendrement pendant un long moment. Suite à quelques secondes, la sonnerie du collège retenti mais Adrien ne retire pas ses lèvres des miennes.

    "Adrien, le collège !"

    Il m'embrasse une dernière fois avant de courir jusqu'en classe.

    Mme Bustier nous a demandé de terminer notre travail de groupe à la maison. Nous nous sommes arrangés pour qu'Alya et Nino travaillent ensemble et Adrien et moi ensemble.

    "Il devrait déjà être là à l'heure qu'il est.", dis-je.

    "Peut-être qu'il a eu un problème."

    Tout à coup, j'entends un bruit derrière moi. Chat Noir est là.

    "C'est pas trop tôt.", dis-je malicieusement.

    "Contente de me voir ?", dit-il.

    Mon partenaire se détransforme et m'embrasse avant de sortir ses affaires pour travailler.

    Nous passons deux heures entières à travailler avant qu'on ne finisse à 19:00.

    Je demande, "On fait quoi maintenant qu'on a terminé ?"

    "Je pourrais rester encore un peu avec toi si tu veux.", dit Adrien.

    "T'as de la chance que mes parents ne soient pas là.", dis-je.

    "Et si on faisait un jeu ? On l'a bien mérité après tout ce travail", lance-t-il.

    L'idée me plait beaucoup et j'accepte.

    "D'accord mais quel jeu ?"

    "Euh... Action ou vérité ?"

    "OK alors je commence. Action ou vérité ?"

    "Action.", répond-il.

    "Combien fait 1 355 × 1 013."

    "Euh... 1 372 615."

    Je m'exclame, "Comment t'as réussi ?!"

    "Disons que je suis le plus doué en Maths."

    Il ressemble complètement à son alter-ego. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas me rendre compte plus tôt que Chat Noir est Adrien.

    "Alors... action ou vérité ?", demande-t-il.

    "Euh... vérité.", dis-je en hésitant un peu.

    "Avec qui a été ton premier baiser ?"

    "Chat Noir."

    Adrien :

    Je suis aux anges. De toute sa vie, le premier garçon qu'elle a embrassé est moi. Enfin... ce n’est pas tout à fait moi mais mon alter-ego.

    "C'est à moi maintenant. Action ou vérité ?", dit Marinette.

    "Vérité.", dis-je.

    "As-tu déjà été amoureux de Chloé ?"

    Je réponds sans hésiter, "Jamais."

    Marinette :

    Ce simple mot me rassure. Adrien n'a jamais été amoureux de Chloé.

    "Il est presque 20:00. Mon père doit se demander où je suis."

    "Oui... et mes parents vont bientôt rentrer."

    Adrien se transforme et m'embrasse un instant avant de partir. Je monte aussitôt dans mon balcon et fais un signe de la main à Chat Noir qui est sur un toit en face.

     

    Chapitre 6

     Marinette :

    "Marinette ! T'as décidé de ne pas te lever aujourd'hui où quoi ?!"

    "Tikki... quand même ! On est samedi ! Laisse-moi dormir encore un peu.", dis-je en tirant ma couette.

    "Très bien fait comme tu veux. Mais sache qu'il est 12:45."

    "Quoi ?! 12:45 ! Mais c'est à cette heure qu'Alya devait venir aujourd'hui !"

    "Marinette ! Il y a quelqu'un pour toi !"

    Je me lève aussitôt et Alya rentre.

    "Marinette, qu'est-ce que tu fais encore en pyjama ?", me demande-t-elle.

    Je bafouille, "Euh..."

    "Non... ne me dis pas que t'étais en train de dormir à l'heure qu'il est !"

    "Eh bien... oui."

    "Décidément Marinette ! Je t'avais dit de préparer tes affaires pour travailler et toi tu continues de dormir !"

    "Désolé. Je me suis couchée tard hier."

    "D'accord ça va aller. Tu vas commencer pas t'habiller et manger. Ensuite on va se mettre au boulot."

    J'entre dans la salle de bain et m'habille avant de descendre en bas pour le petit déjeuner suivi d'Alya.

    "Voilà ton chocolat et ton croissant Marinette. Alya, est-ce que tu veux quelque chose toi aussi ?", demande ma mère.

    "Non merci Mme Dupain-Cheng. J'ai déjà pris mon petit déjeuner."

    Je remarque à l'instant les informations à la télé et... qu'est-ce que je vois ?!

    "Paris est attaqué par un nouveau super-vilain transformant des dizaines de personnes en statue de glace !", explique la présentatrice.

    Je me dépêche aussitôt de terminer mon croissant et me précipite vers ma chambre.

    "Marinette, où est-ce que tu vas ?", me demande Alya.

    "Euh... aux toilettes. Je suis pressée."

    Je monte l'escalier en vitesse et commence par appeler Adrien.

    Adrien :

    Je m'ennuie énormément. Je n'ai jamais cours de quoi que ce soit le samedi et ma séance photo a été annulée à cause du photographe qui est malade. J'allume mon ordinateur, histoire de vérifier les nouveautés sur le Ladyblog. A ma grande déception, il n'y a aucune mise en ligne récente. A l'instant même, j'entends mon téléphone sonner. C'est Marinette.

    "Adrien ! Il y a un nouveau super-vilain à la Cathédrale Notre-Dame !"

    "J'arrive tout de suite !"

    "Plagg, transforme-moi !"

    Aussitôt, une combinaison noire recouvre mon corps suivie d'une queue-ceinture et d'une petite cloche accroché à mon cou. Un masque noir et des oreilles de chat apparaissent et un bâton argenté se pose derrière mon dos. Je me propulse dans un toit voisin quand j'entends mon bâton sonner.

    "Chat Noir où est-ce que t'es ?!", demande Ladybug.

    "J'arrive... je ne suis pas très loin de la Cathédrale."

    "Dépêche-toi !"

    J'allonge mon bâton quelques mètres plus loin et me propulse jusqu’à la basilique.

    "Regardez qui voilà ! Chat Noir ! Es-tu venu pour te figer en statue ?", dit-il en ricanant.

    "Essaie un peu pour voir !", dis-je en me dirigeant droit vers lui.

    Je le pousse contre le mur grâce à mon bâton qui peut s'allonger indéfiniment.

    Marinette :

    "Alors comment tu m'as trouvé ma Lady ? Canon pas vrai ?", dit-il avec malice.

    "Pas mal. Mais tu pourrais faire mieux.", dis-je en le taquinant.

    Mais nous n'avons pas plus le temps de discuter car notre adversaire ne cesse de nous tirer dessus avec des boules de glace. J'avertis Chat Noir de ne pas se laisser toucher par les sphères.

    "Personne ne peut échapper à Ice-King !"

     

    Chapitre 7

    Marinette :

    Aussitôt le combat terminé, je me précipite vers ma chambre où je me détransforme dès l'arrivée.

    "Marinette ! Où est-ce que t'étais passée ?!", me demande Alya. "T'as dit que t'allais aux toilettes mais j'ai vérifié et tu n'y étais pas !"

    Je bafouille, "Ah ! Et bien... je suis descendue à la boulangerie parce que... mon père voulait me voir !"

    "Arrête de mentir Marinette Dupain-cheng ! Je suis allée voir à la boulangerie et tu n'y étais pas non plus !"

    Je commence à paniquer. Qu'est-ce que je vais pouvoir expliquer ? Alors que je me dis que c'est probablement la fin pour moi, une idée me traverse l'esprit.

    "Euh non… en fait c'est Nino ! Oui... c'est Nino qui m'avait appelé pour me dire de lui rendre son livre de Géographie."

    "Bon. Cette fois tu l'as échappé belle Marinette... mais je te promets que je ne te lâcherai pas si facilement la prochaine fois. Allez, j'y vais maintenant. On se revoit au collège !", dit-elle en sortant de la pièce.

    C'est à l'instant même que maman entre en me disant qu'elle serait absente le reste de la journée pour aller se promener avec papa.

    "Tu es sûre que tu pourras gérer la maison pendant notre absence Marinette ?", dit-elle.

    "Mais oui, t'inquiètes ! Tout se passera bien ! Je te le promets !"

    "D'accord ma chérie. Et n'oublie pas de ranger ta chambre avant de faire quoi que ce soit. Je vais y aller à présent."

    Je l'embrasse et lui souhaite un bon après-midi avant de commencer à ranger mes affaires qui traînent un peu partout dans la pièce. Un moment plus tard, après avoir terminé de mettre de l'ordre dans mes objets, la sonnette de la porte retenti. Je me précipite d'ouvrir et reconnais tout de suite la personne qui est de l'autre côté.

    "Salut Marinette !", dit-il. "Je suis passé te voir car je m'ennuyais un peu."

    "Adrien ! C'est super que tu sois là, mes parents viennent à peine de partir et ils ne rentreront que ce soir donc je commençais à me sentir un peu seule."

    "Moi aussi c'est pareil. Mon père va rentrer tard aujourd'hui à cause d'un défilé de mode. Donc je me suis dit que je pourrai reste un peu avec toi pour passer le temps.", dit-il.

    "Euh... bien sûr ! Viens, monte !"

    Tandis que j'entre dans ma chambre suivi d'Adrien, j'entends mon téléphone sonner. Qui peut m'appeler à cette heure-ci ? Je remarque le nom du destinataire affiché dans l'écran.

    "Allô Alya ! Qu'est-ce qui se passe ?", dis-je.

    "Marinette ! Ça te dérangerait si je venais chez toi maintenant ?"

    "Ah euh... non pas du tout mais pourquoi ?"

    "Et bien c'est pour faire la mise au point que Mme Bustier nous a demandé pour l'exposé. Et comme on a plus beaucoup de temps, vaut mieux commencer dès maintenant.", dit-elle à travers le téléphone.

    "Bon... d'accord. Je t'attends.", dis-je en raccrochant.

    "C'était qui ?", me demande Adrien.

    "Alya, elle vient dans un instant avec Nino."

    "D'accord alors... en attendant on peut peut-être sortir nos affaires pour travailler ?", demande-t-il.

    Une dizaine de minutes passées, ma meilleure amie suivie de Nino, entre dans mon compartiment.

    "Adrien ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?", demande Nino.

    "En fait, le père d'Adrien va rentrer tard ce soir et comme il se sentait seul, il est venu me voir.", dis-je.

    "Mais c'est génial ça !", s'exclame Alya. "Comme ça on pourra travailler sur la mise au point en groupe ! Ce sera plus pratique."

    Nous commençons le devoir de l'exposé avant de finir vers les alentours de 17:00. Je propose à mes amis de leur servir un goûter.

    "Je viens avec toi Marinette.", demande le garçon blond.

    Je le regarde d'un air gêné avant de tourner les yeux vers Nino qui sourit au coin des lèvres et puis Alya qui me sourit en levant les sourcils. Alya a toujours voulu qu'Adrien et moi soyons ensemble et c'est ce qui s'est passé mais je préfère ne rien lui dire pour le moment. Ne voulant pas rester ici une seconde de plus, je me précipite de descendre suivie d'Adrien. Je prends une boite de cookies dans le placard et quelques verres de boisson. Soudain, je sens des mains se poser sur ma taille en m'enroulant.

    "Adrien, qu'est-ce que tu fais ? On est dans la cuisine ici !", dis-je en tentant de me libérer de ses bras mais c'est sans espoir.

    Adrien me serre de plus en plus contre lui et finalement, je décide de me laisser tout en agissant de la même façon. Il veut jouer ? Alors je vais jouer. Je décide moi aussi d'enrouler mes bras autour de son cou et colle mes lèvres sur les siennes aussitôt. Après un long instant qui pourtant m'as paru très court, nous montons rapidement dans la pièce où nous attendent Alya et Nino.

    "Eh bien ! Vous en avez mis du temps !", s'exclame Nino.

    Après le goûter, Alya décide de partir car sa mère a besoin d'elle pour la soirée et Nino doit prendre le train très tôt demain pour aller dans le sud.

    "Je suppose que moi aussi je devrais y aller maintenant. Tes parents vont probablement rentrer d'une minute à l'autre.", explique Adrien.

    "Tu peux rester encore un peu si tu veux. Mes parents ne rentreront pas avant le dîner.", dis-je.

    "D'accord. Ça me fait plaisir de passer du temps avec toi."

    Je me sens soudainement rougir. Tout à coup, Adrien me pousse légèrement et je tombe à dos sur mon lit.

    "Alors là, tu l'as fait exprès !", dis-je malicieusement.

    "Oui. Mais tu sais pourquoi n'est-ce pas ?", dit-il avec un air joueur qui m'amuse beaucoup.

    Aussitôt, il se jette sur moi et m'embrasse passionnément. Je m'arrête pendant un instant et reprend mon souffle. Nous continuons ainsi pendant un long moment et je sens Adrien me serrant un peu plus fort contre lui à chaque instant. J'apprécie énormément ce moment magnifique et espère qu'il continuera encore. Nous nous arrêtons pendant un court instant et je me relève.

    "Adrien... je... je t'aime."

    "Moi aussi je t'aime Marinette."

    Fin.

     

     


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